Albums du moment
Pochette We Already Lost The World
Pochette Desolation
Pochette Queen Of Time Pochette Geometria

logo Homestell

Biographie

Homestell

C’est en Septembre 2000 que né le groupe Homestell dans le département de la Mayenne. Au départ très hardcore, le groupe, après quelques changement de musiciens atteindra son line up actuel qui enrichie sa musique de diverses influences hardcore, noïse voire grindcore ou death. Grâce à de nombreux concerts, ils croisèrent la route d’entre autres : Gojira, Nostromo, Boost, Forest in Blood ou encore The A.R.R.S.
Après deux démos et un split CD, le groupe sort son premier album en 2006 : Désillusions. Deux ans plus tard, Homestell ressort le couvert avec Desecrated Empyrean, son deuxième opus.

Desecrated Empyrean ( 2008 )

Revoilà Homestell, Desecrated Empyrean dans les mains. Le deuxième opus des français, enregistré au Drudenhaus Studio à l'instar du premier et masterisé par Tue Madsen (décidément à la mode puisqu'il s'est récemment occupé de Dagoba, August Burns Red, The Haunted, Earth Crisis, Heaven Shall Burn, ...), sera, on l'espère, aussi sombre que le laisse supposer son artwork. Il faut bien avouer que le producteur est habitué à ce style de formations et pose d'habitude un véritable mur de son. Et ici, Madsen ne déroge pas à la règle. Desecrated Empyrean bénéficie d'une production relativement massive. Mais comme un bon album ne se résume pas seulement (et heureusement) à un gros son, penchons nous un peu plus sur le reste...

... qui n'est pas sans rappeler, en gros, le Hardcore Metallisé d'Eyeless. Même genre de compos acérées, avec un chant hurlé hardcorisé. Mais, et c'est là ce qui sauve Homestell, le groupe ne se contente pas de faire une pâle copie de l'album de ses ainés. Homestell a tendance a hardcoriser beaucoup plus ses compos, même si on reste sur des racines métal (Murderous Factory).

Des compos comme Blood Red Days (le break du dernier tiers) ou The Tears Of Injustice font toute la valeur du disque. Chant éructé, riffs évitant de créer un phénomène de redondance, alternance de différentes parties et une batterie jamais trop martelée pour alourdir à l’excès. Quelques ressemblances se font entrevoir avec xDestroy Babylonx, même si la prod rend l'ensemble ici plus massif, plus crade mais moins primaire. Il faut aussi reconnaitre que même si Homestell sait créer des cocktails explosifs (The Sickness), il n'en reste pas moins d'autres morceaux plus classiques ou tout simplement moins captivants (Schematic Century, ayant un air de déjà entendu sur certains plans). Malgré tout, Desecrated Empyrean est dans l'ensemble relativement homogène, équilibré mais surtout rentre-dedans à souhait. Pas ou peu de véritables subtilités (oubliez les soli acadabrantesques, Homestell n'est pas là pour ça), juste un hardcore métallisé enchainant les directs (Prophecy In Deep Melody, les deux parties de A Dove Flying On A Wing And A Prayer).

Desecrated Empyrean est un album foutrement efficace. Hardcore Metallisé comme Eyeless avait sut le faire en son temps avec Path To The Unknown mais avec ses points forts. Pas de véritable reproche à faire sur cet opus, juste un agréable moment pour un opus du genre. Sans doute pas l'album de l'année, mais Desecrated Empyrean fait du bien par là où il passe.

A écouter : Blood Red Days The Tears Of Injustice
13 / 20
1 commentaire (17.5/20).

2è démo ( 2004 )

Tout débute avec une intro d’un peu moins de 30 secondes où une petite fille nous raconte une histoire. On reconnaît là l’introduction de l’excellent film « The Crow » 1er du nom.
S’enchaîne ensuite avec violence le 1er titre : « Des illusions ». la complexité de la structure de ce titre fait qu’il est difficile de le décrire. On y reconnaît diverses influences telles que Archangel ou hatebreed mais certains passages plus lents et mélodiques viennent s’intégrer tout naturellemnt, sans véritable cassure dans la composition.
« Abhaya » semble être un peu plus rock’n’roll au départ mais les rythmiques hardcore prennent vite le pas sur les riffs de grattes qui s’orientent également très vite sur une composition rappelant fortement Nostromo. Mais encore une fois quelques breaks bien placés et changements de style décomposent la structure, désorientent l’auditeur pour son plus grand bonheur.
Cette démo se termine par « Vautours » qui reste de la même facture que les titres précédents.

D’influence Hardcore/Grind/Noïse/Death, Homestell n’a pas peur de jouer sur tous les fronts à la fois et s’en sort admirablement bien, cette richesse s’enchaîne à la perfection sur des rythmiques qui sont un appel au KDS.
Le son quand a lui n’est pas mauvais pour une démo. J’espère qu’un album avec une meilleure production rendra justice à la puissance sonore de ce groupe que l’on devine dans ce CD.

A écouter : Des Illusions, Abhaya, Vautours