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Biographie

Grandizer

Fraîchement créé à Montpellier en 2012, Grandizer est un groupe de grind noisy dont le concept est d'amalgamer du punk/grind avec du synth wave, le tout enrobé de culture noise et de rythmiques asymétriques. Avec un set d'une douzaines de morceaux ( dont une reprise de rainning blood de Slayer) alternant batterie et guitare/synthé ou basse/synthé, le groupe fait dans le minimaliste mais n'oublie pas de jouer vite et très fort !

Le groupe sort son premier EP intitulé Ecce Machina en 2014, 4 titres issus d'un enregistrement fait maison, sauvés au mix par Bruno Varea et disponibles en ... K7 !
Grandizer enfonce le clou en sortant son deuxième EP début 2015, A75, dans la continuité du premier EP. Toujours aussi barré, catchy et rentre dedans.

Line up : 

- Seb : drums
- Fanfan : synthé / basse
- Tom : guitare / chant / synthé

Chroniques

A75 Ecce Machina
15.5 / 20
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A75 ( 2015 )

Seulement quelques mois après la sortie de leur premier opus Ecce Machina, concentré punk noisy ravageur, Grandizer, le soldat inconnu tout de noise revétu, se devait d'accoucher d'une suite à cet EP ovni, loin, bien loin des modes et tendances actuelles. 
Voici donc le petit dernier de la famille "synthé bourdonnant / fulguro-baffes grindnoise", sobrement intitulé A75, qui transforme, tout en finesse, l'essai initié par un premier EP qui avait retenu l'attention de la rédaction.

Dernière trouvaille pour hipsters moustachus avides de sensations fortes ou indélicat mélange de genres bougrement catchy, au final on s'en fout pas mal. Rangez moi ce trio bordélique sur l'étagère qui vous plaît, car Grandizer, rejeton improbable de Goldorak et d'un grille pain bruyant, continue son bonhomme de chemin, bien décidé à mettre des fessées format XXL.
Deuxième EP, deuxième tuerie pour les montpelliérains, qui nous délivrent un petit quart d'heure de musique extrême, particulièrement addictive pour celui qui aime le côté singulier et hors piste de la chose. Hybride et grandiloquent jusqu'au bout, A75, tout comme l'était Ecce Machina, est avant tout un bloc rugueux et corrosif de guitares crades, de lignes de basses volumineuses et de blasts étonnamment subtils, emmenés par un fou furieux à la voix génialement dégueulasse et des synthés qui donneraient presque envie de se mettre au noise.

Rien ne sert de détailler ce nouvel EP, tout se passe au niveau des affinités, certains détesteront ce concentré épileptique et violent de riffs et coups de butoir en pagaille, certains apprécieront au contraire, le côté véloce et virulent, cet enchaînement maîtrisé à la Horse The Band, alors que d'autres aimeront le mélange (bien fait, et bien arrangé, ça c'est indéniable) de genres pas facile à expliquer, encore moins à reproduire. 

Sans dire que leur musique est unique, il y a tout de même quelque chose d'assez singulier chez Grandizer dans la façon d'écrire et d'arranger leurs morceaux. Pour résumer, c'est le bordel, c'est bruyant et violent, mais ça s'écoute vraiment bien. 
Bien équilibré, bien fait et jamais chiant, A75 est dans la continuité du premier EP : si vous l'avez apprécié, alors allez y sans réfléchir vous ne serez pas déçus. 

A quand l'album les gars ? Je suis sûr que même vous, vous êtes un peu frustrés au final de pas pouvoir mettre des fessées plus longtemps...

Ah oui, j'allais oublier, Grandizer est également généreux. Non contents de nous faire un beau cadeau avec ce nouvel EP gratuit (ici) en cette période de fêtes de fin d'année, le groupe n'a pas hésité une seconde à nous gratifier d'une reprise d'un classique du métal, qui va faire grincer les dents à beaucoup d'entre vous, ça se passe à la toute fin, ça dure deux minutes, ça s'appelle Slayin Grandizer, et c'est Raining Blood à la sauce "bontempi" qui s'installe dans ton salon. C'est gratuit, bien senti, bien fait, et c'est une belle conclusion pour un deuxième EP sacrément dense. Chapeau messieurs. Moi, j'ai ri !

A écouter : Parce que ça fait du bien.

Ecce Machina ( 2014 )

Goregrind, cybergrind, deathgrind ou encore porngrind, le grind s'accorde avec tout et n'importe quoi, et en général dans la bonne humeur. Quand on vient de Montpelier et qu'on y ajoute une touche de noise et de synth-wave, délivrant un truc péchu comme pas permis, le résultat est on ne peut plus alléchant, et devrait parler aux amateurs de sensations fortes, ceux qui aiment la violence, celle qu'on saupoudre légèrement de rythmiques barrées, proches d'un math core, et qu'on plonge dans des délires noisy savoureux.

Vous l'aurez compris, Grandizer fait le dans Brutal, le véloce, et développe ses structures alambiquées pour en mettre plein la tronche. Pas vraiment math core, pas vraiment grind non plus, encore moins fusion, Grandizer est un ovni musical, pouvant gentiment se rapprocher de plusieurs catégories, s'en jamais vraiment les embrasser totalement.
Grandizer est flou, Grandizer est fou, mais Grandizer est pertinent, addictif, et réussit haut la main à distiller un bref quart d'heure de contenu abrasif, proche d'un Horse the Band ou d'un Mutation qu'on aurait "noisifié" à grand coups de synthé inspiré. C'est délicieusement bourrin, assez barge pour retenir l'attention (sans toutefois tomber dans la facilité), et le son rugueux, brouillon et sauvage du groupe devient après quelques écoutes la particularité dominante du trio, le trait distinctif qui fait mouche et lie tous les aspects corrosifs qui se dégagent d'un tel objet.

Techniquement, rien à reprocher au groupe si ce n'est que certains titres mériteraient d'être un peu plus longs, d'être développés à l'extrême histoire de mettre des baffes un peu plus longtemps.
Carrées et dynamiques, les compositions se déroulent sans accrocs notables, et on se prend bien vite au jeu de ce défouloir en Noise mineur. Sword et son intro à la basse hypnotique, Give et sa brutalité, sont autant d'exemples convaincants qui démontrent le talent du trio pour accoucher de titres à l'originalité assez marquante pour être remarquée.

Vous l'aurez compris, un groupe qu'il faut surveiller de près, tant ce premier EP est une réussite. Original, bien maîtrisé et surtout sauvagement interprêté, il ne reste à Grandizer qu'à grandir, murir, et persévérer sur cette voie du tout grind noisy légèrement barré qui leur va comme un gant. Miam !

Ecce Machina est en écoute sur le bandcamp du groupe.

A écouter : Tout, plusieurs fois
Grandizer

Style : Grindnoise
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Origine : France
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