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Biographie

Gravity Slaves

Youki - batterie
Nico - guitare/chant
Ben - guitare/chant
Dude - basse/chant

L'histoire de Gravity Slaves débute en 1995 du côté d'Orléans. Le quatuor - Ben, en provenance de Bundies n'intègrera le squad qu'en 2002 - joue incessamment et accumule les démos. En 1997, l'association K-Side, du groupe Keneda, lui donne l'opportunité de participer à la compilation Salade de Bruits. La notoriété du groupe franchit un palier lorqu'il assure la première partie de Burning Heads et Seven Hate au Zig d'Orléans en 1998.
Dès lors, Gravity Slaves multiplie les apparitions sur des compils, autoproduit un 6 titres en 2000 et sort deux ans plus tard son premier album, Choice. Pendant ce temps le groupe continue à tourner afin d'acquérir de l'expérience sur scène. Résultat, plus de 150 dates en support de groupes nationaux tels que les mythiques Portobello Bones, Sixpack ou Lofofora mais également internationaux comme Human Alert et 59 Times the Pain.
Gravity Slaves retourne en studio en 2004 pour enregistrer Come Down, qui sort sur le label The Age of Venus. Très bien accueilli, l'album permet au groupe d'acquérir une certaine notoriété au niveau national.
En 2005, Julien, le chanteur, quitte la formation. Cela n'empêche pas Gravity Slaves de poursuivre sa route. Le groupe entre au BouDC Studio en 2006 pour l'enregistrement de son troisième album, Dust, qui voit le jour en novembre chez Opposite Prod., le label de Burning Heads. La sortie de l'album est suivie de répétitions intensives avec Youki, le batteur des Baxters, ce qui laisse présager un break de la part de Tibo.

Après un split et pas mal de dates partagé avec les caennais de Ravi, Gravity Slaves se mettent à la composition de leur quatrième album, the Vertigo Chronicles, à sortir en 2011 sur Opposite records.
 

14.5 / 20
2 commentaires (14.5/20).
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the Vertigo Chronicles ( 2011 )

15 ans après leurs débuts, les Orléanais semblent enfin avoir trouvé leur rythme de croisière !

On retrouve dans ce troisième album l'urgence qui les avait fait remarquer sur leur maxi autoproduit Choice (2002). La formule sans chanteur lead (qui avait mis les voiles juste après la sortie de Come Down en 2004) et avec le batteur de feu- Baxters a enfin pris tout son sens, et les instrumentations sont plus vénères que jamais. Surfant sur la vague punk rock'n'roll ala the Bronx / Gallows / Cancer Bats, Gravity slaves a judicieusement intégré ce genre d'influences modernes à son post hardcore émoïsant, emmenant un LP subtil et rentre dedans à la fois.

On en avait eu un bon avant goût sur le split avec Ravi et lors des derniers concerts, l'alternement entre les 3 voix emmène vraiment un gros plus à Gravity Slaves, jonglant avec des gorges écorchées, mélodies sirupeuses ou phrasé parlé/chanté. Pas le temps de s'ennuyer, ça file tout droit avec de gros riffs (le travail des deux guitaristes est encore une fois surprenant), des refrains ravageurs et une rythmique plombante. Du coup ces chroniques du vertige sont loin de tourner en rond, enchaînant brûlots punk rockn'roll flirtant avec le hxc ("Rocky Tv show", "Big Bike", "Homeless", ... ) et emo old school, ala Snapcase/Quicksand/At the Drive in, ou plus proche de chez nous, feu- Bananas at the audience ("Bloodywood", "Aux Carmes", "Toxic", ou "Vertigo").

Au rayon des points négatifs, le quatuor n'a pas pu s'empêcher de nous coller un ou deux titres de trop, et la naïveté des paroles et des thèmes abordés entachent un peu la qualité de leur musique... Ce nouvel album n'en reste pas moins le plus aboutit de Gravity Slaves à ce jour, et le son encore une fois confié à Pit Samprass ne déçoit pas une seconde : précis et burné. On attend déjà la prochaine livraison de l'équipage en salivant...

A écouter : "Rocky Tv show", "Homeless", "Bloodywood", "Toxic"
16 / 20
1 commentaire (14/20).
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Dust ( 2006 )

Devenu l'un des groupes les plus en vue de la scène punk hardcore française grâce à l'excellent Come Down, Gravity Slaves nous revient avec Dust, un album surprenant et plein d'energie, qui se découvre au fil des écoutes sans jamais décevoir.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la fougue dégagée par la musique de Gravity Slaves, une musique plus brute, beaucoup moins hermétique que sur la précédente réalisation. L'album débute d'ailleurs par deux vibrants morceaux à tendance punk rock ("Ten Years Later", "Leave Me Alone"). L'enregistrement live, confié à Peter Samprass, confère à l'oeuvre une authenticité, une spontanéité et une énergie d'une efficacité redoutable.
Mais la surprise ne s'arrête pas là, car, outre les influences de groupes tels Fugazi, At The Drive-In ou Quicksand, déjà remarquées sur Come Down, Gravity Slaves a élargi son horizon à des groupes comme Rage Against The Machine ou Burning Heads. Et, loin de lui faire perdre son âme, ces nouveaux apports l'ont considérablement enrichi. Il en résulte un album plus expérimental et plus original. Un travail remarquable a été effectué au niveau des guitares qui délivrent des mélodies riches et variées, aux méandres intenses. Le départ du chanteur a d'autre part obligé Gravity Slaves à choisir l'option d'un chant à trois voix (Dudu, Nico, Ben), dont le résultat est plus que probant puisqu'il apporte une touche très personnelle au groupe. Un sens de la mélodie toujours aussi aigü vient parachever le tout.
Ainsi, on se laisse emporter sans retenue dans un tourbillon fébrile de morceaux à la fois furieux et tendus, aux mélodies tortueuses et impétueuses, où éclatent des brûlots enragés ("Fear Is The Key"), nerveux ("No Guts, No Glory", "Eat Me") et tourmentés ("Silent Scream"). "Show Me How" intègre un clavier strident aux émanations psyché et "Road Trip" irradie d'une impatiente aspiration à la décompression. Pourtant, même lorsque viennent s'insérer des plages plus calmes, la tension persiste sous une forme insidieuse. La pression ne chute qu'en fin de course avec la très fugazienne reprise de Poney Club "Après-Demain" qui vient, telle une berceuse, nous rendre un semblant d'apaisement. L'album se termine par un remix electro-dub-techno-jungle de "Fear Is The Key" interprété par Fenshu, semblant annoncer que Gravity Slaves ne connaîtra aucune limite musicale.
En prime, l'album comprend une interface CD-rom présentant la vidéo de "Silent Scream", réalisée par Jérémie "Blackburst" Manequin, ainsi qu'une galerie de photos (concerts, répets, délires entre copains).

On savait Gravity Slaves empreint d'une rare intelligence musicale et le groupe confirme. Dust est incontestablement une grande réussite, un album d'une grande classe, éclatant et inspiré, qui permet au quatuor orléannais de franchir un nouveau palier. Il émane de cet album une sensation d'enthousiasme, d'envie de jouer, d'expérimenter, de progresser qui fait de Gravity Slaves l'un des groupes les plus attrayants de la scène européenne.

Télécharger : "Ten Years Later", "Fear Is The Key"

A écouter : tous sans exception

Come Down ( 2004 )

On pourrait trouver étonnante la maturité qui se dégage de Gravity Slaves si l'on ne tenait pas compte du fait qu'il souffle cette année ses dix bougies. 10 années qui lui ont permis d'affiner son style, d'acquérir de l'expérience scénique, bref tout ce qu'il jugeait nécessaire pour obtenir un résultat conforme à ses attentes.

Enregistré en janvier 2004 aux studios Nyima d'Orléans et produit par Pierre (Burning Heads), Come Down est le second album d'un groupe qui n'a pas choisi la voie la plus facile pour exprimer ses sentiments. Tout au long de l'album, Gravity Slaves nous entraîne dans un univers post punk, assez proche de Fugazi et de Quicksand,l'hermétisme apparent du premier étant atténué par l'émotivité du second. L'ensemble donne un mélange très riche, aux morceaux emplis d'émotions diverses et assez  vallonés sur le plan rythmique. Exceptés "Satanas Playground" et "Congratulations Mr. X", au tempo rapide et à la tonalité beaucoup plus hardcore et rustique que la tendance générale de l'album, tout n'est qu'une affaire de variation d'intensité. Et c'est là que Gravity Slaves excelle. En effet, même si quasiment tous les morceaux sont construits autour d'une structure sensiblement identique, alternant parties tendues aux rythmiques noisy entêtantes ("Golden", "Voices"), et parties plus légères permettant de faire retomber la pression, Come Down ne cesse de surprendre. Par son énergie tout d'abord alimentée, par le jeu tonique et varié de Tibo, ainsi que par le chant de Julien, au timbre écorché et souvent à la limite de la rupture, notamment sur "Choice". Mais surtout par une inspiration insolente qui prend toute sa signification sur des morceaux tels que "I Remember" ou "Not In peace" et qui garde Gravity Slaves de tomber dans l'approximatif.

La tendance se poursuit également au niveau de l'artwork, extrêmement soigné, réalisé par Manuel Crosnier mais également à celui du support même, Come Down recellant une piste vidéo nous proposant un petit aperçu du groupe sur scène.

Avec Come Down, Gravity Slaves fournit donc un travail d'excellente facture où se combinent sensibilité et potentiel explosif, le tout mû par une intelligence musicale rare. Il serait idiot de passer à côté.      

 

Télécharger : "Choice",  "Doubt"

A écouter : "Golden", "Voices", "I Remember"