Albums du moment
Pochette Monumenty selhání
Pochette A Different Shade of Blue
Pochette A Dawn To Fear Pochette Nighttime Stories
Chroniques
Pochette Etrange
Pochette Errorzone
Pochette Dreams of Quiet Places
Pochette Hallucinogen Pochette Nest

logo Herder

Biographie

Herder

Tom (Batterie), Marc (Guitare), JB Van Der Wal (Guitare - Aborted), Blitze (Basse - Urfaust) et Nico (Chant) montent leur groupe de Doom en 2010 à Groningen aux Pays-Bas. Très vite, Herder enregistre une démo puis un premier album éponyme en 2011 signé chez Reflections Records. Naturellement le son s'épaissi, s'alourdi, devient de plus en plus sale et violent pour se rapprocher du Stoner / Sludge. A la fin de l'année ils recrutent un troisième guitariste en la personne de Jeroen Vrielink puis sortent un ep nommé Horror Vacui en 2012. Ché Snelting (Born From Pain) arrive au micro avec qui Herder enregistre Doomed en 2013. Blitzer quitte le combo à la fin de l'année, Marc qui récupère la basse et Herder se retrouve désormais à cinq. Un deuxième album encore plus poussé, Gods, voit le jour en 2014.

Chroniques

Fergean Gods
15 / 20
1 commentaire (20/20).
logo amazon

Fergean ( 2016 )

Quasiment deux ans jour pour jour après, Herder décide avec Fergean de relever le défi qu’ils s’étaient lancés à eux même avec Gods : faire mieux. Au vu du tabassage en règle qu'était son prédécesseur, on pressent que cela va être sale. On ne se laisse donc pas tromper par Forgone Conclusions qui nous accueille avec sa guitare acoustique et son ambiance hispanisante. Au contraire, tel le marin séduit par Margygr qui se rend compte de sa fatale méprise, on sent bien le piège se refermer lentement sur nous.

Quelque peu sadique, la formation batave fait encore monter la pression avec la très orientale intro d'Evasion of Truth et surtout le violent martellement de la batterie qui égrène les derniers instants de répits. Les fauves sont alors lâchés. Les morceaux s'enchaînent, la sensation d'étouffement augmente, réminiscence de leur set bouillant lors du dernier Roadburn. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les Néerlandais ont encore musclé leur jeu. Herder is harder jamais slogan n'aura été aussi vrai ! La basse grogne et CHÉ vocifère à s'en arracher les cordes vocales. Au milieu de ce déferlement de brutalité, la lead détonne et propose des mélodies qui font tout le sel de ces compositions.
Passé Grand Precipitations, la face B de Fergean présente un tout autre visage. Les trois derniers titres se font ainsi beaucoup plus lents et plus lourds que leurs prédécesseurs. Cadencée par une rythmique mid-tempo, la lead se fait beaucoup lancinante et dégage même une certaine mélancolie comme sur No One Is Spared In The End. Explorant la facette Doom du son des Néerlandais, cette seconde partie de l’album propose une lente descente salvatrice après la phénoménale montée d’adrénaline provoquée par son entame.

Deux ans après, difficile cependant de dire si le successeur de Gods relève avec succès le challenge lancé par son ainé. Indubitablement jouissif et construit sur une dichotomie très marquée, Fergean est cependant sans surprise et reprend les choses là où son prédécesseur les avaient laissées, ce qui en soit n'est déjà pas si mal. Au final, la seule chose que l'on puisse véritablement lui reprocher est son format, ses 28 minutes laissant un goût de trop peu aux boulimiques que nous sommes.

A écouter : Natuurlijk !
16 / 20
1 commentaire (17/20).
logo amazon

Gods ( 2014 )

Les Pays-Bas : pas tellement l'endroit où l'on s'attend aux révélations affiliées Stoner / Doom de l'année. Et pourtant, avec un second album répondant au nom de Gods, Herder figure déjà parmi les valeurs montantes du genre. A raison.

C'est sans doute grâce à ses prestations à la lourdeur démesurée et à la folie communicatrice que le groupe s'est fait connaître en France, entre autre, via le Hellfest, mais en venant également percer le conduit auditif des amateurs des Stoned Gatherings. Trois ans après leurs débuts nullement restés vierges de toute sortie discographique, les anciens membres de groupes aussi épars que Born From PainAtrocity ou Aborted, mettent un bon de coup de collier, déboulent là où on ne les attendent pas et accouchent d'un très, très solide second album, mettant à l'amende une bonne partie de la scène. Faut dire que leur approche du fameux trio Stoner / Doom / Sludge a de quoi ravir par un son incroyable de lourdeur, de haine suintant des ¾ des titres et un sacré groove routier de derrière les fagots qui savent les rendre irrésistible.

Il ne faut pas longtemps pour le comprendre. Ouverture, Genesis 3.29, un accord plaqué hyper grave résonant comme une sentence avec un sample de True Detective pour appuyer le propos : « I think human consciousness was a tragic misstep of evolution ». Des cordes et une rythmique qui se traîne abusivement, un lead aussi épique et sec qui tape dans la tronche comme le soleil en plein cagnard. On est déjà tout poisseux et le malaise est palpable alors que Betrayer Deceiver qui suit nous la colle façon autoroute du riff, méthode Hardcore. Une basse qui cogne en plein dans le bide et une voix qui dégueule de colère. En deux titres, Herder s'impose taille patron.
On peut continuer la suite bien sûr avec Gods et ses guitares monumentales jouant sur les gammes orientales, comme enfouit sous une tonne de sable égyptien ou Pythia et Asylums Of The Forgotten écrasants et mystiques à la fois où Herder impressionne dans sa capacité à mêler groove imparable et lourdeur salvatrice. Même sanction dans les titres orientés Punk-Hardcore / Sludge avec par exemple Maelstom ou Foad II qui portent bien leurs noms comme de gros défoulement à la Mantar alors que Soul Harvest se démarque par son animosité très typée Eyehategod.

Pas un seul titre n'est à jeter de ce disque et je vous mets au défi de ne pas headbanger sur un seul de ces morceaux. Faisant preuve d'une écriture au poil (et à la sueur, la bière ou tout substance hallucinogène que vous trouvez utile) ce Gods est la preuve que des mecs qui ne viennent par forcément de la scène Stoner / Doom sont capable de composer un disque qui s'impose par sa diversité, sa puissance et la dimension spirituelle dans lequel il s'inscrit. Par contre, ça ne va vraiment pas être facile de faire mieux sur le prochain opus.

Herder

Style : Sludge / Stoner
Tags : -
Origine : Pays-Bas
Facebook :
Bandcamp :
Amateurs : 7 amateurs Facebook :