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Biographie

Katy Perry

Née en 1984 aux USA, Katy Perry (Katheryn Elizabeth Hudson) commence sa carrière lors de sa quinzième année, après avoir enregistré quelques démos et sorti un album Katy Hudson, plus orienté gospel. Malgré un nombre de ventes très faible (on parle d’environ 200 exemplaires), elle continue sa route en changeant régulièrement de label et en s’intégrant à d’autres groupes (The Matrix ou en participant aux choeurs d’un titre de P.O.D.) ou en composant pour Mick Jagger.
C’est toutefois la signature chez Capitol Records qui permettra à la chanteuse de connaitre le succès, avec notamment I Kissed A Girl et Hot N Cold, qui apparaitront sur One of the Boys en 2008, ce qui lui ouvrira également les portes du Summer Tour de No Doubt ou d’un Warped Tour.

Elle participe plus tard à X-Factor, show télé américain avant d’annoncer Teenage Dream, son nouvel opus, avec tout autant de succès que son album précédent, participe au doublage du film Les Schtroumpfs, et ne ralentit pas la cadence : Prism en 2013, un passage au Super Bowl, le lancement de son label Metamorphosis Music, puis Witness en 2017.

Chronique

15.5 / 20
1 commentaire (15/20).

One of the Boys ( 2008 )

Passer à côté de Katy Perry en 2008 était quasi impossible : matraquée sur toutes les chaînes musicales possibles, promue via de multiples émissions de télévision pour « I Kissed A Girl », devenue modèle marketing au-delà du statut de chanteuse, … Autant de raisons qui font que l’on pourrait rejeter d’un bref mouvement de la main, en se disant que le statut d’icône de la Pop ne sera qu’un carcan éphémère comme le furent d’autres avant.
Mais One of the Boys est tout sauf éphémère. Malgré une prod un peu datée maintenant, on retrouve quelques accointances avec d’autres artistes déjà évoqués (« Mannequin » a des airs de Frou Frou), un côté frais et léger qui n’est en rien surprenant si l’on connaît la cible marketing du disque.
Passez outre la volonté d’avoir des parties instrumentales de la noirceur d’Amenra, de la virulence de 1349 ou aussi massives qu’Hexis, ce disque n’a aucunement ces volontés. C’est un véritable disque de Pop, avec des thèmes tout aussi égocentriques que certains artistes plus connus en ces pages (et oui, on a des thèmes assez teenagers) et une vingtaine de musiciens / ingénieurs / producteurs / … derrière la chanteuse pour lisser l’ensemble.

Mais une fois cet aspect totalement digéré, on peut daigner se pencher sur les titres en eux-mêmes. Pour les fans de Gwen Stefani, c’est un peu un frémissement du coeur sur « Fingerprints » et son côté Pop-Rock, le côté ultra théâtral de « Ur So Gay » prend aux tripes tandis que certains passages plus doux (« i’m still breathing ») sont loins du côté single que l’on pourrait prêter à d’autres titres (« Fingerprints »). En fait, One Of the Boys n’est pas qu’un disque avec deux-trois tubes, mais tient véritablement la route sur les années.
Pas prises de tête, les différents interprétations de l’artiste sont mises en avant via une prod ultra-calibrée (à la Gwen Stefani sur « Self Inflicted » par exemple), parfois mielleuse (« Thinking Of You »), bien loin du côté presque sulfureux qui fut prêté à Pink ou du schéma sexué de Christina Aguilera à ses débuts : Si l’on devait faire un parallèle, Lily Allen semble le plus appropriée sur la même période.

Au-delà de toute l’aspect commercial évoqué et dont on va nous rabattre les oreilles, One of the Boys a plus d’un titre mémorable. Bien plus qu’une simple interprète, la chanteuse réussit un pari : mettre des titres ultra catchy (« Hot N’ Cold » ou « I Kissed A Girl ») à côté de morceaux plus riches (« Ur So Gay », à mon sens LA compo centrale du disque). Quoi ? On ne peut pas aimer ce disque parce qu’on écoute du Hardcore ?

A écouter : Ur So Gay