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Biographie

Jerry Cantrell

Jerry Cantrell est surtout connu en tant que guitariste d'Alice in Chains. En 1998 il s'est permis de faire un petit écart avec le groupe qu'il a fondé et enregistra un premier album solo entouré de ses compagnons d'Alice in Chains Sean Kinney et Mike Inez, mais aussi de Les Claypool (Primus) et de Rex Brown (Pantera) à la basse. Quatre années plus tard il enregistra Degradation Trip, entouré du batteur Mike Bordin (Faith No More) et du bassiste Robert Trujillo (Suicidal Tendencies, Infectious Grooves, Metallica...). Ce disque est une véritable ode à la morosité en raison d'une passe difficile dans la vie de Jerry Cantrell. L'album fut dédié à Layne Staley, chanteur d'Alice in Chains, décédé d'une overdose peu de temps avant que l'album ne sorte. A la fin de l'année le label décida de ressortir le disque avec treize chansons supplémentaires.En 2006 Jerry Cantrell reforme Alice in Chains avec William Duvall pour remplacer le regretté Layne Staley.

Chronique

13 / 20
4 commentaires (14/20).
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Degradation Trip ( 2002 )

Jusque là on connaissait Jerry Cantrell pour son travail de guitariste au sein d'Alice in chains. Avec Degradation trip, son nouvel album solo, Cantrell met en avant d'autres parties de sa personnalité musicale, celle de compositeur talentueux et de chanteur pour le moins doué. Pour tout dire, on en viendrait presque à regretter qu'il n'eu pas chanté (en frontman car il chanté tout de même) dans feu Alice in chains, si la place n'avait pas était déjà occupé par le génialissime Layne Staley (R.I.P). Alice in chains est mort, gloire à son guitariste !
Cet album est une réussite à tout point de vu, le son est nickel, les guitares biens grasses comme on les aimes, la voix de Jerry tantôt aérienne, tantôt gravement dépressive, mais opérant toujours dans le sens de la mélodie. Etonnamment, on aurait pu s'attendre à encore plus de sauvagerie, mais la violence est ici canalisé la plupart du temps, et lorsqu'il la laisse ressortir cela donne lieu à des titres comme ce " Mother spinning in her grave ", hypnotique est intense. Certes la douleur est toujours sous-jacente dans chacun des morceaux, mais c'est justement quand Mr Cantrell la laisse prendre les devants, et qu'il empoigne lui-même ça guitare acoustique que l'émotion est à son comble comme sur " Angel eyes ", " Solitude ", ou encore " Give it a name ". Le reste de l'album ce sépare en deux parties, la première partie de l'album est du Jerry Cantrell 100% pur jus, les quatre dernières chansons sont quand à elle plus expérimentales. Le seul reproche que l'on peut vraiment faire à ce disque, c'est sa longueur, 1h15 minutes, c'est un petit peu trop pour apprécier chaque titre à sa juste valeur.
Jerry Cantrell nous offre quand même un disque d'une musicalité rare, pour un compositeur à dimension humaine, ce qui est tout aussi rare, à posséder.

A écouter : Angel eyes - Solitude - Give it a name