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Biographie

Kerplunk

Kerplunk fait ses premiers pas lors de l'année 94 dans un style d'inspiration plutôt punk. Les années passent et le groupe, influencé par l'explosion métal outre-atlantique, enregistre un premier 5 titres Wicked Joy sous la houlette d'André Gielen (Lofofora, Mass Hysteria, Oneyed Jack …) édité à seulement 500 exemplaires, rapidement écoulés. Leurs pas les amèneront à partager la scène avec Watcha, Mass Hysteria , Pleymo ou encore d'ouvrir pour Kittie et SOAD ( rien que ça !). 2003 sonne enfin la sortie de leur premier album Brotherhood (en chantier depuis 2001 !!!) toujours produit par André Gielen et mixé par Stéphane kraemer (Watcha) dont les extraits, Flashback, paru sur Frenchcore 2, et Vice, sur Nu-ko, avaient déjà sérieusement entamé notre patience et surtout l'intégrité de nos esprits

Chronique

16 / 20
4 commentaires (16.5/20).

Brotherhood ( 2003 )

Le nom de l'album (Brotherhood, "confrérie" en français) résume à lui seul l'esprit qui habite les compos du groupe : les styles ont été accouplés, brassés, fusionnés pour engendrer un hybride sonore perdu quelque part entre hardcore, punk et rap-métal. Le mélange aux multiples saveurs attaque les neurones et on se retrouve rapidement dépendant et accro à la jump-salon-party. Il m'a suffit d'y goûter une fois pour ne plus parvenir à extirper le disque de la platine …
Un instrumental de qualité en guise d'intro plante un décor non dénué d'une certaine agressivité du côté guitare/batterie, agressivité pourtant considérablement atténuée par un sample efficace. Les secondes passent et Vice annonce directement la couleur … double pédale, son de gratte lourd à souhait, basse qui suit sans faillir … les couplets nous laissent souffler quelques instants, le temps de nous familiariser avec une voix relativement particulière (plutôt dans les tons aigus …) sachant se faire acide voire hargneuse sur les refrains plus rentre-dedans. Kerplunk prends la tangente et surprends avec des morceaux qui, même si au niveau rythmique et chant demeurent sur les rivages d'une fusion métal dévastatrice, regorgent d'incursions audacieuses permises par l'omniprésence des samples donnant vraiment à certaines compos une toute autre dimension. C'est le cas de Distressing vision et de son intro limite indus ou encore de Battle cry dont les ambiances, distillées par les sons électros soutenus par une guitare plombée, prennent vraiment l'auditeur (même averti) au dépourvu. Mais Kerplunk livre avant tout un mélange des styles … dur de na pas s'en rendre compte à l'écoute d'une tuerie comme Flashback : basse et guitare font monter la pression, souffle étouffé … et la bête est lâchée, rapide et puissante. Entre passages punkoïdes, breaks mélodiques ou le chant se fait clair et distinct (beauté vocale que l'ont retrouve particulièrement présente sur Bothers ou encore sur l'intro de Hardcore faith) et une conclusion dans un registre plus dense, dans un genre aux frontières du Hardcore, le groupe navigue sans peines entre les courant musicaux et évite avec facilité les récifs de l'incohérence musicale. Lobotomie sporting club mérite elle aussi qu'on se penche plus précisément sur son cas, tout d'abord car c'est le seul morceau chanté en français, ensuite car le texte est écrit par monsieur Thiéfaine (d'ou une certaine dimension poétique teintée de cynisme) et enfin parce que côté musique ça risque d'en bouger plus d'un. Le ton sait se faire rude et brutal … New step ou Hardcore faith le démontre avec élégance. Le son est compact et risques de décoller les tympans de certains. La rage sonore est toujours adoucit à coups de samples biens sentis qui vont même parfois jusqu'à laisser une impression troublante tant ils s'intègrent avec aisance au sein du bloc formé par les autres instruments comme sur Brotherhood et ses sons de cloches aux allures médiévales. Pour ceux que les alliances contre-nature ne rebute pas, The flex, dernière piste de l'album aux relents fortement electro (en quelque sorte à la manière d'un morceau de Paraffine), constituera une halte essentielle dans leur exploration du disque … pour ma part le morceau rap caché ne présentera pas un réel intérêt.
Kerplunk réalise un coup de force avec ce premier album et s'impose pour moi comme un groupe majeur de la scène néo française ; à voir absolument en live et, faute de mieux, à suivre de près sur album … FLASHBACK !

A écouter : Flashback, Disease#1, Hardcore faith, Bothers
Kerplunk

Style : Punk Metal
Tags :
Origine : France
Site Officiel : kerplunk.info%20
Amateurs : 21 amateurs Facebook :