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Biographie

Kamelot

Kamelot est fondé en 1991 à Tampa en Floride par 2 vieux amis, Thomas Youngblood et Richard Warner, respectivement guitariste et batteur. Les américains jouent un power metal mélodique inspiré par la scène européenne. C’est d’ailleurs avec un label allemand, Noise Record, qu’ils signent en 1994.
Leurs 2 premiers albums, Eternity et Dominion, sortent rapidement et en 1997, Kamelot se taille une réputation dans le microcosme power mélodique. Cette même année, Richard Warner quitte la formation qu’il a contribué à créer, suivi rapidement par le chanteur de l'époque. La production du troisième album (Siege Perilous) avait déjà commencé lorsque Casey Grillo vint s’installer derrière les futs et Roy Khan au micro, pour ne plus quitter Kamelot depuis ce jour pour ce premier.
Les américains partirent défendre Siege Perilous en Europe, continent sur lequel leur succès était et reste le plus fort. Les albums et les tournées (surtout européenne) s’enchaînent à un rythme toujours aussi soutenu jusqu’en 2001.

En 2003, Kamelot sort Epica, un concept album basé sur la première partie de l’œuvre Faust, de Goethe. Le poste de claviériste, jusqu’alors instable et pourtant très présent dans la musique du groupe, trouve un occupant définitif en 2005 avec Oliver Palotai, juste avant la sortie de la seconde partie de l’adaptation de Faust, The Black Halo. Sur cet album, Shagrath (Dimmu Borgir, Chrome Division) et Simone Simons (Epica) viennent faire plusieurs discrètes apparitions pour jouer des personnages de l’oeuvre.
Durant la longue tournée mondiale qui suivi, Kamelot partage régulièrement la scène avec Epica (groupe dont le nom est un clin d’œil à l’album de Kamelot) pour jouer leurs premières parties et intervenir pendant certaines chansons. L’album live One Cold Winter’s Night est enregistré durant cette période.

Depuis leurs débuts, la musique de Kamelot s’est petit à petit enrichie d’éléments heavy, progressifs ou symphoniques. En 2007, Ghost Opera sort et continue d'intégrer plusieurs nouveaux éléments, rendant le résultat encore un peu moins direct et galopant qu’auparavant. Ghost Opera ressort l’année suivante sous le nom Ghost Opera : The Second Coming, avec titres bonus et enregistrements live.

En 2010, le groupe sort Poetry For The Poisoned, sur lequel apparaîtra en guest Simone Simons, le chanteuse d'Epica. 2010 marque aussi le début de problème de santé pour le chanteur Roy Khan, dont le départ sera officialisé en avril 2011.

En juin 2011, le groupe annonce l'arrivée dans ses rangs de Tommy Karevik (Seventh Wonder) au poste de chanteur. Kamelot reprendra rapidement le chemin des studios pour enregistrer leur dixième album, Silverthorn, sorti le 26 octobre 2012.

Chronique

12 / 20
3 commentaires (14.83/20).
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Haven ( 2015 )

Depuis des années, Kamelot perdait de son intérêt. Ghost Opera, en demi-teinte, beaucoup plus mou et bien moins épique que son prédécesseur The Black Halo, puis Poetry For The Poisoned qui poussait encore plus loin la perte de puissance, n’auront pas enthousiasmé les fans. Mais avec Haven, le Power Metal des Américains semble regagner une partie de son panache d'antan.

Et pourtant, Kamelot échappe de peu à ses propres pièges. Terminée, l'époque des introductions recherchées et pleines d'une tension qui explosait sur un titre mélodique et accrocheur, comme Center Of The Universe ou Forever. Non, Haven commence tout en fadeur par une Fallen Star à l'intro molle et complètement cliché. Et pourtant... Passé la douloureuse première minute, la piste se révèle finalement assez intéressante, dans une veine proche des tubes que Kamelot a su produire il y a une dizaine d'années.
L'écoute devient beaucoup plus active et intéressée au fil des pistes, on se rend compte que le groupe cherche à la fois à rester fidèle à leur genre tout en cherchant à se renouveler. Parfois, c'est un succès (la progression inattendue des accords dans Insomnia la sauve de la facilité) ; et d’autres fois, beaucoup moins (le refrain de Citizen Zero est un auto-plagiat de celui de Sacrimony).

Comme dans chacun des derniers efforts de la bande à Thomas Youngblood, on notera quelques invitées de marque, qui ici sont un atout et aident le groupe à contourner certains écueils. Même si Under Grey Skies est plutôt inutile le temps qu'elle se lance, le dernier quart de la balade est assez poignant, et les contrechants de Charlotte Wessels (Delain) sont bien pensés. Quant à Alyssa White-Gluz (Arch Enemy), son intervention dynamise Liar Liar (Wasteland Monarchy) et Revolution tant par ses voix claires que par ses growls.

Après quelques compositions souvent faciles, parfois efficaces, zigzaguant maladroitement entre les stéréotypes du genre (et dieu sait qu'il y en a, dans le Power Metal), la fin de l'album est plus consistante, les prises de risque plus réussies. Revolution, Beautiful Apocalypse, et Liar Liar (Wasteland Monarchy) donnent dans le massif, et on retrouve avec plaisir le Kamelot de The Black Halo, le Kamelot à 170 bpm. End Of Innocence exploite plutôt le côté épique du groupe, et fait d'ailleurs penser à l'autre projet du chanteur Tommy Karevik, Seventh Wonder, période Mercy Falls. Des titres catchy et intéressants, qui trouvent en Haven une conclusion orchestrale sombre et dynamique, très romantique, dans le sens "musique classique" du terme.

Kamelot est donc capable de susciter l'intérêt à nouveau. Le résultat est encore entre deux eaux, mais l'intention est complètement visible : ces gars-là veulent en faire plus, et s'en donnent les moyens. Et ça ne peut qu'être respecté.

A écouter : Liar Liar (Wasteland Monarchy), Revolution