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Biographie

Green Lizard

Remi - Chant, guitare
Brian - Guitare, chant
Jay - Basse
Roela - Batterie

Les 3 frères Tjon Ajong, Rémi, Willy et Brian, montent Green Lizard en 1994. L'année suivante Roela devient batteur du groupe et Jay rempile à la basse en '96. Dès lors, leur réputation ne cesse de croitre dans leur ville de Tilburg (Pays Bas) et très rapidement sur le territoire national; ils remportent même le tremplin rock le plus prestigieux de Hollande, le Grote Prijs, sans avoir encore sorti aucun CD. Pour leur première sortie, ils décident de faire les choses en grand et d'envoyer leur démo à Jack Endino (Nirvana, Soundgarden etc) qui, séduit, se chargera de la production de ce premier EP The Nine.

Green Lizard poursuit son bonhomme de chemin en célébrant sa première coopération avec le producteur Clif Nornell (R.E.M., Weezer, Faith No More, Henry Rollins etc) et en signant chez Sony Music pour l'album Identity (2000). Une succession d'évènements les amène à jouer aux festivals Pinkpop, Lowlands ou encore le Rokslide au Danemark.
Newborn (2002) leur fait franchir un cap puisque cette fois ci, notamment grâce à l'intervention de Henry Rollins qui pose sa voix sur le disque, ils sont invités au Vans Warped Tour 2003. Puis ce sont les tournées Converse et Jack Daniel's Rock Nights qui accueillent le quintet de retour sur le sol européen.

L'écriture d'un 3ème album débute en 2004 et le contrat avec Sony prend fin et le groupe, libéré de toute pression, prend son temps pour composer et fait quelques concerts ça et là, ouvrant pour The Rasmus ou Living Colour. Janvier 2005 marque le dernier concert, à Amsterdam (visionnable en streaming sur Fabchannel) du frangin Willy (guitariste) qui se consacre à ses autres projets. Le combo décide alors d'évoluer en quatuor et enregistre Las Armas Del Silencio en juin et juillet 2005 (un split EP 4 titres avec leurs collègues de Janez Detd verra le jour en guise d'introduction au disque). Dans la foulée, un deal est signé avec la maison hollandaise I Scream Records, qui sort donc le disque en février 2006 aux Pays Bas et 2 mois plus tard dans le reste de l'Europe. Forts de ces centaines de concerts en Hollande, de ces tournées etats-uniennes et européennes, Green Lizard replonge dans la vie de tournée (en concert le 18 mai à [email protected] Glaz'art avec Convict et le 20 à Montpellier/St Jean de Védas @ la Secret Place avec Free For All et Atomic Garden).

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (14/20).

Las Armas Del Silencio ( 2006 )

Les compatriotes de Face Tomorrow leur avaient volé la vedette ces derniers années, mais Green Lizard sont de retour sur le devant de la scène néerlandaise. Le rapprochement entre les deux formations n'est évidemment pas innocent puisqu'elles évoluent dans un style certes analogue ("One Last Kiss") mais pas identique, à savoir un mélange de rock (plus couillu chez GL) et de post hardcore (celui popularisé entre autres par At the Drive-In).
D'ATDI il en est d'ailleurs un peu question, tout de suite après une intro de 30 secondes parfaitement inutile puisque presque vide (peut être pour rajouter un piste sur le papier?); en effet, "All You Have" reprend la verve des Texans sur le couplet, et l'intensité mélodique sur le refrain, le tout en 2 minutes. Pas vraiment des plus novateurs mais l'habileté et l'efficacité sont définitivement au rendez vous, si bien que la sauce prend dès la première écoute du titre. Entre atmosphères pesantes ("Save Ourselves") et douces mélopées ("One Last Kiss", "One Minute"), Green Lizard navigue entre les genres et les ambiances avec énergie et fraîcheur, n'hésitant d'ailleurs pas à intégrer des sonorités grunge à ses compos (évident sur "Bullets Are For Everyone" ou "Tomorrow"), comme ce son de guitare crunchy, chaud et plutôt pesant. Et c'est bien là que, même si le style est comparable, la démarcation avec Face Tomorrow est nette: là où ces derniers auraient tendance à instaurer des ambiances assomantes, GL mise davantage sur la réactivité et le changement dynamique: de rythme, de ton etc.

Le chant dédoublé tout terrain de Rémi Tjong Ajong lui permet d'être aussi à l'aise sur les (quelques) parties criées que sur les envolées mélodiques du refrain, sans oublier la corde mélancolique ("Epilogue: When Our Eyes Close"). Un sans faute remarquable. Et ce sentiment de maturité avancée se retrouve un peu partout chez les quatre musiciens qui vont subtilement à l'essentiel, si bien que les mélodies restent en tête après avoir accroché l'oreille. Pas de remplissage non plus (à l'exception de l'intro), les 11 titres font montre d'une solidité constante.

Au final, il n'est pas facile d'étiqueter ce disque bien construit et pas si commun que ça; on s'en sortira en disant qu'il est résolument rock, et certainement pas le moins talentueux des rocks.

Télécharger "All You Have" et écouter "All You Have", "Walk Over Water", "One Minute" et "One Last Kiss" sur leur page Purevolume et Myspace.

A écouter : "All You Have", "Gone Away" et le reste