Biographie

Iroha

Andy Swan et Iroha ne font qu'un. Vieil ami de Justin Broadrick, il est de l'aventure Final. En 2007, il créé Iroha, nommé d'après un poème japonais. Trois ans plus tard, il entame sa collaboration avec Denovali par un split aux côtés des français Fragment., suivi d'un premier album éponyme et d'un ep End Of An Era. En 2012, Andy Swan sort Shepherds&Angels, toujours chez Denovali Records.

Chronique

10.5 / 20
1 commentaire (13.5/20).
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Iroha ( 2011 )

On va encore dire qu'on s'acharne sur Broadrick. Mais bon, entre ses productions sucrées qu'il nous distille depuis cinq ans et ses autres projets, on frise quand même l'excès de diabète. Dernière émanation, Iroha, rien de moins que le projet solo d'Andy Swan croisé chez Final. Enfin quand je dis solo, on retrouve quand même Broadrick à tous les étages, que ce soit dans le mastering ou dans les remixes qui composent le deuxième disque. Du coup, rien d'étonnant à ce qu'on retrouve les mêmes ingrédients. Une guitare surcompressée, des nappes d'orgue pour accentuer l'ambiance cathédrale de la chose, pour un rendu entre metal et shoegaze. Pas d'erreur, on est bien dans le même registre que le boulimique de Birmingham à un point frisant même l'indécence.

Certes tout n'est pas à jeter. Swan parvient à capter notre attention sur le prenant "Last Day of Summer", sobre et beau dans son exécution, lorsque le beat s'emballe ("Eternal") ou bien lorsqu'il fait appel à Mio pour briser le confort d'un chant juste mais qui, à la longue, finit par lasser ("Iroha"). Toutefois, l'ensemble reste quand même beaucoup trop passe-partout, trop prévisible tant au niveau des structures que des tournures mélodiques et le mimétisme avec Jesu trop flagrant pour que la mayonnaise prenne sans nous arracher des soupirs de lassitude au bout d'un quart d'heure. On se consolera avec le superbe digipack, triptyque mélancolique à souhait, aux clichés évocateurs d'une époque révolue durant laquelle s'est gavé le Royaume-Uni avant d'oublier derrière lui ceux qui en avaient été les acteurs, constituant peut-être la plus belle réussite de ce premier album d'Iroha. Une chose est certaine : Swan serait bien inspiré de couper le cordon avec Broadrick et ce dernier de lâcher la grappe à ses collègues.

A écouter : Last Day of Summer, Iroha