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Biographie

Heartsounds

Quand le groupe de metalcore Light This City jeta l'éponge, Laura Nichol et Ben Murray décidèrent de suivre leur passion pour le punk rock et formèrent Heartsounds au printemps '09. Ils trouvent très vite un distributeur en la présence du jeune label (metal) Creator Destructor Records et enregistrent dès Juillet leur premier opus qui paraît dans la foulée, le 25 août, peu de temps après leur premier concert. Album bien reçu par la critique qui leur ouvre une première partie d'A Wilhelm Scream et les portes du label en vogue Paper&Plastick.Après avoir fricoté tout 2010 avec le gratin punk rock, ils signent l'année suivante chez Epitaph pour la sortie d'un Drifter fiin Juillet '11.

Ben Murray - Guitare, Chant
Laura Nichol - Guitare, Chant
Trey Derbes - Batterie
Kyle Camarillo - Basse

14.5 / 20
1 commentaire (14.5/20).

Drifter ( 2011 )

"Melodic Punk Rock is dead" n'est même plus placardé à travers les vitrines du web. Abandonné et raillé par ses légionnaires d'un temps, noyé par les récentes vagues easycore et orgcore, le genre ne frétille plus que dans les bas-fonds d'une scène qu'il a largement contribué à bâtir.
Surprise donc, quand l'avide Epitaph annonce début 2011 la signature du jeune combo. Surprise, et méfiance...

Les appréhensions s'évanouissent toutefois rapidement dès l'entame de Drifter: point de mièvreries popisantes ou d'attaques crabcore inoffensives ici; à peine un son de batterie discrètement numérisé et surgonflé, comme pour contrepeser le leadership des guitares (assurées mais parfois mal mixées) qui ont pris le contrôle de la composition.
Heartsounds conserve donc sa griffe, ainsi que ses légers coups de mou et ses éclairs de génie. Comme ce titre éponyme, "Drifter" (écouter ci-dessous), condensé de plans imparables agencés avec brio. Il flotte alors un parfum de 90s renouvelé, de Strung Out à son apogée... Et c'est confirmé deux plages plus tard quand Jason Cruz himself vient pousser la chansonnette sur "Elements", autre hymne mélo en puissance qui rappelle les mentors jusque dans son titre.

Le reste est peut-être moins étincelant, manque parfois de tension ou de singularité ("I Have Nobody to Betray"), mais le quatuor maintient son application tout du long. A base de shredding, de petits riffs bien sentis et de choeurs généreux, il installe sereinement sa variante du genre. On retrouve également avec plaisir une autre marque de fabrique: le double chant partagé entre Ben Murray et Laura Nichols.

Seul "Echo" vient perturber cette vitesse de croisière. Un downtempo (ça fait toujours plus calé que "semi-ballade") qui prouve si besoin était que les Californiens n'ont pas besoin de barder leurs ritournelles de bpm pour les rendre attirantes. Un titre à part qui vient pourtant appuyer la mélancolie sous-jacente de la rondelle. Parce que ouais, si on se penche un peu sur les lyrics ("I drift through the day / just to get back to sleep") ça n'a pas l'air d'être l'extase tous les jours chez Murray, d'autant que son paternel est décédé durant la composition de l'opus...

Plus solide et affirmé que son aîné, ce deuxième disque confirme l'aisance et les qualités techniques de Heartsounds tout en soulignant ironiquement ses limites. Il donne en effet l'impression d'un groupe parvenu à son meilleur niveau... A tort, espérons-le.

14 / 20
1 commentaire (17/20).

Until We Surrender ( 2009 )

Des metalcoreux qui font du punk rock? Scénario idéal pour écouler quelques vannes sur leurs vieux restes mal digérés!
Raté. Aucun vestige de leur passé du côté obscur ne transparait sur Until We Surrender, un premier album qui est même résolument dans l'air du temps.

Comme un vrai petit couple, le duo se partage les tâches vocaliques et affiche une "harmonie sans faille". Alors parfois, la routine s'installe: les lignes s'affadissent et le chant colle à la culotte des mélodies pour leur lécher le derrière ("Piñata", "Return", "Reoccuring Grey"...). Sans surprise, les moments les plus mémorables restent ceux où le tonnerre gronde, bien vivant et à contre temps ("The Song Inside Me", "Slave to A Heart that Strays", "No Way Out").
Idem pour les guitares qui de temps en temps s'écartent des boulevards mélodiques pour déloger de fins riffs et solos (en fin d'album notamment).

D'une parité parfaite, le punk rock de Heartsounds oscille entre mid tempo et up tempo, engagement et mélodies poppy, sur des riffs ni trop communs ni trop intrépides... De quoi séduire un large public. Sans doute un peu trop homogène à la longue, il n'en reste pas moins étonnament bien calé pour un premier effort pondu en peu de temps.

A écouter : "Slave to A Heart that Strays", "The Song Inside Me"
Heartsounds

Style : Punk Rock Mélodique
Tags :
Origine : USA
Site Officiel : heartsoundsband.com
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