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Biographie

Indesinence

Indesinence se forme à Londres (Angleterre) en 2002 autour d'Ilia (chant / guitares, également membre de Pantheist), Chris (guitare), John (basse) et Dani (batterie). Il faut un an au groupe pour sortir une première démo, Ecstatic Lethargy, qui recevra un accueil chaleureux dans l'underground et permettra au groupe de décrocher un deal avec Goat of Mendes Records.
Puis pendant trois ans, rien, jusqu'à ce que débarquent courant 2006 un album intitulé Noctambulism, ainsi que Neptunian, EP paru chez Weird Truth reprenant les trois titres de la démo ainsi qu'une reprise des Cocteau Twins.

Chronique

17 / 20
1 commentaire (16.5/20).

Noctambulism ( 2006 )

  Après une première démo à tirage très limité paru en 2003 et ayant fait bonne impression chez les rares à avoir pu jeter une ou deux oreilles dessus, Indesinence et son Doom Death typé début des 90s étaient quelque peu tombé dans l’oubli. Fort heureusement et de manière tout à fait inattendue, le groupe décide en cette année 2006 de sortir de l’ombre avec deux méfaits, un EP intitulé Neptunian, mais aussi et surtout un album, Noctambulism.


  Avec Indesinence, le message est clair : le groupe est fan de Doom Death old school, et il entend bien le montrer. Ainsi lors des premières écoutes, Noctambulism apparaît comme un hommage aux pionniers du genre, en particulier issus de la scène américaine. On retrouve donc les éléments caractéristiques du genre, à savoir l’alternance entre passages très lents et vertigineuses accélérations typiquement Death Metal, une voix growl monolithe, une section rythmique au taquet et un mur de guitares. A priori, l’originalité n’est pas le point fort du groupe. En effet, les influences sautent immédiatement aux oreilles, Evoken en tête, mais également Winter et dISEMBOWELMENT (en même temps, quoi de plus normal pour un groupe de Doom Death...).

  Pourtant, l’ensemble est vraiment, mais alors vraiment bien foutu. D’une brutalité rare pour un groupe de Doom, cet album prend aux tripes grâce à une intensité incroyable. Les accélérations épileptiques qui parsèment le disque (particulièrement sur Dusk Towering Forth) invitent à headbanguer furieusement, les parties mid-tempo ne sont que quelques instants de répit avant que le groupe ne revienne tout fracasser sur son passage, la voix est incroyable de puissance... L’énergie déployée ici est hallucinante et ne dépareillerait pas au milieu de certains albums de Death Metal, en un peu moins rapide certes. A ce titre, Lull est une petite merveille avec pour l’occasion un déluge sonore soutenu par une voix qui alterne cris / growl exactement comme les premiers groupes de Death. Ici, pas de mélodies, pas d’influences goth : que du brut de décoffrage qui fait du bien aux oreilles.

Mais ce disque n’est pas que violence et brutalité. On note également un énorme travail sur l’ambiance, qui est à coup sûr un des gros points forts du disque. Tantôt oppressante, tantôt hypnotique, elle captive l’auditeur de bout en bout, si bien que les quelques lenteurs qu’on peut trouver ici et là (la fin de Vernal Trance en particulier) sont masquées. La production joue un grand rôle dans l'élaboration d'une telle atmosphère, puisque le disque a été mixé par un maître de l'oppression en la personne de Greg, échappé des tarés d'Esoteric. On reconnaît d'ailleurs sa pate sur Ignis Faatus, glauque à souhait. Mais le titre emblématique du disque est certainement Flooding (In Red), pièce monstrueuse de presque vingt minutes, qui synthétise tout ce qu’on trouve dans l’album : pesante, puissante, monolithique et théâtre d’une furieuse débauche d’énergie, cette piste est une merveille. Encore une fois Evoken n'est pas loin, mais à l'image de leurs compatriotes, cette alliance furie old school / production énorme confère une certaine modernité à ce disque.

  Ce Noctambulism est donc une très grande réussite. Malgré un certain manque d’originalité, Indesinence pond un disque énorme de sincérité et de générosité, chaudement recommandé à tous les fans de Doom extrême. Suite logique d’Ecstatic lethargy, cet album véritablement jouissif permet de déclarer légitimement les Anglais comme figurant parmi les futurs très gros de la scène, s’ils parviennent à trouver leur identité propre. 2006 fut vraiment une putain d’année.

Deux titres sont en écoute sur le myspace du groupe.

A écouter : Flooding (In Red), mais mieux vaut tout couter
Indesinence

Style : Doom Death
Tags : -
Origine : Royaume-Uni
Site Officiel : indesinence.com
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