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Biographie

Incubus

Le premier album de Incubus s'intitule Fungus Amungus, un petit bijou de metal funky et jazzy paru en 1995. Plus tard Incubus entame une tournée avec la sortie de son 2e album S.C.I.E.N.C.E., ce dont ils prendront l'habitude les 6 années suivantes. Leur 3e album, Make Yourself , sort en octobre 1999 et les propulsent en haut de l'affiche avec les hits Pardon Me , Stellar et Drive qui se sont tous trouvés parmi les trois premiers singles du chart Modern Rock en 2000 et 2001. En 2001, Incubus passe même sur la scène principale de la tournée OzzFest, ce qui leur permet de toucher un public énorme et de se bâtir une renommée en plus de tout le reste. En octobre il sortent leur très attendu 4e album, Morning View. Ce dernier a apporté à Incubus son plus grand succès à ce jour en devenant disque de platine en seulement 10 semaines alors que Make Yourself continuait à grimper, vendant plus de 2 millions d’albums. Cette croissance a continué de manière stable avec l’aide du single Wish You Were Here arrivant en seconde place du chart modern rock des Billboards.
Après ces années mouvementées, le groupe décide de prendre un peu de repos bien mérité à la fin de 2002. Durant cette pause, Mike et Jose ont crée un side project influencé funk-jazz pour exprimer leur créativité : Time Lapse Consortium avec l’apparition du nouveau bassiste d'Incubus Ben Kenney (ex-The Roots), Neal Evans (Soulive), Suzie Katayama et un orchestre de 11 membres. Ce n'est qu'en début d'année 2004 que le groupe reparaît avec A Crow Left Of The Murder dont le premier single Megalomaniac, qui renoue avec un son péchu, s'assure un joli succès. Une tournée mondiale et courronée de succès plus tard, les californiens donnent naissance à Light Grenades, dont la sortie s'effectue à l'automne 2006. Le groupe revient trois ans plus tard avec Monuments and Melodies, une double compilation.

15 / 20
28 commentaires (14.36/20).
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Light Grenades ( 2006 )

  Il a donc fallu deux ans pour qu’Incubus délivre enfin le permis de dégoupiller ses treize Light Grenades.  Les californiens, avec ce sixième opus, mettent immédiatement les choses au clair concernant leur orientation musicale. Le cheminement rock débuté sur A Crow Left Of The Murder n’est pas près de virer à la simple promenade. Un choix qui ne satisfera pas les nostalgiques, cela va sans dire, mais qui traduit immanquablement l’épanouissement stylistique sans réserves d’un quintet nullement décidé à changer de cap à la moindre bourrasque.

  A l’image de son prédécesseur, Light Grenades opte pour un rock à dessein pop dont la production et les structures se font largement plus matures qu’auparavant. Les guitares et la batterie ont délaissé avec succès leur aspect surproduit, et le bassiste Ben Kenney s’est chargé, avec toute sa classe démontrée chez The Roots, de purger le côté "slap-à-l’œil" de Dirk Lance qui aurait été définitivement superflu aujourd’hui, et ce malgré son indéniable qualité. A l’instar d’A Crow Left Of The Murder encore, les mélodies binaires priment mais n’excluent pas pour autant les riffs "high-energy" dans les moments opportuns (A Kiss To Send Us Off), tout en exploitant par ailleurs le faible récent et intelligemment digéré du groupe pour The Police (l’efficace single Anna Molly). Incubus prend simplement du bon temps, et se joue totalement de la pop/rock comme l’atteste ce rapprochement incongru entre un riff acoustique hérité du Blackbird des Beatles sur une rythmique drum’n’bass typique de leur son (Paper Shoes). L’autre élément resté inchangé chez Incubus, sans surprise toutefois, c’est la technique irréprochable de chacun de ses membres. Brandon "voix-claire-comme-de-l’eau-de-roche" Boyd est fidèle à lui-même, tout comme Mike Einziger qui peaufine toujours son style avec des soli 70’s plus nombreux et réussis, le duo basse/batterie dont la complicité reste intacte, et un Chris Killmore qui délaisse totalement les scratchs pour se consacrer avec ingéniosité aux nombreux arrangements qui ponctuent le disque.

  On pourrait presque affirmer à ce stade, et à la va-vite, que le cœur de l’entité Incubus n’a pas subi d’évolution notable depuis 2004. Or, on lui découvre une facette cotonneuse insoupçonnée, à la luminosité éclatante du fait du piano (Quicksand) et des guitares scintillantes (Dig). Mais c’est surtout au niveau de leur funk-rock que le changement est le plus perceptible. L’ébauche Priceless d’A Crow Left Of The Murder prend ici tout son sens sur des titres survitaminés et nettement plus aboutis, aux riffs clinquants (Light Grenades, Pendulous Threads) et parfois tout bonnement imparables (l’inévitable Rogues).

  Alors que reprocher au final à ce Light Grenades ? Pas grand chose pour sûr, si ce n’est un léger ventre mou en milieu d’album avec les Oil And Water et Diamonds And Coal sans véritables moments forts, des paroles pas des plus scotchantes, et le titre à la limite de la carie comme on en trouve sur chaque album d’Incubus (Love Hurts). Petit regret également avec les Earth To Bella Part 1 & 2 qui ont en fait le défaut de leur qualité. Individuellement excellents, ils sont hélas trop beaucoup trop courts et cassent ainsi l’intérêt de la disjonction, d’autant que les morceaux sont séparés par cinq pistes sur l’album. Nul doute qu’ils auraient gagné à n’en former qu’un seul.
  Hormis ces quelques points, Incubus continue de tracer modestement sa route en délivrant un album au style affiné, de plus en plus identifiable, et qui ne bloque pas le regard dans le rétroviseur "revival" pour avancer dans le sentier (ou plutôt l’autoroute) de la pop. Assumant leur accessibilité depuis bien longtemps déjà, les américains n’en délivrent pas pour autant un album outrageusement calibré. Certes les déçus de ce nouveau tournant ne seront pas plus convaincus ici, mais ceux qui recherchent une grosse dose de légèreté en auront indéniablement pour leur compte avec cette "Light Sucette", plus qu’une véritable "Light Grenade".

Ecouter : Des titres sur la page MySpace du groupe.

A écouter : Dig, Earth To Bella, Rogues, Pendulous Threads
19 / 20
46 commentaires (17.48/20).
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S.C.I.E.N.C.E. ( 1997 )

Voilà plus qu’un album, voici une pépite inestimable. Et me voilà avec mes écrits, effarouchée, et timide… Que dire sur ce monstre ? Bon saisissons l’inspiration là où elle se trouve. J’écoute pour la 199 399 494 624 éme fois science … Et c’est avec arrogance que ces 1eres notes me donnent la chair de poule… La perfection musicale est elle là au creux de mes tympans ? Est il possible de prétendre qu’il est irréprochable , qu’indéniablement il est l’ alliance somptueuse et prodigieuse de trip hop, funk, tendances crooneuses, métal, de boucles jungle ( l’un des 1er groupes métal à avoir oser ! ), des scratches fabuleusement cinglés qui flottent comme des bulles de savon bercés par l’atmosphère de certains morceaux tel des airs célestes, de petits interludes extravagants, sans parler de ce chant limpide, fascinant, et éloquent ou, de cette fabuleuse concentration de folie pulsative qui fait que ces mélodies enragées vous pousse à sauter partout ? La basse aérienne à la limite jazzistique détale et flirte avec une rythmique acérée et rentre dedans, le tout saupoudré de riffs aiguisés de puissance autant dans les mélodies funky, que dans les riffs saturés. Des compositions qui pétillent dans tout les sens, avec des envolées à vous coller le cerveau sur le fond du crâne tellement vous vous y attendait pas ! Ca swinge, ca groove, ça claque… Je cherche anxieuse la fausse note ? Lequel de ces 12 titres dénotent ? Non décidément … J’y arrive pas … D’autant plus que … il date déjà de 7ans ! Ces bougres avaient là un opus audacieux, et tellement avant gardiste ! C’est simple combien avons nous de pâles copies aujourd’hui de science ? ! c’est pour quoi je clame haut et fort que Science est sans conteste une œuvre d’art !

A écouter : A