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Biographie

Gwen Stacy

Gwen Stacy se forme fin 2004, à Indianapolis, les membres venant de divers quartiers de la ville. Dès que le groupe a commencé à prendre de l’ampleur, les membres ont commencé à se rapprocher les uns des autres au sein même de la ville. Le groupe a notamment tourné avec The Devil Wears Prada, Mychildren Mybride ou encore The Human Abstract. Fin 2007, Gwen Stacy, après une signature chez Ferret, enregistre son premier album The Life I Know, qui sort en février 2008.

Chronique

The Life I Know ( 2008 )

Nouveaux venus chez Ferret, Gwen Stacy livre ici son premier album, The Life I Know. Le groupe livre ici un metalcore relativement basique, autour de paroles teintées de foi. Sur près de 45 minutes, les musiciens se lachent, tentent de sortir du carcan agonisant du metalcore, genre de plus en plus banal, où le manque d’originalité commence à se faire sentir, ne proposant quasiment plus que des albums insipides…
La musique se veut nettoyée de tous les artifices, ne cherchant pas à emplir l’espace sonore, mais mise plutôt sur l’efficacité. La batterie sonne à la manière de nombreux autres groupes, les cordes savent se faire discrètes, mais les 2 arrivent parfois à se conjuguer pour des passages relativement intenses (What Will Happen If I Hit Enter). Quelques mélodies plus aigues, agressives, se démarquent de cet ensemble assez lourd, sans aller jusqu’au solos, mais plutôt à la manière d’une tentative avortée d’offrir de nouveaux horizons aux chansons. Vocalement, Gwen Stacy offre 2 types chants : une voix claire, peu présente, et une plus grave, profonde. Cette dernière est présente sur la totalité de l’album, peu modulée mais malgré tout avec un timbre particulier.
L’un des principaux défauts de ce disque reste la voix claire, trop classique et si peu expressive la plupart du temps où elle apparait (The Path Of Certainity ou The Fear In Your Eyes, ou encore la fin de Gone Fishing. See You In A Year). Elle se veut si courante actuellement qu’elle peut donner envie de passer à autre chose.
Le groupe favorise d’énormes ruptures au sein même des chansons, des passages plus épurés, plus lourds. Des breaks comme sur I Was Born With Two First Names, avec son “This Is Family ! This Is Pure? ou sur Paved Gold With Good Intentions arrivent à offrir un peu d’originalité au disque. Ces passages lents reflètent une autre facette du groupe, malheuresement trop peu présente. 
Petit Ovni de ce disque, l’excellente Sleeping In The Train Yard, qui, le long de ses 7 minutes presque aériennes, se veut fidèle à son titre, tel un sommeil apaisant le long du voyage de ce The Life I Know. Un première partie plus posée, plus planante, sorte d’éveil au rêve, petit à petit remplacée par la seconde partie, où le chant livre sa hargne, ce timbre si particulier de Cole Wallace.
Pour un premier album, Gwen Stacy livre un album efficace, mais au final peu intéressant dans le sens ou il n’y a que peu de choses relativement novatrices dans ce The Life I Know. L’originalité se voudrait presque absente, pouvant le faire passer pour un album banal de cette scène metalcore en plein essoufflement, si la voix n’avait pas ce timbre si particulier. Si vous cherchez un bon album dans ce filon musical quasi tari, jetez vous plutôt sur les classiques (Norma Jean, Scarlet, Zao, …), mais si votre quête de l’efficacité vous mène à écouter ce disque, vous y trouverez votre compte.

A écouter : Sleeping In The Train Yard I Was Born With Two First Names