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Biographie

His Hero is Gone

En 1995, des membres de Copout, Man With Guns Lives Here et Face Down forment His Hero is Gone et orientent leur musique vers un punk hardcore / crust. Basé à Memphis (Tennessee), le groupe parcourt activement les routes US mais aussi les chemins européens et nippons. De cette aventure sont nés 3 albums :15 Counts of Arson, Monuments to Thieves, The Plot Sickens et une poignée de productions plus modestes dont un split 12" avec Union of Uranus.
Les gars de His Hero is Gone ont également joué au sein de formations telles que Deathreat, Call The Police, Dimilaia, Warcry ou Union of Uranus précédemment ou suite à leur split qui intervient en 1999, traduisant alors une certaine envie de changement chez les membres du groupe. A partir de là, Todd Burdette, Paul Burdette, et Yannick forment un nouveau projet : Tragedy, davantage tourné vers un hardcore d-beat.
En 2001, à la surprise de tous, sort au format vinyl : Plot Sickens: Enslavement Redefined.

Chronique

17 / 20
5 commentaires (17.8/20).

Monuments To Thieves ( 1997 )

His Hero is Gone évoque les carcans crust, s'appuie sur des bases punk hardcore mais finalement, se contrefiche d'un quelconque style ou créneau. Les gaziers sont les portes paroles du Feu et du Sang. His Hero is Gone est un roc, solide et brut, qui instinctivement, vise l'efficacité des assauts basiques. On mord la poussière par sac entier. Aucune parcelle de lumière à l'horizon. Simple donc, mais pas simpliste, car si le groupe va droit au but sans quelconques alambiquages, il fait la différence sur ces variations de rythmes caractéristiques, à la base de parties lentes et crasseuses, qui font tout l'interêt de Monument To Thieves.

15 Counts Of Arson avait permis à His Hero is Gone de poser les bases d'un hardcore reposant sur une atmosphère sombre et nihiliste, et qui, à la manière de Union Of Uranus, jouxte l'aspect cru observable chez certains groupes de black metal. Monuments To Thieves, enfonce le clou, où plutôt le crucifix. Servi par une production permettant au chant d'être pleinement restitué, ce nouveau méfait respire l'odeur âcre du charbon encore fumant. His Hero Is Gone sonne le glas. His Hero Is Gone est la source d'un vent de révolte, sincère et cathartique. "Carry On", "Automation", brûlots punk hardcore aux back vocals décisifs, sont là pour en témoigner. La violence comme religion. La haine comme credo. Le son est une cage, rouillée et salie. Le chant, guttural et épais, s'en extirpe à chaque syllabe. Lignes de guitare assassines, larsens glauques et basses rampantes ("Like Weeds", "Unwanted Child") communiquent l'écrasement et le mal-être. Des sensations encore plus vivaces lorsque His Hero Is Gone avance à pas lent, dans la douleur ("Chavites", "Headless ? Heartless"), pour devenir quasiment doom dans les moments les plus ralentis.

Avec Monument To Thieves, His Hero is Gone a réussi à se positionner comme une entité à part, influente et traçant sa propre route. En ce sens la formation de Memphis fait désormais parti de la mémoire collective de la musique extrême au même titre que Union of UranusOrchid ou From Ashes Rise.

A écouter : Like Weeds - Carry On - Chavites