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Biographie

Ictus (Guitare, Basse, Chant) fonde son projet de Post Black Metal In Cauda Venenum en 2010, rejoint par N.K.L.S. (Batterie) en 2012. Un premier album éponyme sort en 2015 chez le label Emanations, division des Acteurs De L'Ombre Productions. Un split avec Spectrale et Heir voit le jour en 2016, où In Cauda Venenum y interprète une version très personnelle du thème de Laura Palmer de la série Twin Peaks, composé à l'origine par Angelo Badalamenti.

Chronique

14.5 / 20
5 commentaires (15.4/20).
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In Cauda Venenum ( 2015 )

Un nom presque barbare mais attirant, In Cauda Venenum, deux longs morceaux de 21 minutes chacun, deux titres énigmatiques Ωlpha et Θmega, et enfin un visage terrifiant qui semble se détacher de cette huile sur toile réalisée par Jeff Grimal de The Great Old Ones. Au moins les conditions sont réunies pour donner envie de tenter se premier album éponyme.

L'impression, au moins au départ, de refaire face au Paramnesia de 2014 est tenace. On troque les visuels, mais l'on reste sur plus ou moins la même base. Deux très long titres, une distribution Les Acteurs de l'Ombre (ou sa division nommé Emanations), mais surtout la même envie de créer un Black Metal qui s'affranchit des codes dictés pas la scène scandinave. L'idée est, comme Ash Borer par exemple, d'en proposer une relecture grâce à un Black Metal évolutif, tantôt virulent, tantôt plus calme, aux changements de tempo et d'ambiances qui se renouvellent en permanence. On a donc affaire à deux pistes denses qui demanderont donc plusieurs écoutes concentré afin de les apprivoiser. Mais a contrario de l’œuvre opaque et hermétique de Paramnesia, In Cauda Venenum aère d'avantage son propos, propose des passages mid-tempo, plusieurs mélodies ou riffing assez distincts et n'a pas comme unique but de nous mettre la tête sous l'eau. 

Pour un premier effort, le duo fait preuve d'un épanouissement et d'un travail assez étonnant mené par une production ni trop brute, ni trop limpide. Tout est parfaitement en place, les deux long titres s'articulent et se déroulent avec une fluidité impeccable en s'articulant de manière claire et intelligible (les phases épiques au début Ωlpha, ou par les arrangements sur Θmega). En fait, il est appréciable qu'In Cauda Venenum ait aéré ses deux longues pistes en séparant ses phases brutales de celles plus ambiancées, ne rendant pas les quarante minutes indigestes. Si les influences n'ont finalement que peu de prise sur cet album, quoique l'on pourra penser de temps en temps au Altar Of Plagues de White Tomb sur Ωlpha, dans les guitares colériques et les rythmiques tempétueuses, il serait malhonnête de les cheviller à tel ou tel groupe. Malgré cela, In Cauda Venenum souffre paradoxalement d'un léger défaut de personnalité car il manque un petit quelque chose dans le son, dans l'approche ou dans la composition pour vraiment se démarquer.

Néanmoins, le travail derrière cet album est impressionnant de maîtrise et l'on se laisse immerger dans les eaux noirâtres de ces deux compositions fleuves avec plaisir. Un premier effort ambitieux et réussit qu'il convient de saluer.

In Cauda Venenum

Style : Post Black Metal
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Origine : France
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