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Biographie

Hord

Hord est fondé en 2002 entre Nîmes et Montpellier sur les cendres de formations locales telles que Lymloss et Homecreep. Débutant dans un créneau Néo Metal lourd, influencé par l'Indus et les formations de Metal extrême nordiques, le groupe enregistre ses premières démos. Luc (Guitare), Kristen Schwartz (Basse), Styx (Chant), Moerty Fooley (Guitare), Vincent Barnavol (Batterie, Chant) et Hadrien Tourrec aka DJ Fat (Samples, Machines) évoluent ensuite et livrent un Cyber Metal extrêmement compact sur leur premier album autoproduit intitulé Reborn From Chaos en 2006. L'accueil du disque est mitigé, mais Hord réalise quelques premières parties de Fear FactoryMisery Index, Punish Yourself et Black Bomb A.

Après quelques changement de line-up notamment au niveau du chant et de la guitare (Jonathan Devaux remplace alors Styx et Luc) en 2009, Hord prend une nouvelle direction musicale. Le concept album The Waste Land qui sort en 2010 est inspiré par la littérature et le cinéma post-apocalyptique et est produit par Jochem Jacobs (Textures). Trois ans plus tard et fort d'un nouveau concept et d'une nouvelle dynamique musicale, The Book Of Eliot, parait chez Send The Wood Music. Fin 2014, le groupe jette malheureusement l'éponge.

Chronique

16.5 / 20
11 commentaires (18.36/20).
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The Waste Land ( 2010 )

C'est dingue le chemin parcouru par Hord depuis 2006. Passer d'un Reborn From Chaos plutôt médiocre il faut le dire, à la profondeur d'un The Waste Land tient du véritable tour de force. Impossible de prédire le changement qui allait se produire. L'uppercut dans les dents n'en fut que plus douloureux et le voyage en terre hostile encore plus incroyable.

De grands bouleversements ont eu lieu dans la formation d'origine et ses premiers choix musicaux. L'évolution est très nette sur tous les plans et c'est tant mieux. Exit le Néo Metal / Indus bas du front et les lyrics pompés sur Slipknot, maintenant Hord a mûri et joue dans la cours des grands du Metal extrême progressif, celle où l'on retrouve Meshuggah ou Textures notamment. Tiens, en parlant de ce dernier, l'album a été produit par le guitariste Jochem Jacobs de Textures, comme quoi, ce groupe semble vraiment tenir à cœur à Hord et je ne parle pas que de la très bonne production à la fois froide, cinglante et moderne, mais de l'influence qu'ont due avoir les néerlandais sur la composition de The Waste Land que se soit sur l'aspect atmosphérique, les riffs saccadés, les polyrythmiques et de la structure des morceaux en générale. Plus important, Hord ne se contente pas de faire de la redite, mais trouve sa place habilement entre les groupes sur-cités avec une personnalité affirmées (le concept du disque, le regard d'un homme sur un monde post-apocalyptique, en est pour beaucoup) tout en gardant une esthétique Cyber Metal / Indus bien mieux amenée, dont le rapprochement avec Strapping Young Lad ou Mnemic ne paraît pas usurpé. Pour vous la faire courte, si vous aimez ces groupes, vous aimerez Hord, mais n'aurez pas l'impression d'en bouffer un ersatz pas inspiré.

Le second point où Hord nous épate, c'est son talent d'écriture et tout ce qui peut en découler. Les riffs à la précision chirurgicale sont légions et ne s'assimilent pas en deux écoutes (The Watcher), la section rythmique est véloce et fulgurante comme autant de machines de guerres futuristes (Unreal City) et l'alternance chant clair / hurlé fait des merveilles, maîtrisé à la perfection (The Waste Land (Part 2)). En outre, on sent vraiment que Hord a voulu soigner le plus possible The Waste Land pour lui conférer une ambiance propre, lui éviter les trop systématiques liens avec les groupes dont il s'inspire évidemment. Des arpèges qui s'intègrent joliment, un synthé indus ici, un sample par là, une titre en acoustique très réussi (The Burial Of The Dead), bref, toutes ces petites choses qui en font un disque formidable et intelligent sur beaucoup de points. Mais c'est sans doute le ton général de l'œuvre qui donne particulièrement envie de revenir sur cet album dont les émotions qu'il procure sont en grande partie liées à ces moments en chant clair fantastiques à se faire hérisser les poils sur le grandiose refrain d'Epidemic par exemple. Certains plans sont même d'une beauté a couper le souffle (la conclusion de The Grand Expedition, moment d'espoir d'une homme, comme une envie de quitter ce monde de poussières) avec un côté presque organique dilué par ce magnifique synthé en filigrane. Puis bon, créer une pièce (maîtresse) de 10min et avoir l'audace de la caler en fin de disque, sans qu'on ai envie de la zapper, j'en ai les fesses qui font clap-clap.

Pas la peine de s'étendre d'avantage pour prouver la qualité de cet album. Qui plus est, la pochette et les artworks du digipack sont très jolis et l'univers créé par Hord incite à se pencher sur les textes pour suivre les pérégrinations de cet homme dans un univers en ruine. En sommes, on vous conseille vivement de les découvrir, si ce n'est pas déjà fait.

A écouter : Epidemic, The Grand Expedition
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Style : Cyber Metal / Metal Progressif
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Origine : France
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