Vendredi 27 mai 2022

Judas Priest est en plein enregistrement du successeur de Firepower sorti en 2018.

Mardi 24 mai 2022

Rolling Stone va sortir un numéro spécial Hellfest (qui l'eut cru y'a 15 ans !) avec des interviews d'artistes présent à l'édition 2022 : Metallica, Ghost, Korn, Gojira, Scorpions, Bring Me The Horizon, Dropkick Murphys, Alice CooperVan Halen (??? peut être parle-t-il de Mammoth WVH), Rival Sons, Hangman's Chair, ... (oui bon on allait pas trouver Dying Fetus) Le tout agrémenté d'archive de la version US du magazine avec du Carcass ou Judas Priest, de reportage sur le festival et un dossier sur le metal engagé.

Samedi 14 mai 2022

Chronique de Confess, biographie de Rob Halford (Judas Priest) : "Du jeune british fan de Led Zeppelin à la figure mythique, c'est tout une histoire de la musique que l'on suit au fil des presque 400 pages de l'ouvrage [...]"

Jeudi 05 mai 2022

Judas Priest sera intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame avec EminemDuran DuranDolly PartonLionel RichiePat BenatarEurythmics et Carly Simon.

Mercredi 20 avril 2022

Après Confess, Rob Halford (Judas Priest) va sortir un nouveau bouquin. Cette fois, il devrait prendre une forme plus encyclopédique et aborder des sujets aussi variés que les tournées, les riffs, les drogues, et autres incontournables du monde du Rock. La sortie de Biblical (en anglais) est prévue pour le 1er novembre. Plus d'infos

Mercredi 13 avril 2022

La phase d'écriture du prochain Judas Priest est achevée. Plus d'infos

Jeudi 10 mars 2022

Rex Brown (ex bassiste de Pantera) et Richie Faulkner (guitariste de Judas Priest) ont enregistrés un album ensemble. On sait déjà qu'on retrouvera aussi Johnny Kelly de Type O NegativeQuiet Riot dessus. Et on a aucune idée de quand ça sort ni même du nom de ce projet (porté par Richie).

Jeudi 03 mars 2022

Des membres de MastodonDanny Elfman, Anthrax, Municipal Waste, Dark Angel, ... ont repris Screaming For Vengeance de Judas Priest, et Brann Dailor a même la tenue qui va avec.

Jeudi 03 février 2022

Cette année dans la liste des nominée pour le Rock&Roll Hall Of Fame on retrouve Rage Against The MachineMC5, Judas PriestNew York DollsDevoEurythmicsEminemBeckFela KutiDolly PartonKate BushDuran DuranLionel RichieCarly SimonDionne WarwickPat Benatar. Le vote du public est possible ici.

Lundi 17 janvier 2022

Judas Priest sera en concert au Théâtre Antique de Vienne le 26 juillet (billetterie) avec The Dead Daisies. Le groupe sera également présent au Hellfest le 19 juin.

Samedi 01 janvier 2022

Le supergroupe de Heavy Spirits Of Fire (avec des bouts de Savatage, Testament, ex-Fates Warning...) sortira son deuxième album Embrace The Unknown le 18 février. À noter que Fabio Lione (Angra, ex-Rhapsody) remplace Tim "Ripper" Owens (ex-Judas Priest, ex-Iced Earth) au chant. C'est par ici pour le clip de A Second Chance.

Mercredi 22 septembre 2021

Rob Halford (Judas Priest) tourne et chante désormais dans des pubs d'assurance

Jeudi 26 août 2021

Et voici un clip pour KK's Priest (avec KK Downing et Tim Owens, tout deux ex Judas Priest) avec Raise Your Fists.

Jeudi 05 août 2021

Gossip du jour / Ils l'ont dit en interview :
- Wes Scantlin (Puddle Of Mudd) invite tout le monde à se faire vacciner.
- Joe Perry (Aerosmith) indique que Van Halen était un groupe incroyable.
- Tim Owens estime avoir rejoint Judas Priest durant la pire période pour le Heavy Metal.

Vendredi 18 juin 2021

L'affiche 2022 du Hellfest, 7 jours de festival a été dévoilé ! Avec (en tête d'affiche) : Deftones, Faith No More, Avenged Sevenfold, Volbeat, Deep Purple, Judas Priest, Scorpions, Nine Inch Nails, Guns N'Roses, Metallica, Wardruna, Alice Cooper, Nightwish, Sabaton. Et beaucoup de noms de qualité sur les autres scènes, on vous laisse regarder ça.
C'est évidemment massif, ça sera éprouvant !

Samedi 15 mai 2021

John Hinch, ancien batteur de Judas Priest est décédé à l'age de 73 ans. R.I.P.

Mardi 04 mai 2021

Judas Priest (Heavy Metal - UK) a annoncé la mort de John Hinch, son premier batteur. Il avait 73 ans, et avait joué en 74 sur l'album Rocka Rolla. R.I.P.

Vendredi 12 mars 2021

Confess, la biographie de Rob Halford (chanteur emblématique de Judas Priest) est sorti en Français, disponible ici.

Mercredi 30 décembre 2020

Le premier album de KK's Priest (projet de KK Downing et d'autres ex-Judas Priest comme Tim Ripper Owens et Les Binks) sortira l'année prochaine. Plus d'infos

Jeudi 26 novembre 2020

Her War Is Our War : c'est le nom d'un documentaire sur les femmes dans le rock (de 40 minutes), on y retrouve des interviews de Halestorm, Rise Against, Converge, Judas Priest, ... A voir ici.

Jeudi 19 novembre 2020

Rob Halford a donné son top 10 des meilleurs albums jamais sorti dans une interview à Rolling Stone, dedans du Pantera, Black Sabbath ou encore David Bowie, à voir en intégralité ici.

Lundi 26 octobre 2020

Saccage trace son chemin cette semaine avec Judas Priest, Goatsnake, Dax Riggs, Damage Done, White Stripes, Van Halen et la brochette doom/rock/psyché de circonstance !
Le podcast est dispo de suite en ligne, en flux RSS, sur SpotifyDeezer, ou vos applis de podcast en cherchant Saccage ou Metalorgie. 
Bonne écoute et bonne semaine !
On est où là ? Il dit quoi Waze ?

Vendredi 16 octobre 2020

Judas Priest a très bien bossé sur l'écriture du successeur de Firepower, une grosse quantité de travail a été faite selon Rob Halford. 

Jeudi 10 septembre 2020

Judas Priest va fêter ses 50 ans en sortant un livre intitulé Judas Priest – 50 Heavy Metal Years, 648 pages tout de même. 
De plus Rob Halford va sortir un album en solo orienté blues.

Le dernier Une Chanson, l’addition parle de Painkiller de Judas Priest.

Mercredi 02 septembre 2020

Tim Ripper Owens et KK Downing de Judas Priest bossent sur un album commun sous le nom de KK's Priest. Le disque est en cours de mixage

Jeudi 30 avril 2020

Le Record Store Day 2020, initialement en avril, a été décalé à juin puis finalement il sera divisé en trois jours : 29 août, 26 septembre et 24 octobre. Cette journée voit habituellement la sortie de pas mal d'édition limitée, trouvable chez des disquaires, cette année était prévu des sorties de Asking Alexandria, August Burns Red, Clutch, Alice CooperDenzel Curry (et sa version de Bulls On Parade de Rage Against The Machine), DevilDriver, Dio, Entombed, Judas Priest, Infectious Grooves, Mötorhead, Primus, Refused, ....

La chaîne Youtube MUSinc a réalisé une interview de Matthieu Drouot, membre de Gérard Drouot Productions (société de production de concerts pour de gros noms comme Deep Purple, Steven Wilson ou Judas Priest). L'entretien aborde l'impact du coronavirus sur le spectacle vivant et l'avenir dans ce milieu, ça s'écoute/se regarde ici

Mercredi 26 février 2020

Podcast : nouvel épisode pour YCKM, cette semaine on vous fait voyager en Suède avec deux focus sur Opeth et Hällas, et sinon comme d'hab une playlist variées et de qualité : Misery Index, Judas PriestStigoïTrespasser, Napalm Death, ... et même une petite surprise de fin.

Vendredi 13 décembre 2019

Rob Halford a déclaré que Judas Priest entamera la nouvelle année par l'écriture du successeur de Firepower

Mercredi 27 novembre 2019

Ca y est l'affiche du Hellfest 2020 est enfin là ! En image ici ou on la voilà en textuel :

Vendredi :
Mainstage 1 : Deftones, Incubus, Un groupe non annoncé, LeprousEgo Kill Talent, SoenFrog Leap
Mainstage 2 : Volbeat, The Offspring, Un groupe non annoncé, Frank Carter And The Rattlesnakes, The Inspector CluzoGhostmane, Danko JonesThe WildheartsLaura Cox
Altar : Obituary, Death DTA, At The Gates, Entombed A.D.Grave, UnleashedCadaver, Necrowretch, Tremplin Voice Of Hell,
Temple : Mayhem, Abbath, Rotting Christ, Primordial, The Great Old Ones, SethMephorash, Numen, Tremplin Voice Of Hell
Valley : Electric Wizard, Baroness, OM, Witchcraft, Black Mountain, Elder, ASG, Greenleaf, Ecstatic Vision
War Zone : Body Count, Suicidal TendenciesPowerflo, Youth Of TodayDog Eat DogSlapshotJesus PieceHigher PowerIn Other Climes

Samedi :
Mainstage 1 : Faith No More, Infectious GroovesAlter Bridge, Un groupe non annoncé, Heaven Shall Burn, Thy Art Is MurderCrystal LakeFire From The Gods
Mainstage 2 : Deep Purple, Airbourne, Steel Panther, Alestorm, The DarknessLast In LineL7The Dead DaisiesGalactic Empire
Altar : Sepultura, Sacred ReichFlotsam And JetsamExciter, LoudblastXentrixRectal SmegmaBrutal SphincterKarras
Temple : WardrunaThe Hu, Ensiferum, Taake, Kampfar, EinherjerHelheimAkatrumArtús
Valley : Envy, MonoJohn Garcia And The Band Of Gold, High On Fire, Pelican, Me And That ManThe PicturebooksDuel, Point Mort
War Zone : Social Distortion, Anti Flag, Agnostic FrontReverend Horton HeatThe Toy DollsFrustation, Guerilla PoubelleLion's LawGrade 2

Dimanche :
Mainstage 1 : System Of A Down, Korn, Maximum The HormoneBaby Metal, Jinjer, Lacuna CoilKontrustDeadly Apples
Mainstage 2 : Judas Priest, Running Wild, DownMichael Schenker, Doro, Sortilège, Delain, Battle BeastTempt
Altar : Devin Townsend, Meshuggah, The Black Dahlia Murder, Periphery, Dying Fetus, Misery IndexIngestedDyscarnateExocrine
Temple : Watain, AlcestBelzebubsBorknagar, Gaahls Wyrd, Regarde Les Hommes Tomber, Numenorean, Penitence OniriqueDeliverance
Valley : Killing Joke, Perturbator, Life Of Agony3Teeth, Hangman's ChairTwin Temple, Inter Arma, Lysistrata, Abrahma
War Zone : Walls Of Jericho, August Burns RedWhile She Sleeps, LionheartRotting OutMoscow Death BrigadeLandmvrksWolfpack


Le festival est déjà complet pour les pass 3 jours, restera les pass journalier (dont la date d'achat n'est pas encore annoncée).
Alors ?

Jeudi 10 octobre 2019

La tournée Européenne de Ozzy Osbourne est une nouvelle fois repoussée. Elle devait avoir lieu du 31 janvier au 16 mars avec Judas Priest. Ozzy a ré-affirmé que ce n'était à cause de sa santé, d'ailleurs les dates américaines (en mai / juin et juillet) sont toujours valides.

Mercredi 10 juillet 2019

L'ancienne Burning Witches Seraina Telli s'occupe d'une chorale, et on y reprend Holy Diver de Dio ou Leather Rebel de Judas Priest

Samedi 29 juin 2019

Gaahl (Gaahls Wyrd, Gorgoroth, God Seed)  a sorti une playlist spéciale pour le Pride Day. Elle comporte moult choix de qualités comme des titres plus confidentiels de David Bowie, du Judas Priest, du Cocorosie et même du Eminem ! Ca s'écoute par ici.

Mercredi 12 juin 2019

Podcast :  Dans ce dernier épisode de la saison au format normal YCKM s'intéresse à Big Business et Deitus (Black Metal, UK).
Et niveau programmation musicale : Terrorizer, Judas Priest, Defeater, Possessed, The Order Of Israfel, SabatonGutalax, ...
- En ligne
- En téléchargement le MP3
- iTunes
- Deezer
- Spotify
- Ou via flux RSS
Pour venir discuter de cet épisode direction Discord.

Vendredi 24 mai 2019

Judas Priest se lancera l'année prochaine dans une tournée célébrant son cinquantième anniversaire.

Vendredi 26 avril 2019

Depuis 2010, la Foire Aux Vins de Colmar organise une soirée nommée Hard Rock Session. L'affiche de 2018 regroupait Ghost, Powerwolf, Doro, et H.E.A.T. ; et Judas Priest, Motorhead, Nightwish, Arch Enemy, ou encore Stratovarius y ont déjà participé tout au long de l'histoire de ce mini-festival. Mais il n'y aura pas de dixième Hard Rock Session cet été, à cause du fait qu'aucun groupe adéquat ne tourne à ce moment.
Le communiqué de l'orga dans la suite.

Mercredi 13 mars 2019

Vader sortira un ep nommé Thy Messenger le 31 mai chez Nuclear Blast Records. Il comprendra une reprise de Judas Priest. La pochette et la tracklist sont à voir sur leur page

Dimanche 10 mars 2019

Chronique Traveler - Traveler "L’histoire est déjà vue et revue. C’est celle d’un groupe de jeunes loups qui ont écouté Judas Priest et qui ont voulu faire pareil ou presque. On les connnaît, ils s’appellent RangerEnforcer, Skull Fist, Chevalier, et désormais, Traveler [...]"

Jeudi 07 mars 2019

Des puzzles Slayer / Iron Maiden / Mötorhead ou Judas Priest ? Yep, ça sort le 31 mai chez No Remorse Records (photos), c'est en précommande ici (20€, pour 500 pièces). 

Mercredi 06 février 2019

[LIVE REPORT] Nous étions présents pour le grand retour de Judas Priest à Paris. Et malgré la qualité de Firepower, l'essai n'a pas été complètement transformé sur scène. [...]

Mardi 29 janvier 2019

Photos : la tournée Firepower de Judas Priest passait hier par un Zenith de Paris peu rempli, ce qui n'a en rien entaché la puissance de feu du groupe en live. Photos à voir ici

Jeudi 27 décembre 2018

Jeudi 20 décembre 2018

Arch Enemy va sortir une compilation de reprises (enregistrés au cours de leur carrière), nommé Covered In Blood il sortira le 18 janvier et on retrouvera des reprises de Judas PriestTear For Fears, Discharge, Europe, Kiss, Manowar, Megadeth, Iron Maiden, GBH, ...

Lundi 17 décembre 2018

Rappel : les légendes du Metal Judas Priest seront en concert le 27 janvier prochain au Zénith de Paris. Nous avons interviewé leur bassiste Ian Hill et ça se lit par ici.

Mardi 25 septembre 2018

Nouveau podcast : Une Journey En Enfer, chaque épisode fait environ 6 minutes et parle d'un album de Hard US / Hard FM (genre Def LeppardVan Halen, Judas Priest, ...), à écouter ici.

Mardi 24 juillet 2018

Judas Priest a clippé "No Surrender" et ça se regarde ici. 

Mardi 26 juin 2018

Et voilà le Hellfest cuvée 2018 est terminé, et nos photos et reports sont déjà dispos vu qu'on a trimé la nuit pour vous proposer ça alors que vous sentez encore la sueur et la bière !

Nos photos et reports :
- Ambiance du jeudi sur le metal corner

  

- Vendredi  : Les photos des festivalier·e·s, des nouveautés du site et des groupes (dont A Perfect Circle, Converge, EyehategodHollywood Vampires (dont oui, on a des photos de Johnny Depp sur Metalorgie désormais), Judas Priest).

  

- Samedi : Encore pas mal de photos du public et niveau groupe : Avenged Sevenfold, Body Count, DälekJonathan DavisL7, Limp Bizkit, Neurosis, Pleymo, ...)

  

- Dimanche : Encore un peu d'ambiance et des groupes comme Alice In Chains, Baroness, Marilyn Manson, Iron Maiden, ...)

  

Si vous publiez du contenu sur le Hellfest (photos, vidéos, articles, ...) n'hésitez pas à nous contacter nous partagerons cela.

Et nos reports :
- Vendredi
- Samedi
- Dimanche

Pour 2019 le festival a annoncé 5 noms : Carcass, Slayer, Mass Hysteria, Manowar et Dropkick Murphys.

Samedi 23 juin 2018

Live Report : Il est tout chaud, tout frais, notre report du Hellfest.

Treizième année ! Et pour ma gueule treize à la suite, oui messieurs dames. Et que de chemin parcouru par ce festival ! C’est devenu un marronnier des débuts de report du Hellfest : mais quoi de neuf cette année ? L’orga' a mis le paquet sur les Mainstages en refaisant toute la déco des bords et du bar central, le tout avec derrière deux arches immenses qui balancent de l’eau, une en continu, l’autre en faisant des motifs ou en écrivant des choses avec l’eau (bonne idée quand il fait chaud !). Devant les Mainstages et la Warzone, on a désormais des pavés, fini la poussière ! Oui c’est démesuré, oui c’est fou, mais la gueule du site est dingue. Au bout de treize ans on peut dire “et la fontaine écrit des choses avec l’eau” avec un naturel et un côté désabusé.
Du côté de l’entrée du festival et son "Camden Town" version Hellfest, on trouve quand même plus étonnant de voir des stands bien éloignés du monde de la musique, comme une marque d’agroalimentaire à base de soja ou encore un assembleur / site de vente de PC. A t-on vraiment besoin de ça ? (c’est rhétorique hein)
Coté musical pour cette première journée il y avait une thématique “Hard Rock à papa” avec des groupes comme RoseTattoo, Timeline de Chris Slade, EuropeHollywood Vampires (avec Alice Cooper / Joe Perry d'Aerosmith et Johnny Depp, l’acteur bien connu de Rango ou Il était une fois au Mexique... Desperado 2), des groupes bien sous tout rapport : Converge / Meshuggah / A Perfect Circle, du Punk Rock comme Seven Hate, Burning Heads ou encore Bad Religion et un bel enchaînement Sludge avec du Crowbar / Eyehategod / Dopethrone / Corrosion Of Conformity.

Fange : Débarqués un peu à la bourre le temps de se garer, on admire tout de même une bonne moitié du set des Rennais, en forme et en jambes de bon matin. Les titres de Purge et Pourissoir se succèdent et cassent des nuques venues étonnamment nombreuses aussi tôt dans la journée. A croire que Fange s’est forgé une petite réputation mine de rien, et quand on voit le hurleur Matthias étaler ses tripes sur scène, on comprend mieux. Le rendu est un peu dégueu' mais l’exécution est au top. Le réveil idéal.

Bunkum : Première excursion sur la Warzone et première bonne mandale Punk Hardcore tendance Beatdown. On a encore les yeux qui collent et on se mange une bonne rafale de riffs plombés issus en partie de l'ep Crieres sorti en 2016, de quoi se réveiller convenablement, baignés d'un soleil déjà radieux. Bonne surprise et belle performance pour une Warzone bien mise en valeur cette année.

Darkenhöld : Il est toujours un peu étrange de commencer son Hellfest par du Black Metal. Surtout à midi. Quand bien même, les niçois de Darkenhöld ne sont pas présents dans le Grand Ouest tous les quatre matins et c’est tout de capes vêtus qu’ils nous accueillent sous la Temple pour leur Metal noir à ambiance médiévale et magique. Il faut dire que les claviers (samplés pour l’occasion) participent beaucoup à cette ambiance. Le son est bon, les guitares largement discernables, ce qui n’est pas un mal pour ce type de musique, porté par la voix de Cervantes en maître de cérémonie, très appréciable. Un groupe qui livre un bon set, fidèle à ce que peuvent donner leurs albums depuis dix ans.

Tesseract : Auteurs d’une musique "géométrique", aussi pachydermique que planante, les gars de Tesseract sont aussi carrés en live qu’en studio. Il est encore tôt, mais ça n’arrête pas les Anglais qui envoient du lourd, avec une précision chirurgicale et un son au top (on aurait pu avoir peur que le vent ait une mauvaise influence, mais le son de Tesseract est le plus fort). Côté setlist, les morceaux joués sont issus de One, d’Altered State, et du récent Sonder ; mais rien de Polaris. Dommage. Daniel Tompkins, entre deux mouvements à la Power Rangers, laisse une partie du chant growlé à son bassiste (bassiste qui est pieds nus pour accentuer sa ressemblance avec Steven Wilson), mais ne se prive pas lui-même en ce qui concerne les hurlements, notamment sur King qu’il dédicace à tous les musiciens du public. Un très bon concert d’un excellent groupe, malgré les quarante petites minutes de durée du set.

Dopethrone : Les québécois traînent enfin leurs pieds au Hellfest ! Et c’est peut être l’heure matinale qui les a perturbé mais on les a vu plus en forme, c’est mou, les inter-titres ne prennent pas et l’ensemble à un côté linéaire qui s’écoute, mais ne pousse pas à la folie. Pourtant le nouveau batteur a un jeu plus varié que l’ancien et sonne aussi plus métallique que par le passé. Mais rien à faire la sauce ne prend pas des masses. Dommage car en forme les trois là auraient retourné la Valley à une heure plus avancée.

Schammasch : Après une tournée aux côtés de Batushka en début d’année, le groupe Suisse revient se produire face à nous sous la tente de la Temple. Avec leur musique fleurant constamment à la frontière du Black Metal et des nervures les plus obscure du genre comme l’Ambiant.. En ressort un show sensoriel mais qui regorge de technicité. Malheureusement, le son qui n’est pas à leur avantage et les trois guitares, trop en retrait, n’aident pas à discerner toute la complexité de leur musique dans ces conditions. Mais passé ce contre-temps, la prestation se veut fort honorable et Schammasch reste un groupe à suivre pour ceux qui recherchent de la fraîcheur dans un genre parfois peu enclin aux prises de risques comme le démontre le triple album Triangle sorti en 2016, quelque part à mi-chemin entre Behemoth et Blut Aus Nord.

Sons Of Apollo : Le Hellfest 2018 est pour Sons Of Apollo l’occasion de faire son premier concert en Europe ! Le supergroupe ouvre sur le pavé God Of The Sun pour dix minutes de Prog mélodique de haute volée. Malheureusement, les claviers sont difficilement audibles et la guitare est un peu brouillonne. Le long solo de Ron "Bumblefoot" Thal sur Signs Of The Times sera néanmoins très propre. Quant aux claviers, eux vont fluctuer, tantôt trop forts et tantôt quasi-absents du mix, avant de trouver un bon compromis en milieu de set. Peut-être est-ce aussi la faute du vent qui balaye la zone devant les Mainstages ? Les autres instruments ont bien sûr leur mot à dire, à commencer par Billy Sheehan qui rajoute un petit solo de basse n’existant pas sur la version studio de Divine Addiction. Mike Portnoy est visiblement ravi d’être là, tout sourire derrière ses fûts (et son micro), pendant que son confrère ex Dream Theater, Derek Sherinian, semble plutôt blasé. Jeff Scott Soto est un bon frontman, charismatique et pas mal communicatif, qui fera même chanter une foule réceptive sur Coming Home.

Celeste : 14h20 à la montre, il est l’heure de prendre sa claque sous la Valley en compagnie de Celeste. Les lyonnais étant peu habitués à jouer sur des scènes de festival éclairés par la lumière du jour et ne pouvant pas délivrer l’aspect visuel que le groupe est censé montrer sur scène, il était intéressant de voir ce que le groupe allait nous proposer ici. Le résultat reste pourtant le même, à grand renfort de fumée, de stroboscopes et de lumières rouges vives, les musiciens, qui ont laissé tomber leurs lampes frontales, déroulent leur musique ultra oppressante sans fausse note. Le son est tellement lourd que l’on en oublierait les conditions dans lesquelles le combo se produit. Après l’apothéose atteinte durant D’Errances En Inimitiés, c’est le titre Ces Belles De Rêves Aux Verres Embués, extrait de Morte(s) Née(s), qui vient clore ce set. Il est temps de vite reprendre ses esprits, la journée est encore longue.

Seven Hate : En plein après-midi et en plein cagnard il est temps de se prendre une rasade de Punk à roulettes made in France, soit Seven Hate, nourri aux Pennywise, Comeback Kid et autre Bad Religion. Les poitevins exécutent proprement leurs classiques et font resurgir une certaine nostalgie chez les trentenaires du public. Et on n'oublie pas la petite pique nécessaire à notre président jupitérien. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais suffisant pour maintenir le rythme d’une Warzone joliment agencée.

Rose Tattoo : Aïe Aïe Aïe ! J’y allais en espérant voir un petit Hard Rock sympa, version Australienne. Si le groupe est souvent comparé à AC/DC, en live c’est AC/DC en 12V. C’est atrocement mou, le chanteur manque de tonus et même si le groupe semble content d’être là, on se lasse vite.

Converge : Grands habitués de la Warzone du festival et de créneaux horaires de fin de journée, l’inquiétude était palpable à l’approche du set des américains sur la Mainstage 2 en pleine après-midi. Pourtant, peu importe l’horaire ni la scène où il joue, Converge met tout le monde d’accord avec une setlist qui fait la part belle au dernier album The Dusk In Us mais qui n’oublie pas les précédent de All We Love We Leave Behind jusqu’à Jane Doe avec Concubine qui vient clore ce court set d’une main de maître. Malheureusement quarante minutes c’est court et on n’aurait pas craché sur vingt minutes supplémentaire. Plus d’information à venir sur leur passage au Hellfest dans l’interview avec le chanteur Jacob Bannon que vous retrouverez sur le site dans les prochaines semaines.

Saor : Quel dommage. Quand tu vas voir un groupe de Black Metal Atmosphérique à tendance Pagan tu t’attends à que chaque instruments soient bien restitués sur scène, mais ici ça ne sera pas le cas. Sur les deux premiers titres on entend à peine les guitares, le violon surnage de manière dégueulasse et même si ça s’améliore au fils des titres, l’ensemble ne convainc jamais vraiment. La basse est beaucoup trop présente, cassant même parfois l’ambiance de certains titres, la voix est de bonne facture et la rythmique solide, mais sans guitares et et sans instruments traditionnels (pour certains samplés comme les flûtes) difficile de se mettre dedans. Très très dommage pour Saor car avec un meilleur son, les écossais auraient pu nous faire voyager d’une belle manière.

Meshuggah : Pantalons noirs unis, tshirts noirs unis, pas de blabla, pas de jeu de scène, ni même de headbanging. Sobre as fuck, peut-être, mais Meshuggah se rattrape sur l’exécution de ses compositions qui est tout bonnement parfaite. Pendant cinquante minutes, syncopes et saccades sont calées au micromètre. En revanche, l’affluence est étonnante (pour un groupe d’après-midi, et étonnamment bourrin pour une Mainstage) et on sera donc assez loin. A cette distance, le son Meshuggah nous arrive plus ou moins fort selon le vent, mais toujours aussi propre. Au deux-tiers du set, le colossal Bleed, que tout le monde reconnaît, vient finir de donner envie aux gens d’arracher des colonnes vertébrales. Mention spéciale pour l’ingé lumières, qui arrive à suivre les rythmiques incroyables sur les stroboscopes.

Demolition Hammer : Comment faire démarrer un circle-pit en cinq secondes chrono ? S’appeler Demolition Hammer, balancer Skull Fracturing Nightmare et avoir un parterre de Thrashers déjà conquis. Impressionnants sur album, les Américains ne faiblissent pas sur la vitesse qui est leur atout numéro 1. Slayer est rapide ? Haha, bonne blague. Entre les interventions micros brodées de "fuck", "fucking", "New-York", "motherfuckers", le batteur frappe comme l’éclair tandis que Steve Reynolds cale chaque syllabe sur la caisse claire. Avec quelques passages proches du Death, la cadence ne faiblit jamais, à tel point que la lecture des motifs Thrash Metal devient parfois ardue et connaître un tant soit peu les albums du groupe permet de mieux s’y retrouver dans la nuée infernale. Demolition Hammer est venu pour tout casser, c’est chose faite. Merci. Au revoir. Fuck. 
Crowbar : La grosse barbe proéminente de Kirk Windstein nous apparaît et pas seulement visuellement, puisque Crowbar empile les titres de qualité, qu’ils soient extraits du dernier album The Serpent Only Lies ou des classiques comme Broken Glass. Le rendu est bon et les riffs sonnent bien gras comme il se doit. Etrangement le public met un peu de temps à s’agglutiner, mais le quartet finit par le mettre dans sa poche en alignant une setlist qui en impose. What Else?

Uncommonmenfrommars : Shorts, t-shirts d’ados, casquettes à l’envers et chaussettes remontées, retour dans les années 90s pour les Uncommonmenfrommars. Grosse dose de bonne humeur avec le Punk Rock dynamique des frenchies qui semblent vraiment heureux d’être là. Ils en profitent pour placer une dédicace à leur compères Burning Heads (qui jouaient avant eux sur la même scène), en leur souhaitant un bon anniversaire pour leur 31 ans (« putain ils sont vieeeuuux », dixit les Uncommonmenfrommars).

Mysticum : Les précurseurs du Black Metal industriel reformé en 2011 nous font l'honneur de leur venue sous la Temple pour un set destructeur filant en ligne droite. Dr. Best, Prime Evil et Cerastes jouent à cinq mètres au dessus de la foule, tous les trois plantés comme des Y inversés sur de grandes plateforme. En arrière plan, un écran diffuse des imageries sataniques épileptiques. Impressionnant visuellement et musicalement. C'est froid répétitif et sans compromis, dicté par une boite à rythme pratiquement tout le temps calé sur le même tempo. On est à deux doigts pour que ça soit chiant à crever mais non, chez Mysticum ça fonctionne et ça détruit tout sur son passage.

Steven Wilson : Steven Wilson commence le concert à la basse, mais change rapidement son instrument pour une guitare (alors que Nick Beggs compense en passant au chapman stick en guise de basse). Après le premier titre, le Britannique annonce qu’une sélection de titres heavy seront joués, pour palier au fait qu’ils sont un des groupes les moins bourrins (Steven Wilson compare son groupe aux Abba du Hellfest !). C’est The Creator Had A Mastertape (de Porcupine Tree) qui est lancé dans la foulée, pour le plus grand plaisir des fans. Des titres de son ancien groupe, Sleep Together sera aussi joué en toute fin de set ; ainsi que des titres issus de plusieurs de ses albums solos. On notera l’originalité du frontman, qui présente non seulement son groupe, mais aussi une de ces guitares, nous expliquant qu’il est heureux de sa nouvelle acquisition, une Stratocaster de 1963, avant de jouer People Who Eat Darkness. Chaque titre est exécuté de façon parfaite. Pas de backdrop, mais un grand écran derrière le groupe, qui n’est malheureusement pas exploité sur chaque morceau.

Carnivore A.D. : Bizarrement Carnivore semble être tombé aux oubliettes. Pour rappel : le groupe a sorti deux albums dans les années 80 dans un style Crossover Thrash. Et au chant rien que moins que Peter Steele, futur leader de Type O Negative. Déjà à l’époque l’humour était noir et décalé (en témoigne le titre Jesus Hitler) et le groupe aura marqué le Crossover New-Yorkais. Là sur scène on a donc deux membres d’origines sur trois plus un bassiste / frontman qui physiquement ressemble à Steele (étrange).
Pour de ce qui est de la musique : c’est plutôt cool de pouvoir voir et entendre en vrai ce groupe mythique. Par contre ça a vieilli et même si on apprécier certains titres, une heure de set c'est longuet.

Church Of Misery : Line-up 100% nippon désormais pour Church Of Misery avec un Tatsu dont on peine encore à comprendre le jeu de basse, portée plus bas que Munky de Korn, et Hiroyuki, le chanteur, qui en fait des caisses visuellement. Et pourtant les mecs sont hyper bons, du genre à te faire groover comme rarement un Stoner / Doom assez classique mais imparable. Ce son chaud et groovy, ce gras chaleureux, cette voix envoûtante, tout est fait pour succomber au charmes des japonais. Et puis tu vois les mecs super contents d’être là, d’enflammer une Valley très réceptive à leur set. Tu demandes quoi de plus ?

Hollywood Vampires : J’avais préparé mon stock de vannes, j’étais prêt. Sauf à ce que Hollywood Vampires ne soit pas si mal. Alors attention, je n’ai pas dit que j’écouterai ça chez moi, non non, mais en live c’était très correct. En mêlant quelques compos et pas mal de reprises le groupe donne un concert de Rock / Hard Rock honnête, Alice Cooper change de registre (en reprenant du The Doors par exemple). Johnny Depp joue de la gratte, quand il est en rythmique ça passe, les solos c’est plus chaud (en face y’a Joe Perry tout de même), mais non il n’est pas ridicule. Les reprises sont bien foutues (The WhoThe Yardbirds / Mötorhead…). Donc il y aura eu Johnny Depp au Hellfest et mis à part se demander pourquoi un groupe qui a sorti deux titres originaux se retrouve tout en haut de l’affiche, c’était tout de même un bon moment.

Suffocation : Après s’être rempli la panse, quoi de mieux que de digérer pépère devant Suffo' ? Bon il faut avoir encore une petite place pour le dessert car la bande de New-York ne lésine pas à bourrer autant que possible. La crainte d’un son brouillon et trop synthétique n’était pas loin mais il n’en fut rien fort heureusement. Tout passe sans souci, même les soli sortent nets, quand ne s’abattent pas des riffs hyper-méchants. Et contrairement au groupe de Brutal Death Metal lambda, Suffocation fait un gros doigt à l’ennui en changeant de plan, de rythme toutes les 15/20 secondes (sans exagérer), de quoi surprendre suffisamment souvent. Sans être réservé qu’aux plus fins connaisseurs de leur discographie, Suffocation a de quoi plaire à tout amateur du genre, sans oublier les règles élémentaires de la politesse (un gentil et tout doux "thank you" du chanteur tous les deux titres après avoir growlé comme un ogre). Avec une part belle faite aux morceaux plus anciens (Infecting The Crypts, Liege Of Inveracity, Jesus Wept), les Américains ont retourné l’Altar sans aucune difficulté.

Eyehategod : Rien n’y fait, Eyehategod c’est les patrons du Sludge. En fait tout le monde le sait, mais tu peux seulement le comprendre une fois que tu les as vu sur scène. Genre force tranquille. Pas besoin d’en faire des tonnes. Déjà leur son parle pour eux : c’est gras, c’est fort, ça suinte et ça bastonne. Tout ce qu’on demande pour ce genre, donc. Puis Mike est très en forme vocalement, dégueulant sa haine avec puissance et justesse. C’est sans doute ça qui change depuis sa rémission, Eyehategod sonne plus juste, plus pro. Pas forcément qu’ils en aient quelque chose à branler, juste qu’ils le font pour eux et faut avouer que ça tape méchamment. Dans les riffs Stoner tellement au dessus de beaucoup groupes, dans le gras du Sludge méchant et noirâtre, ou alors dans les accélérations Hardcore qui laissent tout le monde sur le carreau. Bref, ce sont les patrons, c’est pas la peine de discuter.

Satyricon : «Allez, on va se poser au calme, c’est Therion qui va jouer et je m’en fous pas mal ». Horreur, enfer et damnation, voilà ce que c’est que d’être trop prévoyant et d’imprimer son running-order trop tôt. Satyricon a échangé son créneau avec les Suédois pour jouer en début de soirée pour laisser Therion conclure cette nuit de folie. Reste donc un bon quart d’heure après ce malheureux constat, durant lequel on pourra entendre la recette récente du groupe. Oubliez le Black Metal neigeux des années 90, là le tempo est bien plus standard (presque en sous-régime parfois) sur lequel se colle un riffing légèrement BM teinté Rock. Le genre de mélodies pas loin d’Inquisition, qui glissent sur le manche et fonctionnent pas si mal, mais difficile de juger beaucoup plus vu le peu de morceaux auxquels nous avons assisté.

Bad Religion : L’un des groupes culte du Punk Hardcore ricain s’expose sur la Zone de Guerre et met tout le monde d’accord, via un set énergique et calibré. Voilà le tableau : c’est propre, parfaitement aligné, mais ça manque d’une spontanéité inhérente au genre. Il faut dire que les gaziers ne sont pas tous jeunes et on peut toutefois reconnaître leur précision conservée malgré le poids des années. Le public est ravi et enthousiaste, prêt à en découdre. Un circle pit s’est même formé pour l’occasion, ne soulevant pas tellement de poussière puisque le sol en face de la scène est désormais pavé. On a parfois l’impression d’entendre les albums en live, sans surprise, on pouvait en attendre mieux malgré la performance.

Judas Priest : Ces dernières années, il était encore possible de se questionner sur l’intérêt que Judas Priest revienne se produire au Hellfest. C’était sans compter la sortie de leur nouvel album Firepower cette année, d’une qualité qui force le respect. L’attente était donc grande pour ce concert des anglais en tête d’affiche. Au-delà de l’aspect visuel du show qui se balade en permanence entre le kitsch Turbo Lover et du spectacle impressionnant pour les yeux, pour les oreilles on aura droit à des musiciens en très grande forme. Le temps file aussi vite que Rob Halford change ses tenues au cours du concert jusqu’à cette fameuse arrivée sur scène roulant sur une Harley-Davidson pour le Hell Bent For Leather. Living After Midnight vient clore le tout et l’on ressort de cette heure et demie avec des tubes plein la tête, de Grinder à Painkiller en passant par Breaking The Law et You've Got Another Thing Comin'. Judas Priest a clairement assuré !
Napalm Death : Les barons de Birmingham sont de retour sous l’Altar cette année encore, après avoir fraîchement sorti Coded Smears And More Uncommon Slurs dont on entendra un bout durant le set. Napalm Death joue à la maison et le fait bien sentir dans les tirades de Barney. Ce dernier entame dès le premier morceau son habituel jogging démantibulé autour de la scène en beuglant dans son micro avec la maîtrise qu’on lui connaît. S’il faut être tatillon (oui, "tatillon", j’ai le droit), on pourra arguer que le son était un peu moins propre qu’en 2016, avec des guitares légèrement plus floues. Mais c’est vraiment pour pinailler, car Napalm Death ne manque pas à sa réputation de chauffeur de salle et livre un show sans bavure, avec les incontournables (You SufferNazi Punks Fuck Off) et les offrandes plus récentes (Smash A Single Digit).

Corrosion Of Conformity : À minuit tapante les papas du Southern Metal aspergent la Valley de leur classe intemporelle, les mecs sont toujours pleins de ressources pour contenter un auditoire déjà conquis à cette heure-là. Un bon aperçu de la discographie est exposée, de Eye For An Eye à No Cross No Crown le dernier long en date et ma foi ce fut peut-être le plus clair rendu sous la tente en ce vendredi. Limpide et sans fioritures, le quartet a déroulé et assommé un auditoire en fin de journée, étalant un set efficace et pas vraiment surprenant. On ne s’attendait pas à mieux à vrai dire. C’est validé.

A Perfect Circle : Quatorze ans. L’attente aura été conséquente depuis le dernier passage français d’A Perfect Circle au Zénith de Paris en 2004. Venant en terre clissonnaise pour défendre album Eat The Elephant leur quatrième album (enfin !), le groupe ne s’est pas fait prier et a foulé la Mainstage 2 à l’instant où Judas Priest faisait retentir l’ultime note de leur concert. Progressant toujours dans l’ombre des lumières tamisées, c’est un véritable plaisir de retrouver Maynard James Keenan aux côtés de Billy Howerdel face à nous, plaisir partagé qui plus est d’après ses propres dires. Faisant la part belle à leur dernier album, certains morceaux d’Eat The Elephant atteignent un niveau de sublime sur scène que l’album seul n’atteint pas, ajouter à cela quelques passages par Mer De Noms et Thirteenth Step ainsi qu’une reprise de Dog Eat Dog en mémoire à Malcolm Young (AC/DC) et vous obtiendrez un des meilleurs concerts de cette première journée de festival. Par ailleurs, le groupe a également annoncé une nouvelle qui ravira tous les déçus qui n’ont pas pu saisir leur précieux sésame pour le concert à l’Olympia mardi : - A Perfect Circle reviendra au Zénith de Paris le 6 décembre prochain.

Rise Against : Un option intéressante pour se finir en ce vendredi sur la Warzone, Rise Against, qui mettait naturellement leur dernier album Wolves en avant. Soit une ribambelle de titres plus ou moins aseptisés, plus ou moins typés keupon hardcore 90’. Un set qui nous empêchera pas de taper du pied mais qui ne nous portera pas au-delà des cimes. Les Chicagoans ont fait ce qu’on attendait d’eux, ni plus ni moins. On pouvait néanmoins espérer davantage d’audace dans ce contexte.

Top 3 vendredi :
Bacteries : ConvergeMysticum - Crowbar
Chazo : MeshuggahMysticum - Svinkels
Pentacle : Eyehategod - Church Of Misery - Celeste
Skaldmax : Suffocation - Church Of MiseryDemolition Hammer
Tang : Converge - Corrosion Of Conformity - Fange
Zbrlah : Steven Wilson - Tesseract - A Perfect Circle
Meo : Church Of Misery - Eyehategod - Fange
Florian : A Perfect Circle - Bad Religion - Steven Wilson
Nonohate : Celeste - A Perfect Circle - Steven Wilson

Jeudi 21 juin 2018

Tobias Forge (la tête pensante de Ghost) aurait un projet commun avec Nergal (de Behemoth) et on parle aussi de Rob Halford (Judas Priest).