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Biographie

Herod

Malmö - Suède en 2006, Pierre achète une guitare baryton qu’il accorde six pieds sous terre et se met au travail sur un vieil enregistreur 4 pistes.  Inspiré et influencé par le climat scandinave morose, il compose une  dizaine de titres en six mois. Breach, The ChariotSwitchblade et Cult Of Luna sont quelques unes des références de Herod. De retour en Suisse, il faudra attendre 2011 et la rencontre avec Fabien Vodoz (Twisted) et David Glassey (A Fine Day to Exit) pour que le projet prenne forme. Pierre contacte ensuite Julien Fehlmann (Unfold, Coilguns, The Ocean), Studio Mécanique à La Chaux-de-Fonds, qui accepte de produire et enregistrer l’album. Bertrand Pot rejoint le groupe comme deuxième guitariste fin 2013.

En 2014, Herod signe sur le label danois Mighty Music pour They Were None, la sortie de son premier album en mai.

Chronique

They Were None ( 2014 )

Je pense sérieusement qu'il faudrait élaborer un algorithme qui calculerait l'attraction des Suisses vers les sons les plus lourds. Non contents de déjà proposer parmi leurs fers de lance Kruger ou encore Cortez, pour ne citer qu'eux, il faudra maintenant compter Herod dans cette florissante scène qui, avec They Were None, viennent de se hisser aux côtés de leurs confrères.

Initialement créé sous l'impulsion du guitariste Pierre Carroz, l'idée de ce projet née en 2006, lors de son séjour en Suède où il chercha à capter la froideur et la désolation du climat scandinave. They Were None s'ouvre sur The Fall qui immédiatement nous plonge dans un abîme de morosité. En plus d'être le titre le plus long, il se trouve également être le plus réussi. Un choix qui peut sembler périlleux mais qui a le mérite de placer l'auditeur dans de "bonnes" dispositions avant qu'un déluge homogène de blocs suffocants ne s’abatte sur lui. Et quand bien même le tempo se met à ralentir, l'atmosphère se montre encore plus inquiétante (We Are The Failure). Ces divers passages remarquablement disposés maintiennent l'angoisse vive tout en diluant intelligemment l’oppression quasi constante de l'album, tandis que des changements brutaux viennent poindre à travers les morceaux, faisant ainsi écho à ces portions distinctes.

Ayant su capturer ce vent nordique, Herod ne cache pas la forte influence Suédoise de Breach et Cult Of Luna, mais le combo a su développer à partir de ces racines une atmosphère étouffante liée à leur musique. Le côté progressif hérité de Meshuggah incorpore une intéressante technicité particulièrement poussée au niveau des fûts (Albert Fish). Ces influences clairement assumées sans pour autant être copiées, tracent des lignes reconnaissables distillées par le son propre au quatuor Suisse.
Les guitares huit cordes sous-accordées soufflent sur la batterie percutante qui englobe l'espace fumant accompagnées par la puissance du chant de David Glassey, offrant au groupe un son à la fois lourd et brutal. Cette superposition étouffante, glissant au fil de l'album tel un mur infranchissable, est mise en avant par une production à l'image du genre, massive et dense, réalisée par Julien Fehlmann (ex-The Ocean).

Nullement inquiété du bien-être de l'auditeur, Herod offre une lente et douloureuse agonie dont on ressort essoufflé, assombri. Difficile d'accès, They Were None nécessitera plusieurs écoutes, espacées mais répétées. Certains se décourageront sûrement avant la fin, passant à côté de ce que l'album a à offrir. Un supplice qui, si l'on persévère suffisamment, deviendra fructueux.


L'album s'écoute sur Bandcamp.

A écouter : The Fall, Northern Lights
Herod

Style : Postcore / Sludge
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Origine : Suisse
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