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Biographie

Knuckledust

Pierre - chant
Ray - batterie
Wema - guitare
Nic - basse

Knuckledust naît durant l'été 1996 à Londres de la volonté de Ray, Nick et Wema. Très rapidement, le trio recrute un chanteur en la personne de Pierre, issu du nord-ouest de Londres.

Le groupe écume les petits clubs pendant des années avant de concrétiser un premier enregistrement, un 7 pouces réalisé avec Area Effect.

Un deal avec Blackfish Records, fondé par Ian Glasper (Stampin'Ground), permet à Knuckledust de sortir son premier album en 2002. Intitulé Time Won’t Heal This, ce dernier sortira aux U.S.A. sur le label Thorp Records.

Le quatuor enchaîne alors de nombreux concerts sur le territoire britannique, ce qui lui vaut d'être remarqué par GSR, label néerlandais lui offrant la possibilité d'enregistrer au studio Antfarm sous la direction de Tue Madsen. Universal Struggle sort en 2002. Dès lors la notoriété de Knuckledust dépasse les frontières nationales et le groupe se voit même offrir une participation au Resistance Tour en compagnie de Madball, Suicidal Tendencies, Ignite, Sworn Enemy, Backfire, Death By Stereo et Length of Time.

Knuckledust retourne en studio en 2005 pour enregistrer son troisième album Unbreakable et se lancent dans une tournée européenne. Deux ans plus tard, les anglais réalisent Promises Comfort Fools, toujours chez GSR Music.

Promises Comfort Fools ( 2007 )

En hardcore comme en beaucoup de choses, rien ne vaut les valeurs sûres. Et Knuckledust en est désormais une. Pour leur quatrième album (le troisième chez GSR Music) les anglais n'apportent certes rien de neuf au pays du tough guy. Pourtant, même si Promises Comfort Fools accumule tous les clichés propres au style, Knuckledust dispose toujours du petit plus qui fait la différence. La verve de Pierre y est sûrement pour quelque chose. Alternant avec toujours la même aisance chant espagnol et anglais, ce véritable petit tas de nerfs a encore un peu plus aguerri son timbre depuis Unbreakable, devenu plus agressif sans toutefois tomber dans la caricature.
Mais Knuckledust c'est encore et toujours une aisance rythmique, une facilité à enchaîner les mid parts et les beatdown à nulle autre pareille. Même si les anglais métallisent toujours autant leur hardcore, ils demeurent tout de même aujourd'hui encore de fidèles propagateurs du NYHC style ("Dreaming", ""Untold Story", "Lost Sight"). Puissant, arrogant, Knuckledust frappe toujours aussi fort, marquant son territoire urbain d'un formidable jet d'urine à forte teneur punk qui donne sa dynamite à la mixture et permet à la formation londonienne de rester aussi puissante qu'inspirée, chose devenant de plus en plus rare dans la discipline ("Promises Comfort Fools").

En une vingtaine de minutes, Knuckledust secoue le cocotier d'un tough guy un peu trop souvent préoccupé par le paraître et qui, au final, ne produit pas grand chose qu'une mouture super calibrée, pas venimeuse pour un kopeck. Promises Comfort Fools est là pour rappeler que le hardcore est encore et toujours un état d'esprit et qu'il est trop précieux pour être abandonné aux posers.

"Frontline Soldier", "Slash & Ignite", "Staying Power" en écoute sur MS.

A écouter : Dreaming, Promises Comfort Tools
14 / 20
4 commentaires (17.25/20).
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Unbreakable ( 2005 )

A chacun sa conception de la musique. Certains groupes ne recherchent qu'innovation permanente, où l'originalité constitue l'objectif ultime. D'autres la considèrent comme un exutoire, permettant à leur haine, à leur désespoir, bref, à tous leurs sentiments de s'exprimer. Les deux intentions sont bien évidemment louables. Encore faut-il les estimer à leur juste valeur.

Ainsi de Knuckledust dont la seule originalité est contenue dans le nom, impossible à prononcer correctement sans avoir une patate chaude dans la bouche. Le groupe n'en est pas moins dépourvu d'interêt, ces anglais montrant qu'il est possible de rivaliser avec les ricains sur leur propre terrain.
En effet, Knuckledust nous envoie, sans aucun complexe, un hardcore metal ultra agressif, inspiré par les maîtres du genre Madball et Hatebreed, à la différence près que les londoniens possèdent encore la petite étincelle de jeunesse faisant d'Unbreakable un album explosif. Résultat, des morceaux rondement menés, structurés de manière classique, alternant phases rapides et phases plus lentes sans jamais perdre de leur superbe. De fait, la section rythmique s'avère être d'une redoutable efficacité, défonçant tout sur son passage, plus particulièrement sur les breaks ("Hollow", "Dislocate"), remarquablement maîtrisés.
Mais cette agressivité, cette intensité ne serait sans doute pas sans la voix gargantuesque de Pierre, maître de cérémonie aussi à l'aise en anglais qu'en espagnol ("Warnings"), dans le registre tough guy que dans le flow rap ("Bloody Gain", "Old Habits Never Die").

De plus, même s'il est vrai que le old school n'est jamais très loin dans la musique de Knuckledust, le quatuor se permet quelques incursions un peu plus franches dans le style, histoire de montrer clairement où sont ses racines. C'est notamment le cas sur l'énorme "Unbreakable", mais également sur "Break Through", beaucoup plus punk hardcore que la plupart des morceaux de l'album, où l'on peut détecter l'influence d' Agnostic Front.

On a beau savoir à quoi s'attendre avec ce type d'album, on finit toujours par se laisser avoir par le contenu et par tout ce qui s'en dégage. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, on se retrouve happé par le son de Knuckledust. Un hardcore à l'état brut, simple et efficace.

Télécharger : "Burning Fight", "Bloody Gain"

A écouter : "Unbreakable", "Warnings", "Dislocate"