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Biographie

Gouge Away

Issu de Floride, Gouge Away est un groupe de Hardcore formé en 2014 dont le premier album , Dies voit le jour 2 ans plus tard, suivi par un single l'année suivante. Cela leur permet de signer chez Deathwish pour Burnt Sugar, prévu en 2018 et annonçant une évolution assez forte dans le son du combo.

13 / 20
1 commentaire (15.5/20).
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Consider / Wave Of Mutilation ( 2020 )

Gouge Away qui sort un single en attendant un nouveau LP, qui, on l’espère, arrivera sous peu ? Parfait pour la période !
De fait, le combo lâche un nouveau titre, « Consider », ainsi qu’une reprise des Pixies, « Wave Of Mutilation ». En ouvrant sur le morceau original, on ne sera pas trop déstabilisé : Hardcore teinté de Post, cette compo fait office d’amuse bouche sans grande surprise suite à Burnt Sugar. Pour autant, « Consider » n’est pas mauvais, loin de là, mais il eu sans doute été plus agréable d’avoir un titre moins convenu, peut être plus frontal ou déstabilisant qu’une redite de Burnt Sugar.

Concernant la reprise : pas de surprise. Gouge Away a un son plus lourd, , surtout qu’en 20 ans la manière d’enregistré à forcément évolué. Même si j’aime beaucoup le titre original, il faut reconnaître que le combo ajoute un aspect presque fantomatique dans le chant, reprenant également par moment également certains aspects vocaux de Brody Dalle. On passe d’un côté un peu triste à quelque chose d’un peu plus hargneux. Une approche différente, qui n’est pas sans déplaire.

On eu apprécié que ces deux titres soient plus des titres que l’on eu retrouvé sur Burnt Sugar, mais ce single laisse un goût un peu amer dans la bouche. Décevant non pas dans sa qualité de composition, mais parce qu’il est plus proche d’une suite logique de l’opus précédent (et s’écoute sans soucis en enchainement) que d’un véritable amuse-bouche de la suite. A réserver à ceux qui auront déjà poncé Burnt Sugar.

15.5 / 20
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Burnt Sugar ( 2018 )

Je crois que j’avais omis , Dies dans mon top 2016, et pourtant ce disque était plus que cool. Séance de rattrapage mis à part, c’est un Burnt Sugar qui annonce leur première sortie chez Deathwish. Le truc cool, c’est que Gouge Away se détache légèrement du Hardcore précédemment offert pour prendre un côté plus Rock’N’Roll.

D’un côté, on pourrait presque faire le parallèle avec certains groupes de Hardcore qui ont tamisé leur son : Ceremony en tête de file du genre, car Gouge Away prend le même chemin en effectuant un bon virage artistique entre , Dies et ce nouvel album.
Gouge Away a ici l’aplomb d’un Single Mothers, le côté ronflant lorgnant sur le Post-Punk de Super Unison (le fait que le disque soit masterisé par Jack Shirley, qui s’est aussi occupé des Américains, aide beaucoup) et la capacité à sortir un titre captivant avec « Ghost ». Rien que sur la longueur des différentes compos, on devine que les morceaux sont étirés tout en gardant un côté incisif qui se retrouve dès « Only Friend ».
C’est propre, la part belle est faite à la basse (« Dis s o c i a t i o n » ou « Fed Up ») et les lignes vocales dégagent une énergie assez communicative, plus que sur le Auto de Super Unison.
Que ceux qui ont apprécié l’album précédent et attendaient une suite directe se réjouissent ; Burnt Sugar possède encore cette verve sonore sur « Wilt (I Won’t) » avec notamment un chant qui rouvre les portes d’un « Enough », titre qui préfigurait déjà ce que l’on peut retrouver sur cet opus.

Qu’est-ce qui fait la force de ce disque ?
« Slow Drown », « Ghost » ou « Hey Mercy ». Rien que ça, pas besoin de plus pour comprendre le sens de Burnt Sugar, qui utilise les mots pour décrire un mal-être dont certaines dissonances se font illustration, avec une forte sensation de solitude : « Paranoia is here again / She's my only friend », et dont le chant prend parfois des intonations presque folles (« Dis s o c i a t i o n »).

N’en déplaise à ceux qui ont adoré leur sortie précédente, Burnt Sugar est un brûlot ultra catchy qui flirte avec le Super Unison (dont Stella s’annonce également assez fou) lorsqu’on prend le temps de faire le parallèle entre les deux groupes. Ne cherchez pas, ce disque se doit de finir dans le Top 10 de l’année.

A écouter : Dis s o c i a t i o n - Ghost