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Biographie

Goldfinger

Goldfinger voit le jour en 1994, John et Simon travaillaient alors dans le même magasin de chaussure en Californie. Darrin, qui travaillait lui pour le Starbuck d'à-côté, écoute les démos, et passe le reste de la journée à faire du air drum par dessus les compos du tout jeune groupe. A ce moment, le premier guitariste dont on a perdu la trace, décide de devenir surfer pro au Costa Rica. A ce moment-là, John appelle un de ses bons potes nommé Charlie. ça tombe bien, il joue de la guitare.

Ils enregistrent alors la démo Richter, qui reçoit un accueil exceptionnel. On leur donne alors la chance d'enregistrer un vrai premier album S/T, qui sort en 1996 et qui contient une sacrée tripotée de tubes. "Here In your Bedroom", "Answers", "Mable" ou encore "Only a Day". Cette année-là, ils battent le record du monde de concert en une année. 385! (Et avec notamment Sex Pistols, No Doubt, au Vans Warped Tour, and Reel Big Fish)

Quelques vidéos clips plus tard, ils enregistrent leur second album, Hang-Ups, avec le single "This Lonely Place". Ils enregistrent aussi une reprise de Spiral Staircase 
"More Today than Yesterday" que l'on peut trouver sur la BO de "Waterboy".
Durant l'été 1998, Simon quitte le groupe a cause d'un différent musical. Il est remplacé par un ami de John, qui jouait dans Electric Love Hogs ou encore 22jacks (qui avait ouvert sur plusieurs tournées pour Goldfinger).

A l'automne 1999, le groupe enregistre Darrin's Coconut Ass-Live From Omaha, leur second EP, qui ne contient que des reprises (et que des perles! "Just Like Heaven" des Cure, "Nite Club" des Specials, "The Kids are alright" des Who, "Man in a Suitcase" de Sting et la somptueuse "Downpressor Man" de Peter Tosh). L'histoire racponte que ce Ep fut enregistré après un concert dans le Nebraska, avec les cuives des Skeletones, quasi imrpovisés.
Au printemps 2000, le troisième album de Goldfinger, Stomping Ground sort et l'Europe est envahie avec la reprise de Nena "99 Red Ballons" et le reste du monde se contente du single "Counting the Days".

En 2001, ils sortent in Live sur le marché anglais, Foot In Mouth. On comprends alors l'hystérie que provoque les live du groupe. En 2002, Charlie quitte à son tour le groupe, et est remplacé par Brian Arthur (qui évoluait dans Unloco). En 2003, quatrième album, Open Your Eyes. Le groupe tourne avec Sum41 et Good Charlotte. En 2004, ils enregistrent un énième live, Live at the House of Blues. En 2005, le groupe sort un best of, change de Label, ça sent la fin. Sort finalement, Disconnection Notice, cinquième album, un peu passé inaperçu. C'était sans compter sur le retour de Charlie. On respire.
En 2006, Alternative Press Magazine met le premier album de Goldfinger S/T comme un des albums qui a façonné l'année 1996, aux côtés de No Doubt et Weezer.
Nombre de leur chansons se retrouvent dans des jeux vidéos (Tony Hawk Pro Skater 4 et Gran Turismo 3 par exemple). 2008, sortie du sixième album studio, Hello Destiny. La lignée pop-punk prends le dessus très clairement sur leurs influences ska.

Chronique

13 / 20
1 commentaire (13/20).

Hello Destiny ( 2008 )

Goldfinger nous ressert le couvert avec une nouvelle galette de 12 titres pour 36 minutes, bien formatée, toute propre, où rien ne déborde, avec ce qu’il faut de politique ("War"), ce qu’il faut de refrain catchy ("Goodbye") et de cuivre (mais pas trop), « la » chanson cachée un peu mélo-love-acoustique et une bonne lampée d’accords poppy. Une chanson est (classiquement) dédiée à PETA, et notamment à un défenseur des droits des animaux prisonnier, Kevin Jaunas ("Free Kevin Jonas").

L’époque dorée des premiers albums (S/T, Hang-Ups) est bel et bien révolue. Le leader charismatique, John Feldmann (qui n’a aucun lien de parenté avec notre François), conserve certes un talent indéniable pour écrire la bonne chanson, au bon moment, et Hello Destiny en possède au moins deux. "Get Up" est une véritable bombe (idéale pour sauter du lit) avec son refrain qu’on ne peut s’empêcher de reprendre en chœur « It’s time to get up, get up, get up, Why don’t you stand up stand up stan up to start the fight ». Sacré contre-temps, toujours aussi sautillant. Classique, mais le côté punk pop ska qui a fait la gloire de Goldfinger dans les années 90 retrouve de bien belles couleurs qu'en de courts instants, notamment avec "The Only One" qui nous réserve quelques incartades reggae-ska taillée pour accompagner votre été. "One More Time" nous laisse un goût de sucré dans les oreilles relativement agréable. "Goodbye" nous laisse espérer quelques phases punk-rock, mais pour le reste de l’album, la déception est tenace. Que penser de "Without Me" ou de "Bury Me" qui même si les paroles ne sont pas inintéressantes (même si on a quand même affaire à du steak haché (au tofu biensûr) bien pré-mâché).

Finalement, la vraie bonne nouvelle de l'album, c'est le retour de Charlie Paulson à la guitare, crâne chauve de génie qu'on avait pas vu depuis Open Your Eyes (2002).

Certes Goldfinger impose le respect pour plusieurs raisons. La première étant pour le record du monde de concerts réalisé en une année (385 en 1996). La seconde, pour l’investissement de John Feldmann pour la défense des animaux et pour PETA. La troisième, pour le nombre de groupes que Feldmann a produit ou signé grâce à la notoriété de son groupe (The Used, Mest, The Story of The Year, Good Charlotte, ….). Pour le retour du groupe au premier plan, on attendra le prochain album.

A écouter : Get Up, The Only One