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Biographie

Judiciary

Apparu dans le Texas de l'ouest vers 2014, Judiciary propose un Punk / Metal Hardcore / Crossover aussi bien inspiré du passé (Leeway, DRI, Cro-Mags, Slayer, Overkill) que du présent (Power Trip, Get The Shot, Incendiary). Le quintet sort une démo la même année, puis enchaîne avec un EP (The Axis of Equality) en 2016 et un split avec Mortality Rate en 2017. Après avoir bien rincé les planches le groupe finit par sortir en 2019 son premier album, Surface Noise, signant au passage chez Closed Casket Activities.

Flesh + Blood ( 2023 )

J’étais resté sur Surface Noise, la patate de forain envoyée en 2019 avec une série de feats bien placés (God’s Hate ou encore Knocked Loose). Je n’étais pas prêt pour Flesh + Blood. D’entrée de jeu, la prod plus léchée de ce nouvel opus lui donne une carrure plus imposante.
Ca lambine pas dès « Flesh », avec un côté grandiloquent qui te prend à la gorge en moins de deux minutes. Tout s’enchaine, quelques cassages de nuques (« Cobalt »), des solos un peu partout et une envie de sauter partout (« Steel Hand God »). C’est un peu le résumé de ce Flesh + Blood.
Avec un côté un peu sombre, des riffs bien Metal (« Knife in the Dirt », avec ses airs de Power Trip, le fait d’avoir recruté Arthur Rizk qui a bossé avec eux aidant beaucoup) et des breaks assez lourds (« Blood »), Flesh + Blood possède une structure assez classique sur une base Metal / Thrash.
Peu de titres suffisent à cerner ce qu’on va subir pendant plus de trente minutes, avec un pic d’adrénaline sur « Eschatos Hemera », qui donne la part belle aux mosh-parts.
Pourtant, malgré cette prod massive, cet album en fait parfois trop. Trop parce que les solos sont cools, mais bon sang, parfois interminables. Ce riffing Thrashisant prend le lead par moment et plombe sur la durée à mes oreilles : Pour moi, c’est sur des titres comme « Obsidian » (et son côté Power Trip) que Judiciary est à son paroxysme, loin de la suite de notes.

Flesh + Blood, c’est le côté viriliste du Hardcore, avec quelques solos bien placés. Ca tape dur (« Paradigm Piercer »), envoie des mosh parts bien placées et s’oriente parfois sur un aspect plus thrashisant que Surface Noise. C’est un parti pris, qui me fait préférer The Axis of Equality par exemple, mais qui pourra combler les attentes de certains.

15 / 20
1 commentaire (17/20).

Surface Noise ( 2019 )

En activité depuis 2014 les Texans de Judiciary ont rapidement cassé des bouches via le format court The Axis of Equality pondu en 2016, puis le split avec les crusty Mortality Rate permettant de constater un affinage de ce gouleyant frometon Punk / Metal Hardcore aux arômes thrashisants, et enfin Surface Noise donc, premier album le cul posé naturellement entre une chaise du passé et une autre du présent, sur un fil proche des voisins de palier Power Trip.

La production massive (par Taylor Young) saute à la gueule par l’intermédiaire d’un Social Crusade appelant à la révolution armée de guitares qui tranchent dans le lard, d’un tribun hurleur possédé par la rage, d’une basse qui ressort vaillante du bourbier répressif et d’une batterie qui cogne dur tout en maniant idéalement le groove nécessaire au soulèvement des foules. Faisant le lien explicite entre les darons du crossover Leeway ou DRI et la jeune scène Hardcore ricaine, le quintet administre sa rage authentique sans détour et de manière évidemment concise (26 minutes). Ainsi le véloce Karma’s Knife nous fait profiter d’un solo que ne renierait pas Kerry King, Temple (avec un autre King, Brody de son prénom, chanteur de God’s Hate) alourdit le propos efficacement sans non plus faire preuve d’une grande originalité, Stronger Than Thou s’attribue lui les services de l’excellent Bryan Garris (Knocked Loose) pour un résultat probant qui encourage à la baston au milieu des montagnes russes, ou encore l’un des sommets de l’objet Burden of Truth s’applique à nettoyer nos conduits auditifs au karcher non-sarkozyste.

Échappé du split de 2017 Pure Fury constitue également un point d’orgue de Surface Noise et un pur manifeste Hardcore, en compagnie de Jess Nyx (Mortality Rate), créant une opposition vocale grisante, équilibrée, sans causer de cette basse creusant sa propre tombe. Un bonbon. Un peu plus loin en conclusion War (Time is Nigh) vient synthétiser le bouzin dans le sang et les larmes des puissants.

Avec Surface Noise Judiciary s’installe sans demander son reste dans le carré élargi des plus prometteuses formations Hardcore, opérant un retour vers le futur salvateur et soupesé, dans le sillon d’un Power Trip. Groove, efficacité, authenticité sont les moteurs de cette entreprise de destruction de l’ordre établi, qui ne demande qu’à s’étoffer davantage.

A écouter : manifestement.
Judiciary

Style : Punk Hardcore / Metal / Thrash
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Origine : USA
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