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Titre : A Family Underground Année : 2009
Nombre de titres : 1
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Label : Psychopathic Records
Collection : 1 membre possède cet album.

Moyenne lecteurs : 17.5/20 (1 avis dont 1 avec commentaire)

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Commentaires

iam_trying_to_belive 17.5 / 20 Le 21/09/2011 à 15H49

Petite histoire du Gathering of the Juggalos :
En 2000, le groupe Insane Clown Posse et son propre label Psychopathic Records, décide de monter un festival annuel, The Gathering of the Juggalos, ce qui signifie le rassemblement des Juggalos (c’est ainsi que les fans de Insane Clown Posse et des autres groupes du label sont surnommés). Afin de se rendre compte de l’ampleur qu’a prise le festival, mais aussi l’impact énorme du fan base du groupe ICP au fil des années, le label a voulu marquer le coup en sortant un documentaire de 90 minutes, filmé sur quatre jours, durant le Gathering of the Juggalos 2008.

A Family Underground, le documentaire :
Réalisé par Paul Andresen, le documentaire fait surtout la part belle aux fans, les Juggalos et Juggalettes. Le but étant d’expliquer, grâce à un support visuel, qui sont vraiment les Juggalos, quelles sont leurs motivations, leurs centres d’intérêts et de bien cerné l’état d’esprit de ces énergumènes lorsqu’ils sont réunis. Il faut savoir que dans certains états américains, les Juggalos sont considéré comme un gang criminel organisé, informations que le groupe ICP, le label et leur manager réfutent. Au travers de ce documentaire, ils prouvent qu’en fait, les Juggalos sont plus en sécurité entre eux, en famille comme ils aiment à le répéter, que dans la société et qu’ils sont extrêmement solidaire entre eux, d’où le titre A Family Underground.

Le documentaire débute en Angleterre, où l’on retrouve un sympathique couple de jeune parents qui casse leur tirelire pour faire le voyage jusqu’aux States, afin de participer au Gathering pour la première fois de leur vie. Mais réalisé leur plus grand rêve leur coûte cher. On y apprend que toutes leurs économies y passent. Après un très long voyage, le couple arrive enfin à Cave- In- Rock dans l’Illinois, le lieu où se tient le Gathering. Le couple installe leur tente et part à la découverte du Gathering et tout ce que le site offre comme distractions. On les retrouve à plusieurs reprises pendant toute la durée du documentaire. Parallèlement à l’aventure des deux amoureux, le film est entrecoupé de passages live et d’interviews de certains groupes, tels que ICP, Twiztid, Anybody Killa, Ice-T, Three 6 Mafia, Afroman ou encore le supergroupe Dark Lotus. Les interviews tournent surtout autours des Juggalos et du Gathering, de leurs impact sur les groupes et de l’importance d’avoir un fan base très fidèle, voir totalement dévoué pour certains. On remarque que tous les artistes sont très fiers et impressionné par la ferveur des Juggalos à l’égard des groupes et du label. Ils ont inventé un style de vie, un style vestimentaire et leur propre argot, comme le mythique Whoop Whoop ! largement utilisé tout au long du documentaire, expression destinée à attirer l’attention de quelqu’un, comparable à « Hé ! », « quoi de neuf ? » ou « ça roule ? ».

La majorité des Juggalos et Juggalettes ne sont pas des gangsters ou des gens violents. Au contraire, durant toute la durée du doc, tout le monde souris, tout le monde s’amuse et passe du bon temps et c’est là tout l’intérêt de ce Gathering. Quatre jours de fête, de cuite, de concerts de jeux, de rigolade et très peu d’hygiène ! Un état d’esprit très proche des métalleux, solidaire et complètement barré, voir extrême. Car au Gathering, il n’est pas question que de musique. En plus d’une centaine d’artistes se produisant live, le festival propose un tournoi officiel de catch de la ligue Juggalo Championship Wrestling, des meetings avec certains groupes, des sessions d’autographes, du karaoké et autres concours ou des jeux de goût plus ou moins douteux tel que, pour les filles, le catch en sous –vêtements.

On se délecte de plans de vue sur le camping, des campeurs et tout le cirque qui va avec. La boue, l’alcool, les drogues, mais aussi des moments de joie, de rires, de trip sous acide ou encore des gars qui organisent des combats de catch assez violent. Mais le tout dans un état d’esprit toujours très soudé et solidaire. On y voit par exemple, deux type se fracasser des néons, des chaises et autres objets sur la tête, se lacérant même le front avec du fil barbelé et finissant dans les bras l’un de l’autre, se félicitant du sympathique moment passé. On peut se fendre la poire avec des passages de partie de catch et des courses folles de golf carts à travers le camping. Vers la fin du film, on retrouve une dernière fois nos deux tourtereaux anglais vivant un moment inoubliable de leur vie, puisqu’ils se retrouvent sous une tente, devenue pour l’occasion une fausse église, et sont mariés officieusement et de manière assez comique, par Violent J, membre de ICP. Le moment est drôle mais tout de même touchant pour le couple, qui par cette occasion, on le privilège d’être en contact avec une de leur idole.

Un documentaire bien ficelé, jamais ennuyant, c’est un aperçu très intéressant du monde déjanté des Juggalos, de leur Woodstock.
Les points négatifs du dvd sont :
-Aucun bonus disponible, c’est uniquement un documentaire de 90 minutes. Pas de making of ou de scènes coupées.
-Introuvable autre qu’en zone 1 (pour l’instant), donc uniquement en anglais, sans sous titre.