Biographie

Label allemand basé à Dortmund. Spécialisé dans les groupes psycho, rockabilly et punkabilly. Voici une liste non exhaustive des groupes présents, et passés, disponibles sur ce label: Venerea, Mad Sin, US Bombs, The Black Halos, District, etc.

Chronique

Bad Boys For Life 2 ( 2005 )

Deux dvd, des tonnes de bonus et plus de 200 minutes de rock’n roll punk, de musique underground, de sueur, de tatouages en tous genres, de trois accords, de coupe de cheveux hallucinantes, de slap basse, de gueulées, de révoltes sonores, de punk, de hardcore, de Rockab’, de punkabilly et bien sûr, plein de mauvais garçons pas gentil pour ce dvd qui regroupe six représentants du label au nom le plus effrayant de la planète I Used To Fuck People Like You In Prison. Le lieu du crime est l’Arena de Vienne, et l’enregistrement se déroule durant le Where The Bad Boys Rock Tour en mars 2005.

On y retrouve donc dans l’ordre (et sur scène) District, pour lesquels on se demande bien comment ils ont bien pu arriver ici (un programmateur saoul ?). Le groupe est complètement décalé par rapport à la thématique de la soirée. Le chanteur chante une octave trop au-dessus, un peu comme s’il imitait Obispo déguisé en Laurent Gerra. Les trois chansons qui nous sont données à voir (et malheureusement à écouter) sont exécutées sans aucune pêche (un comble pour des soi-disant sinner), ridiculement chaussés de grandes bottes noires et d’une casquette à l’envers cachant une coupe de cheveux rouge fluo, le chanteur envoie ses 'Danke Schöne' dans une grande salle vide, selon toute vraisemblance. On est presque mal à l’aise pour eux. Avouons qu’un vrai bad boy aurait dit 'Tant pis pour eux…ils avaient qu’à être bon'. Passons (vite). Deep Eynde, habillés tout de noir, tête de mort, ceintures cloutées indispensables pour faire tenir nos vieux froques en cuir et autres teintures de mauvais goût, s’en sortent mieux. En effet, les Américains délivrent un set plus cohérent, mais la frustration est encore là.

Enchaînent The Generators qui vient réveiller les punks venus de toute l’Autriche, avec ses chansons sing along, hymnes punks repris en cœur, bière en main, FUCK en bouche. Deadline vient user ses converses sur scène et le dynamisme du quintet, avec la jolie voix de la chanteuse (rousse) ne laisse pas sans émoi (tiens, pourquoi, soudainement, une flopée de barbus tatoués sont scotchés au devant de la scène ?). Evidemment, cela nous rappelle toute l’épopée du punk rock/Streetpunk au féminin, et quand il est joué ainsi, on adhère, on adore. Nos creepers n’en peuvent plus d’attendre U.S. Bombs. Les voilà…enfin… LE voilà, Duane Peters himself. Tout dégueulasse, tout rogné, affalé sur son pied de micro, le corps en Y renversé, hurlant dans son micro. Les chansons s’enchaînent, lui s’empilent les bières, s’effile doucement, laissant tomber sa peau de bête en cuir, pour un t-shirt (usagé) Sex Pistols, fuck forever, lame de rasoir au cou, pantalon écossais (pas tout neuf) et chaussures roses bonbons probablement de sa collection himself, se déversant des litres de bière sur la tronche, se martelant de coup de micro dans la gueule pour battre le rythme, s’achevant en mettant des coups de boule régulièrement dans les cymbales de son batteur, voilà en quelques mots le personnage. Une fois torse nu (enfin, pas tout à fait, puisqu’il est couvert de tatouages), tenant son micro à l’envers, à genoux, les bras tendus, tel un nouvel icône christique punk, les doigts levé bien sûr, on a l’impression d’assister à un vrai truc. Tentative de salto avant, couché sur un retour, baignant dans l’alcool, mimant, allongé, une transe ou titubant sur scène, l’ancien skateur professionnel n’a pas encore tout dit, ni tout fait. Le punk-rock nature comme on l’aime, passionné et sans âge (quid des quatre gars qui l’entourent ?).

Au tour des fous allemands de Mad Sin avec leur punkabilly, les coupes de cheveux sont debout, au garde à vous, la slapping basse déroule, Koefte, le chanteur, harangue la foule, les plus grands sinner de la terre assure un show dément, son et lumière, avec en prime quelques reprises ("I Shot the Sheriff" de Bob Marley, "Rock Against Ass" de Turbonegro ou encore "Fight For Your Right" des Beastie Boys). Le pit est maintenant complètement agité et les hormones crépitent. L’arrivée d’Hellvis pour "TCS" met la foule en délire. Le combo prouve avec cette prestation qu’il est véritablement le maître de la discipline.

Respect ! Punk(abilly) is not dead !

A écouter : Mad Sin; US Bombs
I Used To Fuck People Like You In Prison Records

Style : Psycho punkabilly
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Origine : Allemagne
Site Officiel : peoplelikeyou.de
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