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Biographie

Kraken Oxen

C’est suite à la séparation du groupe Weeping Minds Of Silence que les deux frangins Ilharragorry, respectivement bassiste et guitariste de ce combo noise hardcore de Blois, se décident de continuer l’aventure de groupe en montant le projet Kraken Oxen qui, sur une voie artistique plus ouverte, leur permet d’assouvir leurs autres penchants musicaux et de donner une suite au travail amorcé avec leur ancien groupe. D’une fraîcheur à toute épreuve, leur premier effort Titan Deceit sort sur le label tourangeau Space Patrol en avril 2005 avec le renfort de nombreuses personnes pendant l’enregistrement (des Duet, Enki, ex-H2Oil, Ezekiel et autres). Cet album annonce déjà une suite que les deux protagonistes annoncent d’ores et déjà plus accoustique.

Chronique

14.5 / 20
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Titan Deceit ( 2005 )

Eh beh que voilà un joli album proposé par Kraken Oxen qui repose les oreilles sans pour autant laisser dubitatif. Car sous ses airs premiers d’innocence, sans doute liée à l’instrumentation calme de l’album, ce Titan Deceit cache une bonne dose de douce tension, parfois alambiquée. Tout juste plus aéré que la musique que produisait les responsables de ce projet sous leur ancien combo Weeping Minds Of Silence, et surtout bien plus aventureux en ambition. Avec le soutien de compagnons de rencontres de route musicale, les frères Ilharragorry s’offrent, en s’appuyant sur une orchestration dépouillée, une belle quête hypnotique en 9 titres, sans surenchère de décibels.

L’album s’ouvre avec "The coats go deep into me" qui pose avec conviction l’ambiance feutrée de l’album ; les cordes couinent sous l’arpége, le rim-shot claque calmement ; la basse, solide, guide l’auditeur et la voix s’affirme finalement sensuelle. A la fin éclatent déjà quelques bronzes souffleurs. Belle entrée en matière qui sera complété au fur et à mesure de l’écoute d’autres instrument divers (accordéon et xylophone sur "Sneak through the fence", claviers sur "Spherical activity") et qui approfondit et assombrit la recherche musicale. De plus, les invités de la circonstance, en apportant leurs idées, complètent la diversité des compositions, tout comme le traitement changeant des instruments comme cette fragile caisse claire sur "Mirror skins" ou la batterie électronique de "My wandering spines".
C’est bien volontairement que le duo multiplie les sensations avec cette variation de formes et de voix. L’album en ressort finement plus riche. Sans aucun doute, la perle est "Sneak through the fence", avec ce chant chuchoté, ces guitares en attente et cette mélancolie distillée par un accordéon bien opportun… Digne de "Carefull with that axe Eugene" des Pink Floyd mais avec une explosion finale remplacée par le martèlement aérien d’un xylophone d’enfance. Subtil. On s’élève ensuite grâce à cette longue "Spherical activity" que ne renierait pas Mogwaï. "Kraken Obscene" est pour sa part la composition la plus dérangée rythmiquement, proche de The Ex, avec en sus des mystérieux samples de voix qui ne sont pas étrangers à cette légère folie. Ensuite, le chant dans "My wandering spines" tente de nous séduire. Et ainsi, Titan Deceit se referme sur l’introspective "Sleepest Night", belle fermeture/ouverture avant la sortie de la suite de ce projet, d’avantage acoustique selon les dires des deux bonhommes. On devient curieux.

Mais attention, non point d’étiquette dans cette chronique, juste quelques points de repères pour un album personnel, doux et calme, abrasif quand il faut mais qui est surtout un bel exercice de style. Et si quelques écoutes sont nécessaires pour apprécier pleinement Titan Deceit, n’est-ce pas là le propre des albums réussis ?

A écouter : Sneak through the fence - Kraken Obscene - Sleepest Night
Kraken Oxen

Style : Post Hardcore
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