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Biographie

Iskald

Aage Krekling : Batterie/Chant (2005-présent)
Simon Larsen : Guitare/Basse/Chant/Clavier (2005-présent)
René Zonneveld : Basse (2006-présent)
Espen Solstad : Guitare/Chant (2007-présent)
Arne Aalstad : Basse (2005-2006)
Anders Lambersøy - Basse/Chant (2006)
Lars Johannessen - Guitare (2007)

Trio lors de sa création en 2005 par Aage Krekling, Simon Larsen et Arne Aalstad, Iskald signifie "glacial" en norvégien et joue un Black-Metal mélodique aux sonorités Heavy. Le groupe sort une démo ainsi qu'un ep, Northern Twilight en 2005, mais malheureusement Arne décède le 2 Février 2006 des suites d'un accident de voiture avant d'avoir pu enregistrer l'album. Iskald se retrouvant sans bassiste, c'est en la personne d'Anders Lambersøy qu'ils font appel pour enregistrer Shades Of Misery qui sort à la fin de l'année en auto-production puis chez Indie Recordings en Mai 2007. Pour assurer les prestations live, le groupe s'adjoint les services de René Zonneveld et Espen Solstad, et se produisent en Mars 2008 à l'Inferno Festival aux côtés de Satyricon, Gorgoroth  et Behemoth. A la fin de l'année Revelations Of Reckoning Day sort dans les bacs toujours chez Indie Recordings, puis le groupe se lance dans une tournée avec Vreid et Kampfar. Début 2011, The Sun I Carried Alone voit le jour.

Chronique

14.5 / 20
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Revelations Of Reckoning Day ( 2008 )

Un groupe de Black-Metal norvégien de plus. Oui, seulement celui-ci n'est pas true Back, mais plutôt du côté Heavy de la force. Jeune formation réduite à un duo, (et à un quatuor en live) Iskald donne naissance au successeur de Shades Of Misery sorti en 2006. Pas le temps de chômer pour les norvégiens qui nous livrent un seconde offrande en 2008 plus travaillée et aboutie bien qu'encore marquée de ses influences.

Une comparaison vient tout de suite à l'écoute de ce nouvel opus : Immortal, et plus précisément celui d'At The Heart Of Winter. Pourquoi me direz vous? Eh bien, autre que la pochette qui pourrait mettre la puce à l'oreille sur les ambiances de ce Revelations Of Reckoning Day, dès le premier titre, Ruin Of Mankind, on est frappé par ses atmosphères glacées et par ce riffing Heavy/Black cher à leurs compatriotes norvégiens et cela se poursuit tout aux longs des neuf titres qui composent l'album. Sur le plan structurel les titres s'allongent, tournent aux alentours des 6mins, le temps pour Iskald d'amener ses contrées enneigées, de développer petit à petit ses titres comme c'est le cas sur Warriors Of The Northern Twilight, Part 2, sans doute le morceau qui met le plus en œuvre la technique des musiciens. Le duo maitrise justement son sujet, les parties de guitares sont assez variées en riffs tantôt Heavy, tantôt Black, souvent mélodiques notamment lors des arpèges sur Dommedag d'un aspect presque Folk. La batterie manque par contre de diversité lors de certains plans, mais la basse bien mise en avant rattrape cette petite faiblesse technique. Iskald surprend même parfois sur le très bon The Orphanage, peut-être la pièce maitresse du disque, par ses changement de styles et de progression rythmique ou par l'instrumentale Endtime à la teneur symphonique de par cette utilisation du synthé assez peu utilisé au final. Côté chant, rien à redire, Iskald fait dans le chant Black classique sans pour autant manquer de puissance ou de hargne.
Deux petits défauts parsèment néanmoins ce disque. D'une part, parce que le spectre d'Immortal plane presque continuellement sur ces neuf titres aux influences Heavy/Black largement ressenties et d'un autre côté parce que Revelations Of Reckoning Day manque parfois d'une certaine accroche et de passages plus personnels. Rien qui ne puisse réellement plomber l'opus des norvégiens, mais qui l'empêche véritablement de se distinguer de ses cadets.

On passera tout de même un agréable moment à l'écoute de cet opus, car il ne manque pas de titres efficaces, de mélodies et d'une variété des styles appréciable.
Le duo norvégien est sur la bonne voie, reste à se séparer de leurs influences peut-être un peu trop marquées sur leur prochaine sortie.

A écouter : The Orphanage, A Breath Of Apocalypse