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Biographie

Kaada/Patton

Kaada est un musicien venu de Norvège. Ayant eu une formation en tant qu’organiste Kaada s'est dégoté une formation de rock : basse, guitare et batterie pour réaliser une musique synthétisant un grand nombre de genres actuels. Ses principales influences sont originalement les musiques traditionnelles anglo-saxonnes. Kaada réalise donc une musique étrange, drôle et originale à ranger aux cotés d'un Fantomas pour le coté filmique. C'est d'ailleurs avec Mike Patton (ai-je besoin de le présenter ?) que le luron va s'accoupler pour nous offrir un album, Romances, en 2004.

Douze ans plus tard en 2016, les deux bonshommes se réunissent une seconde fois pour accoucher de Bacteria Cult, naturellement abrité par Ipecac Recordings.

Chroniques

Bacteria Cult Romances
15 / 20
2 commentaires (17.75/20).

Bacteria Cult ( 2016 )

Dernière sortie en date de notre Mike préféré, Bacteria Cult est aussi sa seconde collaboration avec le plus confidentiel Kaada, artiste Norvégien expérimental au moins aussi vrillé de la tête que son homologue ricain. Leur première rencontre s’étant soldée par un Romances inconstant, pas simple à digérer mais résolument cinématographique, composé à quatre mains comme la bande originale d’un obscur film français (chaque titre y est nommé dans la langue de Truffaut), la suite fait écho à cette démarche, nous plongeant cette fois au milieu d’un western intemporel et infectieux.

Après l’introductif Red Rainbow qui pose les fondations modestes mais solides de l’objet, Black Albino nous implique directement au cœur d’une pampa étrange, Kaada usant d’une orchestration ample, à base de cordes, d’orgues, cuivres et percussions éparses, tandis que Patton se chauffe les cordes vocales, accompagnant les violons sur un air qui évoque nécessairement le taf d’Ennio Morricone. L’infection prend alors de l’ampleur avec le menaçant Peste Bubonica, Patton halète et s’aligne sur des violoncelles ombrageux. Le Papillon éclairci l’horizon un instant, mais c’est illusoire, il agit tel un mirage, entretient un espoir vain, vite rattrapé par Dispossession, illustrant l’intrus qui investit progressivement et sournoisement son hôte. Le venin ainsi inoculé fait l’effet d’un psychotrope, les cuivres sont de retour, et une flûte s’amuse même de notre sort (A Burnt Out Case). La vicieuse bactérie finit par prendre correctement ses aises, contrôle les corps, les esprits, et ne cache plus sa satisfaction du travail accompli (Imodium, Fountain Gasoline).

Plus abordable et structuré que Romances malgré un caractère expérimental toujours évident, Bacteria Cult est la somme d’univers imprégnés de cinéma (déviant), qui ont eu bien le temps de se rôder en douze ans. Les retrouvailles de Kaada et Patton ne sont donc pas fortuites, et le résultat de celles-ci donnent l’envie concrète de les voir accompagnées d’images qui bougent.

A écouter : dans une chambre de décontamination.
14 / 20
3 commentaires (3/20).
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Romances ( 2004 )

Kaada, musicien norvégien et Mike Patton collaborent pour la première fois. Le fruit de cette collaboration est d'une complexité visible. On y est désormais habitué avec Patton. Encore une fois ce dernier se démarque à l'aide d'un projet exubérant : Une musique expérimentale sans aucune inspiration bien définie. Certes, la plupart de ces morceaux puisent des éléments ici et là dans sa discographie mais nous sommes bien loin d'un Fantômas ou d'un Mr Bungle. L'objectif de ces quelques lignes sera donc de s'interroger sur l'originalité du disque.

Tout d'abord les morceaux sont d'une longueur suprenante. Le duo pose des ambiances et installe des mélodies en pariant sur la durée. En cela la musique distillée est relativement froide, on ressent une touche "nordique". De ce fait, on ne se sent pas du tout oppressé ni effrayé, tout y est étrangement limpide et pur. L'influence de Kaada est donc bien présente, on ne se situe pas dans la lignée d'un album "pattonesque".
L'album rapelle fortement la musique de Medulla de Bjork. Disque auquel Patton a participé. On peut donc affirmer sans hésitation que ce dernier est sorti de "l'expérience Medulla" avec l'ambition de perpétrer ce type d’ambiances. Piano et électronique ont ici la part belle.De jolies mélodies sont accolées à des samples divers,des sons souvent étranges.Patton pose par dessus sa voix enchanteresse et capable de gammes tres variées. La richesse des sons et instruments utilisés rend le fait de tout décortiquer fastidieux. Je vous laisse ainsi le plaisir de découvrir ceci.

Malgré la grande homogénéité de l'album et sa production impeccable qui fait ressortir un certain coté "pur" du son, Romances possède, ou plutôt ne possède pas ce "contact", ces émotions vives qui pourraient fortement nous toucher. S'identifier et se retrouver dans l'album devient en conséquence ardu. Pourtant, dans ce domaine "ambiant", le b4rb4ary d'3zekiel s'était imposé à nos oreille de façon suave et délicieuse malgré un côté "hermétique" bien présent.

On est donc en présence d'un album agréable d'une qualité certaine, présentant encore une fois un concept nouveau, une envie d'innover de la part de ces deux musiciens. Il lui manque toutefois cette "brindille" qui relie l'oreille et le coeur lors de l'écoute, qui se révèle malgré tout, fort plaisante.

A écouter : L'album est r
Kaada/Patton

Style : Inclassable
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