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Biographie

Gokan

Gokan voit le jourt à Nantes sousla forme d'un quintet au cours de l'année 2005. Dès l'année qui suit les nantais, dont certains auront déjà été remarqués chez Confront ou encore Eradicate, sortent une démo cinq titres qui meur permet de commencer à se faire remarquer. Petit à petit le groupe se fait une réputation et, alors qu'il n'a pas encore sorti d'album, le quintet se retrouve en 2009 à l'affiche des Jeunes Charrues puis du Hellfest. Modes de Pensée sort dans la foulée, en Octobre de la même année.

Chronique

Modes De Pensée ( 2009 )

2009. Cela fait un petit moment que Gokan cogne à la porte de la cour des grands du coté de Nantes. Quatre ans d'existence, une démo, une réputation régionale solide renforcée par un concert lors du Hellfest quelques mois plus tôt. Le CV s'allonge petit à petit et c'est finalement en Octobre que finit par arriver le premier album du quintet: Modes de Pensées.

Comme l'indique assez clairement le titre, Gokan fait à nouveau le choix des textes en français. Le pari est risqué mais leur permet au moins de se détacher de la masse dès le départ. D'autant plus que Scarinx (chant) évite intelligemment l'aboiement gutural généralement employé dans le genre, y compris chez l'essentiel des groupes hexagonaux. Malgré une puissance clairement au rendez-vous on comprend ce que l'on entend. Aussi ridicule que ce constat puisse paraitre... ça change.
Pour être honnête il y a de quoi être décontenancé face à cette attaque du mont Deathcore par le versant casse-gueule. Ca fait un bail que l'on n'entend plus vraiment ce genre de sonorités sortir d'un gosier francophone sur le créneau et on ne peut d'ailleurs s'empêcher de songer à toute la vague fusion de la fin des années 90 - que tout le monde semble avoir déjà oublié soit dit en passant. On pensera surement aussi à La Logique du Pire, auteur d'un dernier essai métallique réussi, dans la langue de molière, avec Hiro Shima.
Bien souvent, ce parti pris est celui d'un groupe qui a quelque chose à raconter, parfois avec des fortunes diverses (Babylon Pression ou Tagada Jones s'en sont récemment rendu compte). En résumé: si l'époque s'y prête... ce n'est pas forcément dans l'air du temps. Hurlée, chantée (le refrain de Douce victoire), martelée (la très virulente Entaillé): 53 minutes durant le quintet se fait intarissable, exposant avec spontanéité et sans effets de manche une vision de notre monde qui lui est propre. Que l'on y adhère ou pas n'est pas la question, chacun jugera par lui même. On pourra cependant peut être un peu regretter la simplicité de certains textes (Deleter en featuring avec Akalmy) mais comme Gokan est tout sauf un collectif de slammeurs et que leur job reste quand même d'envoyer la purée, autant se pencher sur l'autre raison principale de la présence du groupe en ces pages: le truc qui leur sert de fond sonore et fait hurler voisins et parents éventuels. Le « Metal » quoi.

Les nantais se dévoilent tant sur le fond que sur la forme, ne reculant pas devant des choix artistiques que l'on ne qualifiera pas forcément de risqués mais qui ont néanmoins pour qualité première d'être pleinement assumés. Gokan se fait ainsi moins direct et brutal que par le passé, affine sa musique tout autant qu'il évite de foncer tête baissée dans le piège d'un metal aseptisé et basique. Celui là même servi par un paquet de formations comme de la bonne came alors qu’il ne s’avère souvent être qu’un mélange de gimmick Death Mélo de seconde zone coupés à la guimauve, à l'encre de tatouage et au maquillage. Gokan, sans non plus insuffler un élan nouveau au genre, prend clairement le chemin de la différenciation et le fait pour ainsi dire plutôt bien au long d'une dizaine de titres denses, évolutifs, tirant généralement aux alentour des cinq minutes. Les nantais s'offriront même le luxe de faire d'un de leurs titres les plus longs un instrumental intéressant (L'illusion), montrant ainsi sans forcer qu'ils savent bel et bien construire des morceaux vraiment intéressants.

Musicalement le combo nantais tire plutôt bien son épingle du jeu en privilégiant la fluidité et la spontanéité des enchainements pour offrir un Deathcore assez atypique car très mélodique qui évite l'emplilement de moshparts tombant à plat. On se rapproche même bien souvent plus du Metalcore d'il y a quelques années que de la supposée rencontre entre Death Metal et Hardcore qu'est censé être le courant le plus grouillant et stérile du moment. Ca ne cognera surement pas assez au gout de certains mais toujours est-il que l'on sent un fil conducteur et une identité musicale se développer sur ce premier album solide si l'on omet deux collaborations pour le plaisir qui viennent clore ce Modes de Pensée. Ce n'est pas donné à tous les groupes du genre et, en plus de ça, le potentiel live est au rendez vous. Gokan, récemment rejoint par Karma Zero ou encore A Subtle Understatement et en attendant le retour d'Eradicate (chez qui on retrouve Scarinx) continue de démontrer la bonne forme d'une scène Metal nantaise qui ne manque pas de groupes à suivre et n'oublie surtout pas d'avancer à son rythme plutôt que de forcer les choses. Intelligent.

A écouter : L'illusion, Frontal, Un immense pouvoir
Gokan

Style : Deathcore / Metalcore
Tags : -
Origine : France
Site Officiel : gokan.fr
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