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Biographie

ISP

Pat - basse
Arnaud - batterie
Jérôme - guitare
Rico - chant

ISP (Infrastructure Plutonium) voit le jour à Valence en 1994. Très rapidement, le groupe enchaîne les concerts aux côtés de D.O.A., les Thugs, Body Bag ou Greedy Guts mais n'enregistre son premier album Boxing Day que quatre années plus tard. Après un bon nombre de concerts, dont une participation au Fury Fest en compagnie de Madball, Exploited et Nostromo, ISP se sépare.

Le groupe se reforme quelques temps plus tard et sort, en 2002, un 7 titres judicieusement intitulé Seven Old Songs, enregistré par Alex Borrel (Uncommonmenfrommars, Burning Heads). ISP repart sur les routes, assurant les premières parties de NOFX, Burning Heads, Bane, Clawfinger ou Randy et monte une tournée avec Backfire. En 2004, le groupe entre en studio afin d'apporter la touche finale à Rusty Ambitions qui sort en novembre 2005 sur Dirty Witch Records. ISP part sur les routes défendre son rejeton, faisant un détour par la Suisse, l'Allemagne, l'Espagne ou la Pologne.
En 2007, après un split en compagnie d'Unlogistic, les drômois se lancent dans la composition d'un nouvel album avec Alex Borel aux manettes. Will Rocket You sort en mars 2008.

12.5 / 20
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Will Rocket You ( 2008 )

On avait laissé ISP au détour d'un album certifié sincère et véritable mais au final pas super convaincant, les drômois affichant un peu trop de carences pour pouvoir tirer leur épingle du jeu. Deux ans après, les esprits ont mûri, le style s'est affûté. Ne serait-ce qu'au niveau de l'artwork, réalisé par Ulrich Totier à qui l'on doit également celui du split avec Unlogistic et du Backsight/Kids On The Move, largement plus ambitieux que la pauvre cover de Rusty Ambitions.
Certes, sur le plan musical, ISP surfe toujours sur les vagues d'un punk rock fringant légèrement hardcorisé évoquant un Dag Nasty, un Strung Out doppé au CIV. Pourtant, même si on reste dans le traditionnel, pour ne pas dire le conventionnel ("What the Fuck is That?"), les drômois parviennent à insuffler à leur zique un rythme plus frais et plus catchy, auquel le mastering de Bill Stevenson n'est certainement pas étranger. De plus, l'accent a été mis sur des compos plus réactives, moins linéaires assorties de mélodies plus inspirées comme sur les très bons "Could Do Better" ou "Promised Me", mais également sur un travail des voix plus performant, des choeurs plus dynamiques et l'apparition d'un chant féminin qui enlumine quelque peu le chant toujours un peu terne de Rico ("Dreamy Botox Smile", "PMC").

A chaque jour suffit sa peine. Avec Will Rocket You ISP ne bouleversera pas le genre, mais l'évolution avec les exercices précédents est assez notable pour être soulignée. Pas suffisante cependant pour faire de vieux os autre part qu'en concert.

Tracklist : 01 What the Fuck Is That ?; 02 Bomb Test; 03 Dreamy Botox Smile; 04 It Doesn't Matter; 05 Nintendoom; 06 Now; 07 Redneck Side; 08 No Rescue; 09 Could Do Better; 10 Promised me; 11 Your Moma Is a Psycho; 12 Bump on; 13 Retro Kid Looser; 14 Give a Shit; 15 Platinium Master Card.

A écouter : Could Do Better, Promised Me

Rusty Ambitions ( 2005 )

Avec ses onze années d'existence, ISP ferait presque figure de vétéran de la scène punk française s'il n'avait sorti son deuxième album - le premier depuis la reformation - en octobre dernier sur le label Dirty Witch Records.

Enregistré sous la houlette d'Alex Borrel et de Pierre, chanteur guitariste de Burning Heads, Rusty Ambition égrène quatorze titres d'un punk rock assez traditionnel, situé entre Dag Nasty, Burning Heads et Minor Threat. ISP y fait montre de capacités assez intéressantes dans l'exécution de morceaux plus ou moins énergiques, évoluant tantôt sur un tempo moyen ("Avoid the Dog Bite", "Uneasy"), tantôt sur un tempo plus rapide ("No Time Left",  "Together"), aux accents lorgnant parfois vers le hardcore de la scène de Washington des Eighties ("Soccer Sucker"). Les morceaux sont dynamisés par de fréquents changements de rythmes mais également par des parties mélodiques, certes classiques, mais inspirées, rappelant quelque peu Down By Law ("Anymore", "A Gun on Your Back").

Toutefois, malgré toute la bonne volonté affichée par ISP, Rusty Ambition peine à trouver sa bonne carburation. Le manque de liant entre certains enchaînements et le caractère un brin prévisible de certaines compositions, telles que "No Time Left" ou "Time Wears", grève l'album d'une atmosphère légèrement poussive dont il est difficile de se défaire.

Rusty Ambition n'en reste pas moins un album honnête et sincère, auquel il manque un peu d'énergie et de caractère pour s'affirmer pleinement, mais qui devrait prendre une dimension beaucoup plus efficace en concert. A vérifier lors de la tournée qu'effectue actuellement ISP en compagnie de The Pookies

Télécharger : "Avoid The Dog Bite", "When the Mask Falls"

 

L'album Rusty Ambition est disponible sur le site du label Dirty Witch Records.

A écouter : "Avoid the Dog Bite", "Anymore", "A Gun on Your Back"