Albums du moment
Pochette Street Heat
Pochette Necroceros Pochette Vivre Encore
Chroniques
Pochette Ultrapop
Pochette Tonic Immobility
Pochette animus
Pochette W Śnialni
Pochette I
Pochette Silent Running Pochette Stillness

logo Horace Pinker

Biographie

Horace Pinker

Scott Eastman - chant/guitare
Greg Mytych - basse/chant
Bryan Jones - batterie
Don Meehleis - guitare/chant

Tempe (Arizona, USA), 1991: Scott Eastman et Bill Ramsey cherchent à monter un groupe... Après quelques mois durant lesquels moults bassistes se succèderont et le nom Horace Pinker sera trouvé, le trio se stabilise grâce à Bryan Jones. Très vite ils feront la première partie des Butthole Surfers, Fugazi et les "soon to be" coqueluches de Green Day.
Année suivante (1993): première tournée de 8 mois du continent nord américain, et écriture du premier album Powertools qui sortira en '94.
'94: le petit groupe qui n'a pas froid aux yeux entame sa première tournée européenne avec son premier CD fraichement sous le bras. Un split avec Face To Face sortira également pendant ce temps là sur Rhetoric Records. A la fin de l'année, le départ de Bill annonce une restructuration du groupe puisque Bryan migre de la basse à la batterie et le petit nouveau Miguel Barron prend la 4 cordes.
'95: le trio se fait une place sur les festivals estivaux européens, notamment le Dynamo Open Air. Fat Wreck Chords sortira même un 7" d'Horace Pinker...
'96 sera consacré à d'incessantes tournées (Océanie avec The Melvins, Europe et Etats Unis) ainsi qu'à la sortie de Burn Tempe To the Ground, leur second opus enregistré par Ryan Greene. Il sera ensuite grand temps de faire un break.
'97: le groupe déménage pour l'autre bout des Etats Unis, à Chicago, et Matt Arluck rempile à la deuxième guitare, juste à temps pour encore plus de concerts avec cette fois ci At The Drive-In puis Dynamite Boy ('98).
Fin '98: HP part en studio avec Mass Giorgini. 2 disques en ressortiront: le EP Copper Regret (sur Coldfront) et dans la foulée Pop Culture Failure sur le label orienté ska Jump Up! Ce dernier bénéficie de l'expérience de Chris Bauermesiter (Jawbreaker) qui a rejoint le groupe en tant que bassiste.
2000: à nouveau une tournée nord américaine sur près de 20 000 kms. En 2001 Don Meelheis et Greg Mytych  (respectivement guitariste et bassiste) viennent compléter la nouvelle refont du line-up et participent à la nouvelle tournée européenne (annuelle pour le combo ricain). Rebelotte en 2002 (avec notamment une apparition au Groezrock) et 2003. A l'issue de la tournée allemande de '03, le label Offtime Records sort le EP Red-Eyed Regular.
En 2005 c'est Thick Records qui les récupère pour la sortie du nouvel album Texas One Ten. Pour faire la promotion de cet opus, ils tournent en Amérique du sud, aux USA et... en Europe (mai '05), affichant désormais près de 800 concerts au compteur.

Chronique

12 / 20
1 commentaire (13/20).
logo amazon

Texas One Ten ( 2005 )

Une intro de basse percutante, un jeu de batterie dynamique, un monsieur énervé scandant des phrases à la limite de la rupture... "Polisci101" fait effraction dans l'album à coups de pied dans les verrous; on s'attendrait donc presque à un album punk hardcore... Que nenni! La seconde piste "Morning Sunshine" est une chanson plus pop que punk, plus rock que hardcore. Même chose pour la suivante... Horace Pinker joue en définitive de manière générale sur cet album un punk rock très largement inspiré de la pop et du rock. Une mutation qui rappelle quelque part (notamment sur "Retrospective") celle opérée par Face To Face en 1999 avec Ignorance Is Bliss...

Sans jamais être gnan gnan ou racoleur, Horace Pinker oscille entre les mid-tempos gentillets (voire même la balade avec l'éponyme "Texas One Ten") et les embardées punk rock; entre un chant posé (parfois même un peu ronflant) très mélodique, et des parties vocales qui bousculent un peu plus. Après le coup de boost du premier morceau, il faudra cependant attendre la dernière plage, "Still Life", pour véritablement retrouver la verve punk rock qui animait autrefois les texans. Le groupe qui ces dernières années a traversé pas mal de phases difficiles (collectivement et personnellement), semble avoir perdu une partie de sa motivation.

Quelques passages sont néanmoins bien sentis et travaillés (on sent qu'il y a de l'expérience dans le travail de composition) et le quatuor a le sens de la mélodie... mais le côté décousu de l'album qui manque de fil conducteur tourne assez vite à son désavantage. Assurément, Horace Pinker n'est plus aussi effrayant que lorsqu'il tenait le rôle principal du film de Wes Craven...

Album en

A écouter : "Still Life" ; "Scene One, Take Two" ; "Exhale To Asphyxiation"