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Biographie

Kunamaka

Kunamaka s'est formé au début du siècle, pousse issu d'un terreau dans lequel on retrouve des morceaux de Mike Patton (Faith No More, Fantomas, Peeping Tom, Mr Bungle, ...) de System Of A Down, Dany Elfman, ...
En 2001 le groupe sort un premier EP, Santa Pignolo, et c'est en 2003 que le groupe se fera discrétement remarquer (??) via un album éponyme malheureusement difficilement trouvable. Le groupe développe un univers halluciné, mélange les styles dans une pure tradition Pattonienne et sortira en 2004 et 2005 deux compilations de titres :  Les inédits, les interdits, que du méga cool. Le groupe en profitte pour changer de nom en The Big Royal Kunamaka Orchesta.
L'année 2005 voit également la réedition de leur album de 2003, nouveau coup de projecteur sur le groupe qui repars hiberner trois ans, de quoi préparer un EP (The Monolytic Woman) et surtout un album, Tales From The Dead, attérissant dans les bacs en mars 2008.

15 / 20
4 commentaires (17.75/20).
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Tales From The Dead ( 2008 )

Attention, je vous connais vous allez vous jeter sur la chronique, matter l'intro, la conclusion et vous faire un rapide avis de ce Tales From The Dead grâce à ça et la belle note apposée sur cette chronique. Mais là on va la faire sérieux et discipliné, on se mets en rangs avec à ma gauche les personnes ayant déjà posé une oreille sur Kunamaka (donc oui, à droite ceux qui n'ont pas encore eut cette chance).

Donc pour le groupe de gauche avancez directement un paragraphe plus avant, les autres, rapide mise au point histoire de rattraper vos petits camarades. Alors Kunamaka c'est quoi? C'est un groupe venu de Clermont Ferrand qui en 2003 avait réussi à chatouiller les esgourdes de quelques chanceux ayant pu poser une oreille sur leur premier album. Le Kunamaka est d'un naturel discret, pas de une des magazine spécialisés, pas de passage au petit écran, non rien de tout ça, donc il est préférable d'être attentif pour ne pas le rater (alors ne le rater pas!). Au niveau du profil musicologique Kunamaka est à classer dans la branche des « Musiques tordus » où l'on retrouve des cousins forts connus comme Mike Patton et une évolution ayant pioché dans le patrimoine génétique d'espèces plus éloignées comme System Of A Down, Psykup, The Melvins, ...


Nous voilà donc réunis avec tout le monde. Alors après la belle réussite de l'album éponyme qu'est ce qui a changé? Déjà le patronyme, Kunamaka devient The Big Royal Kunamaka Orchestra et pour le reste et bien les habitués ne seront pas dépaysés. Les clermontois nous offrent toujours leur mélange iconoclaste, mélange de fusion rock avec nombre de styles et toujours avec une patte assez unique et reconnaissable.
Je vois déjà le groupe de droite émerveillé par tant d'idées, tant d'accouplements musicaux et la maîtrise de celles ci, le groupe de gauche est lui par contre moins surpris face à cet album, car si Kunamaka reste l'un (le?) meilleur représentant de cette fusion barrée en France, en 5 ans la musique du groupe a peu évolué. Défaut? Difficile à dire, d'un coté c'est si bien fait qu'il est difficile de faire la fine bouche et de l'autre on aurait bien aimé ce prendre une claque aller et retour façon 2003.
Les nouveaux arrivants n'y verront que du feu et bien leur en prend de ce pencher sur ce groupe unique et ô combien talentueux, les intimes de nos amateurs de vulcania resteront peut être un peu sur leur faim au début.
Car même en faisant sa fine bouche difficile de résister au groove déhanchant de Your Highness ou ce disco rock'n roll sur le fabuleux Demon Club 666. On trouvera tout de même quelques nouveautés (ou des aspects plus exploités) avec notamment quelque passages « poignants » ou tout du moins très prenant comme Evil avec son mix piano / voix rauque / voix douce (qui n'est pas sans rappeller System Of A Down) ou encore le très « smooth » (comme disent les jeunes) I'm Fine.
Kunamaka reste Kunamaka, avec son univers délirant, ses mélanges contre nature et son humour très second degré. On accroche direct, ou pas, mais pou tout amateur du genre c'est du bonheur en galette.
Quelques longueurs tout de même, par exemple le coup des remerciements oraux sur le CD font bien marrer au début (même si l'idée a déjà été utilisé sur le précédent album) mais à la longue lasse.
Au final un très bon album, qui aurait peut être pu gagner en efficacité mais qui reste tout de même l'un des tous meilleurs de ce style et qui a coup sûr régalera les amateurs de mélanges. Et comme on l'a dit, ceux ayant déjà eut des contacts avec nos auvergnats seront un peu moins désarçonnés.

Voilà, visite finie, merci m'sieu 'dame, pensez à laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir. A vot' bon coeur.


(L'album est dispo à 12€ (fdp compris) sur le site du groupe, allez dans Haunted Shop).

A écouter : Radio Club 666, Evil, Young But Dead, Evil
16.5 / 20
5 commentaires (19.4/20).
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Kunamaka ( 2003 )

Des fois le boulot de chroniqueur à du bon, une galette arrive sur mon bureau, Kunamaka, qu'est ce ?
Je fourre la galette dans le lieu prévu à cet effet, je me pose tranquillement pour écouter le CD et deux mois après je peux enfin m'apprêter à en faire la chronique, je n'est certainement pas encore réussi à capter toute l'essence de ce groupe mais il me faut en parler, il faut que Kunamaka se fasse un nom, vous devez écouter Kunamaka.
Je pourrais terminer là ma chronique, car tout ce que je pourrais dire de plus ne reflétera qu'infiniment la musique de Kunamaka, le groupe virevolte entre les genres : métal, rock, black métal, hardcore, disco, jazz, crooner, salsa (etc…) sont ici présent, et maîtrisé avec brio. Le groupe ne semble pas avoir de limite créative, les styles s'enchaînent naturellement, quoi de plus normal que de faire côtoyer la fureur d'une voix black métal au son feutré d'un petit jazz bien sympathique. Le folie ambiante me fait penser à l'ambiance que dégage L'étrange Noël de Mister Jack, et quel n'est pas ma surprise de me rendre compte en faisant des recherches sur Dany Elfman repris sur Jack's Lament que c'est tout simplement le compositeur de la musique du film qui est ici reprise sur un morceau.
En parlant de reprise on va également parler de ce qui reste pour moi un véritable tour de force, la reprise de Hunting High & Low de Aha, oui oui de Aha, mais que ce morceau devient bien ! Mieux que l'original cela va sans dire (difficile de faire pire remarque) mais pourtant tellement similaire, le chant est tout simplement meilleur, les guitares sont présentes et surtout, au lieu d'un timide solo de synthé c'est une montée typique black métal que nous délivre le groupe lors d'un court passage.
Mais limité cet album à deux reprises serait vraiment réducteur tant le travail de composition est incroyable, Kunamaka enchaîne des plans qui n'auraient pourtant rien à faire ensemble pour donner des titres d'une teneur incroyable ; il faut l'entendre pour le croire, et il est préférable d'avoir les oreilles plutôt ouverte à toute sorte de sons avant de se lancer dans l'écoute de cet album. Ni pour les amateurs de sensations fortes en décibels ni pour les amoureux du jazz ce 1er album de Kunamaka ne pourra être apprécié que par un auditoire aguerris et prêt aux mélanges qui semblent contre nature comme le pratique Psykup, Flying Pooh ou Mike Patton. Mais attention, ici c'est fort en chocolat (écoutez La Sorcière Empoisonnée !), impossible à décrire par des mots, je ne peux que vous inviter à écouter Kunamaka pour que vous vous rendiez compte par vous-même de la prouesse que ces auvergnats ont réalisés avec ce premier album indépendant.
Grandiose, inutile de le dire, cela semble presque comme une insulte pour cet album coup de cœur que l'on ne peut que conseiller.

A écouter : La Sorci