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Biographie

H2O

Originaire de New York, H2O voit le jour entre 1993 et 1994 de la volonté de Toby Morse (Chant), alors roadie de Sick Of It All avec qui il fait quelques apparitions scéniques remarquées. Il s'unit à son vieux copain d'enfance Rusty Pistacchio (Guitare / Chant) et recrute Eric Thrice (Basse) et Max Capshaw (Batterie) avec lesquels il fait son premier concert en décembre 1994. Le succès local ne se fait pas attendre et lorsque les demandes de démo dépassent toutes les espérances, H2O enregistre un mini album sur le label Equal Visions Records.
Après une tournée européenne en compagnie de Sick Of It All et CIV, le groupe subit quelques modifications de line-up. Max Capshaw est remplacé par Todd Friend et un deuxième guitariste fait son apparition, Todd Morse le frère de Toby. Le premier album éponyme d'H2O sort en 1996 sur le label Blackout Records.

En 1997, le groupe change de statut et signe sur Epitaph Records chez qui est enregistré l'album Thicker Than Water. Adam Blake (Basse) remplace également Eric, puis deux années plus tard sort F.T.T.W et en 2001 c'est l'album Go qui est annoncé. Après cinq ans d'attente, la composition d'un nouvel album est annoncée courant 2006, mais il faudra encore patienter deux ans avant que le groupe n'entre en studio. Enfin, Nothing To Prove, cinquième album d'H2O sort en mai 2008 chez le prestigieux label Bridge Nine Records. En 2011, le groupe sort Don't Forget Your Roots, disque de reprise de groupes majeurs de la scène Punk / Harcore avec notamment Rancid, Social Distortion, Sick Of It All, Madball, Ramones, Gorilla Biscuits... Leur album suivant, California, arrive la même année, avec toujours la même recette au menu.

15.5 / 20
10 commentaires (15.7/20).
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Nothing To Prove ( 2008 )

Nothing to prove, rien à prouver.....????? Après le très décevant Go et sept ans d'attente, ce n'était certes pas ce que pensaient les fans d'H2O! Nothing To Prove était impatiemment espéré mais engendrait autant d'anxiété que d'optimisme quant aux capacités du groupe à élaborer un album digne de ce que fut H2O à la fin des 90's. La kyrielle d'invités de marque (Lou Koller, Roger Miret, Civ, Kevin Seconds, Freddy Cricien, Matt Skiba, Danny Diablo) n'était pas là pour rassurer, qui servirait plutôt à masquer un manque d'inspiration.

Mais dès la première écoute, la méfiance laisse place à un large sourire car H2O a placé la barre très haut et il tombe rapidement sous le sens que Nothing To Prove est le distingué successeur de F.T.T.W. Plaisir radieux de réécouter les ors rutilants de l'incomparable voix de T. Morse, les éclats irisés des rythmes entraînants et dynamiques auxquels nous avaient habitués les new-yorkais en leur faste d'antan. On retrouve le groupe dans toute sa splendeur : retour gagnant rappelant celui de Lifetime. H2O revient, flamboyant, avec sa section rythmique détonnante, ses riffs accrocheurs et explosifs, ses refrains catchy qui se retiennent et se chantent aisément. L'ensemble irradie d'énergie, de vivacité et de gaieté : une ode au straight edge dans tout ce qu'il draîne de positif et d'optimiste. La participation de nombreuses "stars" du hardcore ne fait que renforcer cette impression de bien-être et de fraternité, si chère à ce style musical, même si les paroles d'amis et de parents insérées entre les titres ont le douceureux goût du cliché.
De plus, H2O a évolué, car Nothing To Prove est loin d'être la copie conforme de F.T.T.W. Beaucoup plus mélodique (dans la lignée de "Fading" ou "Role Model"), incluant des réminiscences pop-punk (Blink-182), le nectar sucré de Lifetime s'épanche désormais au coeur de la molécule H2O, conférant à l'album une riante fraîcheur ("Sunday", "Unconditional"). Musicalement enrichi, le groupe parvient à synthétiser le hardcore mélodique avec une pointe de NYHC style (Gorilla Biscuits) dans des titres tels "What Happened?", où les registres si différents de Lou Koller (Sick Of It All), Matt Skiba (Alkaline Trio) et T. Morse s'intègrent parfaitement.

Peut-être un peu facile diront certains ; mais tellement désaltérant! Alors pourquoi se priver de cette source jaillissante et vivifiante? Nothing To Prove est une succession d'hymnes et de tubes en puissance, efficaces, inspirés, enjoués et passionnés. Référence incontestée du hardcore, H2O prouve effectivement qu'il n'a plus rien à prouver : une superbe réponse à ceux qui en doutaient.

Track-list : 01. 1995 ; 02. Nothing To Prove ; 03. Sunday ; 04. A Thin Line ; 05.Unconditional ; 06. Still Here ; 07. Fairweather Friend ; 08. Heart On My Sleeve ; 09. Mitts ; 10. What Happened?

A écouter : En intégralité
16 / 20
2 commentaires (16.75/20).
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F.T.T.W. ( 1999 )

Lorsque sort F.T.T.W., H2O est considéré comme un grand espoir du punk hardcore mélodique, encensé par des kadors tels que Sick of it All ou Madball. Le groupe est à son apogée et signe ici un album qui s'avèrera être le plus abouti de sa discographie, son successeur Go, tout en étant de qualité, se révélant assez décevant et illustrant mal le potentiel créatif des new yorkais. Depuis, si l'on excepte le ep All We Want (2002), descendu en flèche par les critiques, H2O est en stand by et semble avoir quelque peu de mal à raviver la flamme. Et ce n'est pas la prestation mi-figue mi-raisin du Fury Fest qui devrait changer la donne, malgré la bonne volonté des Morse Brothers.

Retour en 1999. H2O que certains, moi le premier, ont découvert au détour d'une bande musicale de jeu vidéo - Street Skater pour ne pas le nommer - enregistre son troisième album F.T.T.W. sur Epitaph. Le groupe se pose alors en héritiers d'un hardcore new yorkais de type straight edge et essaie de distiller un style enthousiaste, tel que le pratiquait les défunts Minor Threat ou Gorilla Biscuits dont l'ombre plane sur tout l'album. A la différence prêt qu'H2O dispose d'un son excellent, beaucoup plus clair que ses prédecesseurs, fruit du travail de Brett Gurewitz, guitariste de Bad Religion et fondateur du label hôte à qui a été confiée la production.
Ainsi, la quasi totalité des morceaux de l'album s'effectue sur un tempo très rapide ("Bootstraps", "Can I Overcome", "Old School Recess"), le groupe ne s'autorisant que peu de ralentissements de manière à maintenir la température la plus élevée possible. Les guitares sont explosives, la basse galopante, et on a un mal fou à conserver son calme à l'écoute de brûlots tels que les délicieux "Empty Pockets" et "Faster Than The World" qui introduit l'album. Un hardcore efficace, certes, mais peu rugueux, H2O attachant un soin particulier à élaborer des mélodies très inspirées donnant un léger goût californien à l'ensemble comme c'est le cas sur "Fading", "Found The Truth Within" ou "Liberate".

Toutefois, comme tout grand groupe de hardcore qui se respecte, le plus grand atout d'H2O reste le chanteur, Toby Morse. Voix claire et énergique, flow véloce, n'hésitant pas à hausser le ton lorsque le besoin s'en fait sentir, notre pèlerin évolue dans un registre assez proche de celui de Russ Rankin (Good Riddance) ou de Civ, ex-chanteur de Gorilla Biscuits qui, d'ailleurs, fait une apparition en guest sur "EZ.2.B. Anti". Et il n'est pas le seul, F.T.T.W. réunissant la crème du genre, sorte de jet set hardcore où l'on croise des choristes tels que Dickie Barrett (Mighty Mighty Bosstones) sur "Force Field", Freddy Cricien (Madball) sur "Guilty By Association", Tim Armstrong (Rancid) et Roger Miret (Agnostic Front) sur "Faster Than The World".

Bref, rien à jeter dans ce skeud dont la présence est indispensable dans toute bonne discothèque qui se respecte, aux côtés de Victim In Pain d' Agnostic Front, Start Today de Gorilla Biscuits, Earth A.D. des Misfits et tant d'autres, la liste est tellement longue...

A écouter : "Fading", "Empty Pockets", "Liberate"