Biographie

Créé en février 2002 et originaire de Dijon, IFS diminutif de In Free Structure est composé de 5 membres. Le groupe se fraie un chemin dans la scène locale avant de sortir un premier Ep en 2004, un maxi 2 ans plus tard, lui permettant de partager la scène avec Black Bomb A, Zuul Fx ou L'Esprit Du Clan. 2007 voit deux changements de line-up et l'enregistrement d'un Dvd live, tandis que 2008 voit poindre Inner Stories, premier album du quintet.

Chronique

Inner Stories ( 2008 )

IFS, In Free Structure, jeune groupe de Metalcore Dijonnais, se décide à livrer un premier album Inner Stories, qui, en 12 titres, va tenter d'envoyer du son. Difficile de se lancer dans une scène de plus en plus sur le banc, tant par le nombre de groupes que par la baisse de qualité des compositions. Mais IFS tente quand même l'expérience, reste à voir si grand bien lui en prend...

Un bruit de lancement de bobine de film, à peine quelques secondes pour respirer, et IFS se lance. Et dès le premier riff, cela s'annonce lourd. Lourd musicalement, car condensé, gras, et imposant. Mais aussi lourd au niveau du son : l'auditeur se retrouve face à un immense mur, ancré en terre. Très fortement inspiré par la vague metalcore couillue, avec un chant hurlé maintenu, rauque, tendant par moment vers le hardcore (sans pourtant s'y plonger), des riffs hypnotisant sans s'enfermer dans une boucle où les cordes se mordraient la queue, une batterie avec assez de groove pour donner un peu de pêche à l'ensemble, IFS ne se limite pas à rabâcher la même sonorité. Un break presque planant sur Fight Just Like You Have To Do (avec peut être des guitares un peu trop en avant), ou l'instrumental Through The Remains Of My Spirit, prolongation du passage précédent, ou l'intro électro de Not Now, réussie sans être sensationnelle... De petits passages agréables, fenêtres apportant un zeste d'air frais dans ce recueil de brutalité comprimée. Inner Stories souffre peut-être d'un manque d'originalité, mais l'efficacité pallie à cela.

IFS n'est pas exempt de quelques maladresses : le chant clair sur Freedom For Die, Straight To Jail ou Am I Mad (les plus marquants, ce type de passages étant présent sur l'ensemble de Inner Stories), tentatives ratées de changer du timbre rauque et quasi-monocorde du chant principal. Maladroit sans l'être, il choque non par sa présence, mais par son intonation. De plus, à vouloir sans doute trop marquer, obtenir un son imposant, Inner Stories en devient étouffant, rendant son écoute presque suffocante. Pourtant les compositions sont de qualité (Hostage, Straight To Jail), mais les quelques points faibles peuvent plomber l'écoute de Inner Stories.

Inner Stories, pour un premier album, se veut prometteur. Si le groupe arrive à s'affranchir un peu de cette voix trop uniforme, de la sensation de pavé et des quelques défauts énoncés plus haut, IFS pourrait très bien marquer les esprits. La qualité est présente, mais trop étouffée derrière ce mur du son. Pas de répits, pas de temps morts, IFS s'abat sans relâche, peut être avec trop de zèle.

A écouter : Hostage - Straight To Jail