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Biographie

Jenx

Groupe de la région bordelaise, Jenx est issu du foisonnement de petites formations locales dont ses membres ont fait partie (Nihil, WitchCraft, Bristol Meyers Squibb.) Avec un bassiste chanteur, Xav', deux gratteux énervés, Jessy et Max, et un batteur survitaminé, Niko, le groupe développe une force de frappe comparable aux cadors de son genre de prédilection, le Metal Indus. Une première demo, Unusual, sort en 2004. Ayant partagé l'affiche avec notamment Oomph! et Punish Yourself, Jenx a capitalisé sur son expérience live pour enregistrer un premier album puissant au Conkrete Studio en 2006, masterisé par Jean-Pierre Bouquet à l'Autre Studio cette même année. Fuseless arrive dans les bacs en février 2007. Le groupe s'implique par ailleurs dans des projets audiovisuels, avec par exemple des musiques de film (The Call Of Chthulu). Jenx revient sur le devant de la scène en 2012 avec une signature chez Klonosphere et la sortie de Enuma Elish. L'année suivante un remix nommé Drift lui est consacré.

Chroniques

Drift Fuseless

Drift ( 2014 )

Se forger un avis sur un album de remix n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’on creuse un peu pour voir qu’il s’agit d’un album composé pour moitié de mix de l’album précédent et pour une seconde partie de 3 nouveaux titres, tous orientés vers des sonorités Metal Indus et composés par Lyynk. Il est d’ailleurs difficile de distinguer globalement les inédits des versions retravaillées, l’approche étant sensiblement la même : un gros travail de prod sur des titres d’environ 5 minutes, avec pas mal d’ambiances et une différence sur la présence (ou l’absence) de chant tout en restant dans une vision similaire des sonorités industrielles (quelques airs de NIN ou Static X pour les USA, des rythmes cousins de No Place For Soul).
Sur l’ensemble des titres, j’avoue rester perplexe. Pas inintéressant sans pour autant marquer suffisamment pour donner envie d’y revenir, Drift est plus une expérience qu’un disque qui reviendra sur la durée. Malgré tout l’intérêt que l’on peut porter à ce type d’exercice, il est difficile de rester attentif sur l’intégralité du disque et ce malgré le travail effectué (« Renewal », « Chains of Labor »). Tout s’agence et se succède plutôt bien, mais il manque ce quelque chose qui fait que l’on peut avoir envie d’écouter plus d’un ou deux morceaux à la fois.

Pas grand chose à dire au final, on tape plus dans l’Electro Indus qui ravira les adeptes du genre. N’étant pas forcément un fan du concept, j’admets avoir eu un peu de mal à rentrer pleinement dans Drift mais ce n’est pas pour autant une mauvais moment, même si je pense qu’il vaut mieux se tourner vers Enuma Elish pour découvrir le combo.

A écouter : Tout, à petites doses
14 / 20
5 commentaires (13.9/20).
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Fuseless ( 2007 )

Pour son premier album, Fuseless, Jenx frappe en force avec un métal plombé tendance power et des sonorités indus éparpillées sur les pistes, en particulier les percussions.

Très percutante, la musique du groupe bénéficie sur cet album d'une production qui rend justice à ses vélléités énervées. Puissante, léchée, elle permet de profiter à plein des qualités vocales écorchées du frontman et des compositions martiales du gang. A l'occasion syncopées, les parties de batterie appuient un riffing en cisaille de multiples blasts, rappelant immanquablement le style Fear Factory. Les boucles indus s'insèrent efficacement à l'ensemble, par exemple sur Crawling Again, dans un registre plus proche de formations comme Machine Head pour le coup, avec de bonnes parties mélodiques.

L'impact de Fuseless est conséquent, révélant un groupe prometteur dans une frange metal indus encore un peu en friche au niveau hexagonal. Ainsi, Kira évoque là encore un Fear Fac' gonflé à la sauce power US, rythmique pachydermique et grunt proche d'un Burton C. Bell. Jenx montre aussi une volonté intéressante de créer des ambiances oppressantes, notamment sur Mute, instrumental bien foutu et percussif à souhait où les sonorités indus enrichissent la mécanique du groupe. On relève aussi quelques ponts dans le style de Korn, sur Pulsions et Falter, avec ce riff tellurique évoquant le Here To Stay des californiens. Temps fort du disque, Unusual voit l'apparition remarquée des Tambours du Bronx, qui apportent beaucoup d'impact à une composition mid-tempo, pesante. Jenx semble affectionner ce registre sur la durée de l'album, développant une atmosphère de zone industrielle en perpétuelle construction, à l'image des grues qui ornent la pochette du disque.

Le reproche principal que l'on peut faire à Fuseless serait sa linéarité. Linéarité du chant et des compositions, qui bien que solidement charpentées, rendant l'album très bon dans le martelage incessant, le privent d'un côté aventureux plus prononcé, notamment dans ses accents industriels, pas follement originaux, et qu'on aurait aimé plus présents néanmoins. Ainsi, un morceau comme Last Fuse évoque par instants le Nine Inch Nails de Pretty Hate Machine, par ses boucles rythmiques sautillantes intégrées à une piste incisive. Ce défaut d'audace reste cependant pardonnable pour un premier album et laisse augurer d'une belle marge de progression pour l'avenir.

En somme, avec Fuseless, Jenx sort un solide premier album, avec de belles qualités percussives et une puissance d'impact comparable aux grands frères ricains. Ne reste alors plus qu'à souhaiter au groupe d'affiner encore son identité musicale, notamment par une plus grande recherche mélodique et plus de plans typiquements indus, pour sortir davantage du lot. Conventionnel, mais prometteur.

Hole en écoute sur le myspace du groupe.

A écouter : Crawling Again, Falter, Unusual, Mute
Jenx

Style : Indus Metal
Tags :
Origine : France
Site Officiel : jenxnoise.com
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Amateurs : 13 amateurs Facebook :