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Biographie

Jordan

Adrien : Chant/Guitare
Tibo : Batterie/Chant
Bass : Synthé/Chant

Monté il y a tout juste deux ans (janvier 2004), Jordan sera tout d'abord un duo guitare-batterie, avant de s'adjoindre les services d'un clavier. Rapidement, le trio se forgera une réputation de groupe de scène, avec pas moins de 50 concerts aux côtés des plus talentueux (voir ci-dessous la chronique de l'EP promo), avant de s'envoler pour le Canada au printemps 2006. Jordan y enregistrera son premier véritable EP, Back to the Gym, Kid!, édité par Motoneige Records (Saycet, Motenai,...), enchainant par la suite avec une tournée européenne (Suisse, Allemagne, Belgique, France, Luxembourg) à la rentrée 2006, puis en France en janvier 2007.
Le combo nous revient en 2008 avec son tout premier full length : Oh No! We Are Dominos.

Split w/ Turne ( 2010 )

Après s'être adonné à l'exercice de l'enregistrement live, puis studio, aux formats EPs, Album, revoilà Jordan à l'assaut d'un format très court avec un premier 7" en 45 tours. L'occasion d'accueillir et d'introduire (!) les copaings de Turne.

Turne qui se charge ici de la seconde partie du vinyle avec "Catch", morceau délurément sautillant, à écouter, effectivement, en "Body Fuschia et chaussettes de danse". Y'a qu'à voir le clip !  Ca déboule en beatboxing, les grattes virevoltent et s'entrechoquent, les paroles se chantent à tue-tête ("Sounds GooOOOoood!") et pis voilà. Un bon petit moment, trop court bien sûr, qui plaira sans doute à ceux qui aiment bouger leurs fesses sur du Q And Not U, Dartz!, Les Savy Fav etc.

Quant à Jordan, pas de révolution sur "Folklore", mais une petit évolution bien notable, efficace en diable. Piste bien plus apaisée/apaisante que le reste de leur discographie : voix calme même si le débit s'accélèrera, clavier sucré en retrait, mélodie entêtante as usual. C'est cool, c'est fresh...on sent tout de même une progression vers le durcissement (!) en fin de parcours. Là encore c'est trop court, et il faudra patienter jusqu'en septembre pour la sortie du deuxième opus : Joie de Vivre with my Wolf Pack...

Hâte ! Vite ! Encore !

A écouter : les 2 titres ! Faut pas dconner...
14.5 / 20
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Joie De Vivre With My Wolf Pack ( 2010 )

Faisant suite à leur split avec Turne, Jordan nous revient donc avec l'ultime chapitre de son histoire : Joie de Vivre With My Wolf Pack. Et une fois de plus, c'est bien une bonhomie toujours aussi communicative que l'on retrouve sur ce disque :  des rythmiques chaloupées, une gratte aussi incisive qu'abrupte, le tout enrobé d'un clavier...glucosé ? Du Jordan quoi.

Pas de déception donc tout au long de ces 11 titres; peut-être un léger coup de mou sur "Dennis Wilson (Lost On The Track)", mais globalement, ça tient largement la route comme l'avait d'ailleurs laissé présager "Folklore". Un petit bonheur à réécouter, avec ce soupçon de...résignation (?) qui donne une couleur particulière à cet opus. Une couleur intensifiée, à l'image de la pochette, par la fin très Clair de lunienne de "Vikings And Viqueens", idem sur "Golden Falcons".
Tout aussi appréciable, l'utilisation de cuivres sur la paire "Ice Cream The Waves"/"La Isla De la Muerte", qui n'est pas sans rappeler les Cougars, le groupe pas les bonnes femmes.
Mais chez Jordan, pour ma part, petite préférence pour les morceaux à la "Montréal" (Back to the Gym, Kid!) comme il est question ici avec "We Multiply" : noisy, mordant, impétueux et viscéral à la fois. On en veut plus ! Mais...

...c'est fini. Fait chier!

Album en écoute sur BandCamp.

A écouter : "Folklore"; "We Multiply"; "La Isla De La Muerte"
15.5 / 20
1 commentaire (14.5/20).
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Oh No! We Are Dominos ( 2008 )

Précédemment sur Métalorgie : Dément, furieux et mélancoliquement instable, Back to the Gym, Kid! s’appuie sur un cast’ de luxe (Howard Bilerman (The Arcade Fire, A Silver Mt. Zion,...) et Brian Paulson (Beck, Knut,...’) ne laissant rien au hasard, surtout pas cet aspect live qui vient conférer à l’ensemble spontanéité et fraîcheur. Et Dieu que ça fait du bien...On leur passera donc volontiers les quelques approximations de langue, de justesse, etc., qui renforcent en fin de compte la sincérité du groupe.

Le recyclage télévisuel de chronique, quel concept ! En même temps, les fondamentaux sont toujours là et suivre la carrière de Jordan, c’est un peu suivre un feuilleton, genre un bon (!) soap, les ingrédients sont connus, avec cependant quelques guests et des plans en extérieur en bonus : un coup au Canada, un coup en Belgique, en Norvège, en Allemagne, et 146 autres coups du même genre (ndrl : oui ça en fait des coups). Des destinations qui, en matière de cast’, les ont amenés à faire escale à San Francisco cette fois afin de bosser avec Jay Pellicci (Deerhoof, 31 Knots,… ) au Tiny Telephone Studios. Pour les curieux, ou ceux qui auraient envie de faire comme le trio parisien, l’adresse internet du studio est disponible et recense quelques prestigieuses formations telles Two Gallants, Okkervil River, Nada Surf, Death Cab For Cutie etc. Du beau monde qui laissait présager du meilleur quant à la sortie de ce premier album longue durée intitulé Oh No ! We Are Dominos !

Et un très bon présage en définitive puisque les fans du groupe ne seront pas déçus. Peut-être une légère appréhension de prime abord, mais en multipliant les écoutes, difficile de ne pas se rendre à l’évidence : ces p’tits cons à barbe nous ont encore claqués tube sur tube. Ne serait-ce que sur la paire "Harpoons"  / "3,4" que beaucoup seront ravis de retrouver enfin sur galette pour mieux claper cul-nu sur la table du salon, le chat, yeux écarquillés, halluciné devant tant d’horreur (ndlr : appelons ça… une barbe tiens). Pour le reste, un vrai petit condensé d'énergie, de hargne, d'épilepsie (cf. artwork), mais surtout de plaisir à l'état brut. Un peu de mélancolie huitbitienne notamment sur "l'apaisante" "Say My Name Three Times" et puis pas mal de choeurs haut perchés; ce dernier point étant sûrement l'aspect le plus travaillé de l'album avec la multiplication des nappes de chant, particulièrement recommandé en live. Inutile de venir souligner les points négatifs et autres références d’ores et déjà cités dans les précédents épisodes. Jordan, s’écoute, s’aime, se vit, se touche (ndlr : véridique, mais pas entre eux) bref tout pour nous donner envie de les accompagner loin…loin…loin dans leurs pérégrinations musicales.

A écouter : ...en entier nomdidjou !

Back to the Gym, Kid! ( 2007 )

Précédemment sur Métalorgie : ‘Sans faute pour Jordan avec cette mise en bouche détonante. Un plat de résistance attendu avec impatience pour cet été, et c’est somme toute logique lorsque l’on prend connaissance des cuistots à l’œuvre: Howard Bilerman (The Arcade Fire, A Silver Mt. Zion,...) et Brian Paulson (Beck, Knut,...).

Il aura finalement fallu attendre l’hiver pour se délecter du plat de résistance ; oui oui ‘se délecter’, car ce premier véritable EP de 6 titres, enregistré à Montréal au studio Hotel 2 Tango, est largement à la hauteur de son prédécesseur. Dément, furieux et mélancoliquement instable, Back to the Gym, Kid! s’appuie sur un cast’ de luxe (voir intro) ne laissant rien au hasard, surtout pas cet aspect live qui vient conférer à l’ensemble spontanéité et fraîcheur. Et Dieu que ça fait du bien...On leur passera donc volontiers les quelques approximations de langue, de justesse, etc., qui renforcent en fin de compte la sincérité du groupe.

Un abandon de soi que l’on ressent tout particulièrement à travers la multiplicité des lignes de chant, alternées, en retrait, ou couplées. Leur agencement est tout aussi réfléchi que leur impact émotionnel; seul, peut être, le rendu live instaure une certaine distance, diminuant la brutalité de certaines invectivassions. Côté mélodie, pas grand chose à ajouter depuis la dernière fois, Jordan a un talent indéniable pour la dénicher et l’exploiter à sa juste valeur. Les fans de la première heure reconnaîtront "The Game of Janga", anciennement "Automatic (Emergency Alert #3)", et seront surpris par la réorchestration de "Dead Echo", rebaptisée "Tacklin’ Fuel". Enfin, pour notre plus grand plaisir, de nouvelles petites références viennent s’ajouter aux précédentes (The Rentals, Q & Not U,...), sur "Reptiles" tout d'abord avec la surimpression d’un clavier qui évoquera à certains les Canadiens de Think About Life (ndlr: Jack Dylan, à l'origine de l'artwork de cet EP, a aussi planché sur celui du TAL). Références également sur l’hallucinée "Montréal" véritable bijou rappelant pour notre plus grand plaisir les méfaits d’Underground Railroad. Saupoudré le reste d’un soupçon de piano, tantôt éploré ("Non Buttare I Soldi Dalla Finestra "), tantôt épileptique ("Montréal" toujours) et vous obtiendrez…

…le mariage quasi-parfait de la culture franco-canadienne tabarnak !

Télécharger : "Cabs are Promising"
Ecouter sur MySpace : "Cabs are Promising"; "Tacklin' Fuel"

A écouter : The Game of Janga; Montreal; Non Buttare I Soldi Dalla Finestra

EP 3 titres ( 2006 )

LastDaysOfApril, These Arms are Snakes, Mock Orange, Hell is for Heroes, Ted Leo, mais aussi leurs compatriotes d’Elevate Newton’s Theory, Ravi et Youri (Federal). Voilà pour la liste non-exhaustive des formations que Jordan a pu accompagner sur scène durant ses deux dernières années d’existence. Un gage de qualité que l’on retrouve de manière indéniable sur ce premier EP 3 titres promo qui remplit largement son contrat.

Cette première parution marque un changement de cap pour les Parisiens que l’on sentait très influencés par Weezer lors de l’édition 2005 du Coco Modesto. Jordan conserve malgré tout ce brin de nostalgie, davantage inspiré par le side-project de Matt Sharp, ancien bassiste de Weezer, à savoir The Rentals. Nostalgie incarnée par ce clavier tantôt psyché, tantôt disco, s'intégrant aux pistes avec parcimonie, et conférant un côté déluré à la musique du groupe. Cette dernière se positionne désormais aux abords des scènes rock indé' et post punk ; un mariage qui risque fortement d’attirer les auditeurs de Les Savy Fav et de Q and Not U (ndlr: comme quoi, les fiches de présentation ne sont pas systématiquement erronées) : "The Muse and The Blind Painter" jouant d’une pop ronflante, aux arpèges apaisants, servis par un chant plaintif intelligemment nuancé. Une voix, une interprétation, assez similaires à ceux de Matthieu Lamy (This is The Girl) pour un rendu vraiment prenant sur la totalité des titres, y compris sur un morceau ‘dancy’ comme "Automatic (emergency alert #3)", ou sur une piste plus nerveuse telle "Dead Echo".

Sans faute pour Jordan avec cette mise en bouche détonante. Un plat de résistance attendu avec impatience pour cet été, et c’est somme toute logique lorsque l’on prend connaissance des cuistots à l’oeuvre: Howard Bilerman (The Arcade Fire, A Silver Mt. Zion,...) et Brian Paulson (Beck, Knut,...). Et le mot de la fin au Fresh Prince qui aurait pu aisément poser quelques flows sur ce trois titres 'bouncy' à grands coups de ‘Boom Shake Shake Shake the Room !’. A présent, direction MySpace

A écouter : Dead Echo; Automatic ("Emergency Alert "#3")