Chroniques
Pochette Bottle It In
Pochette Existential Void Guardian
Pochette Trash Generator
Pochette Belzebubs
Pochette Remarkably Human
Pochette The Mirror Pochette Eternal Return

logo Imber Luminis

Biographie

Imber Luminis

Le projet d'Imber Luminis débute courant de l'année 2006, en Belgique, sous l'influence d'un certain Déhà (multi instrumentiste). Imber Luminis commence réellement à travailler sur une production en 2010 et abouti à Fletus, un long morceau de Black Metal atmosphérique, dépressif, agrémenté de passages Post-Rock. Telle est la définition d'Imber Luminis, une averse dévastatrice de lumière. Un album, Life As Burden, et une succession d'eps (A Cold DistanceSame Old SufferingsWinter Fallings et Deceptions) se suivent jusqu'en 2012. Déhà revient deux ans plus tard avec une nouvelle production encore plus atmosphérique, Imber Aeternus.

Chronique

16 / 20
1 commentaire (16/20).

Imber Aeternus ( 2014 )

Imber Luminis (''averse de lumière'') nous propose avec Imber Aeternus deux longs morceaux qui s'offrent à nous pour plonger dans cet univers mélancolique, contrasté entre lumière et ténèbres que le jeune Déhà arrive à équilibrer et mélanger parfaitement au fil de ses productions.

Imber, ''pluie'', fait office d'ouverture et son intro n'est pas sans rappeler la période Insomniac Doze d'Envy où un post-rock éthéré s'obscurcit au fil de l'écoute. Une ambiance à célébrer un rituel s'organise, une phrase se répète inlassablement jusqu'à en devenir incantatoire.

« J'ai le spleen en moi »

Dans ces mots dépressifs susurrés par Déhà, qui s'enveloppent de nappes atmosphériques, s'engouffre lentement et inéluctablement un Black Metal céleste. Les guitares s'embrasent, alors que les coups de batterie redoublent, une voix écorchée se fraye à son tour un chemin. A mi-morceau environ une accalmie s'impose. Un spoken word à bout de souffle se glisse au travers d'une mélodie en crescendo, tout comme la rage et le désespoir qui possèdent petit à petit la voix de Déhà jusqu'à ce que la haine explose telle une averse d'étoiles filantes traversant une tempête d'orages... décor apocalyptique dans lequel il clame son « amour hérétique ». Les guitares vrombissent et la batterie tonne de nouveau, une voix ensorcelée célébrerait presque un culte (au nom de la Luna?) dans ces sonorités Post-Metal. Pour Imber la messe est dite, Déhà s'en retire péniblement, et malgré ses confessions il conserve son spleen, encore et ''toujours'', comme nous le prouve le deuxième volet de cet album ; Aeternus. Sur ce morceau qui clôt l'album, il se délivre du mal qui l'abîme dans une atmosphère oppressante, plus sombre qu'Imber. Le côté DSBM prend toute sa dimension ici, gémissant, ses cris n'en sont plus qu'exaltés et tourmentés. Ces paroles tantôt parlées mais plus généralement hurlées, ne sont pas simplement noyées par les flots de guitares et de batterie mais littéralement aspirées dans un tourbillon de déprime latente.

Le seul reproche que l'on puisse faire à ce second opus serait peut-être d'avoir placé la barre trop haute avec en guise d'ouverture un Imber très hétérogène face à un Aeternus peut-être de ce fait trop homogène mais bourré de sincérité. Le premier morceau est construit de manière à laisser respirer les parties les plus violentes, tandis qu'Aeternus laisse stagner une brutalité sur tout le long du titre. Outre ce détail, libérez votre esprit pour être totalement possédé par ces deux morceaux.

Sur Imber Aeternus, Imber Luminis est bien plus que du doom black metal atmosphérique et autres étiquettes qu'on veut lui coller. La musique dégagée par Imber Luminis sur cet album est à elle seule toutes les émotions qui vous pénètrent et s'en dégagent. Imber Luminis est la catharsis. Imber Luminis vaut au moins la curiosité d'aller écouter un extrait de 26 minutes.