Découverte
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Biographie

Hightower

Hightower se forme à Paris en 2013 par les deux cousins Romain Mariani (Batterie) et Jérémie Lombard (Guitare). Ils ajoutent Alexis Calvi en tant que bassiste, Benjamin Dubois en tant que second guitariste et enfin Vincent Crespel en tant que chanteur. Ils ne passent pas par l'enregistrement d'une démo pour se faire connaître car en 2014, partent aux États-Unis à Los Angeles, enregistrer leur premier album Sure. Fine. Whatever. au studio Omen Room avec Steve Evetts (Poison The Well, Sepultura, The Cure). Cette même année, ils partent en tournée en Finlande et en France avec One Hidden Frame.  En 2015, leur album Sure. Fine. Whatever. sort sur le label parisien Knives Out Records. Ils entament juste après une tournée avec le groupe Fake Shakes sur une partie de l'Europe (France, Allemagne, Pologne, Hongrie, Suisse, Belgique, Autriche, Slovaquie). En avril, ils s'envolent de l'autre côté de la Manche pour faire une tournée avec le groupe Fairview en Grande-Bretagne. Début 2016, Attila Racz remplace Vincent au chant puis Hightower joue sur quelques festivals tels que les Rhinos Féroces et font des dates en France et en Allemagne. À la fin 2016, ils reprennent un vol pour Los Angeles afin d'enregistrer leur second album avec Steve Evetts toujours au studio Omen Room. Ils annoncent la signature du second album avec le label français Krod Records pour la sortie en Europe et avec le label Far Channel Records pour la sortie japonaise. Un premier single The Party sort le 22 mai 2017 et l'album Club Dragon sort en septembre 2017.

Chronique

15.5 / 20
2 commentaires (18.5/20).
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Club Dragon ( 2017 )

Deux ans après le très bon Sure. Fine. Whatever., Hightower a du faire face à un changement de poids. Le chanteur Vincent Crespel s'en est allé et c'est désormais un hongrois qui le remplace du nom d'Attila Racz. Nouvel album donc, mais aussi nouveau virage musical pour les français qui bifurquent à 90° et offrent avec Club Dragon une musique d'avantage orientée Pop Punk que par le passé.

Attention, quand je parle de Pop Punk, je tire le trait d'union vers des choses à la Saves The Day / New Found Glory que de trucs exécrables qui peuvent sortir par wagons entier depuis une dizaine d'années. Pas de claviers minables, d'effets Electro pétés, de voix ignobles, j'en passe et des meilleures. On n'est pas chez Falling In Reverse ici. Bref, Hightower se montre sous un nouveau jour et ça lui réussi sacrément bien. D'une part parce qu'Attila maîtrise son sujet, dans des tonalités beaucoup plus claires, certes, donc il faudra s'habituer au changement sur les premières écoutes, mais ses phases mélodiques sont un régal, et puis on évite le français chantant en anglais avec un accent coupé au couteau. Instrumentalement on tape plus vers un Emo / Pop / Punk avec un feeling années 90 qui fait super plaisir à entendre genre The Get Up Kids / Jimmy Eat World. Pas de nostalgie mal placée ou d'hommage non assumé, car Hightower sonne comme un groupe actuel qui a super bien digéré influences et éléments du genre pour le ressortir à sa manière.

La grande force du combo, c'est son talent mélodique qu'il tire du chant bien sûr, mais des guitares également. Chaque titre (et il y en a pourtant douze) a sa manière bien à lui d'apporter ce petit truc en plus qui le différencie des autres. Je pense notamment à The Party, single et tube en puissance du combo tant il reste en tête, mais aussi Tournesol pour ses cassures rythmiques et son accélération géniale ou Titty Twister et ses riffs gros bras, portés par ses lignes vocales entraînantes. Et puis surtout quelle énergie ! Ca ne faibli jamais. La faute à une section rythmique basse / batterie qui connaît son boulot, soutient les guitares pour que l'ensemble soit varié à la fois dans les mid-tempo que dans les parties plus rentre-dedans. On trouve même une fausse petite balade, To The Hole, qui amorce la venue du très bon Kind Of Blue et tu n'as pas fini de faire tourner dans ta bagnole Mushrooms&Bamboo pour son lead acide et son refrain mémorable. Même quand Hightower est expéditif avec Ernest's Castle, c'est réussi et ça a un petit goût d'A Wilhelm Scream entre les dents. Savoureux donc.

De toute manière ce Club Dragon a ce goût de revient y. Immédiat, accrocheur, mais sans jamais tomber dans la case de la facilité et de la bêtise Pop Punk débile. Hightower c'est fun, mais plus malin qu'il n'y paraît et ça s'écoute trois fois par jour pour soigner de la déprime. Tu l'as ta bande son de l'été.