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Biographie

Godsmack

C'est en 1995 que Sully Erna décide d'abandonner la batterie pour devenir chanteur, et ainsi fonder un des groupes monuments de la scène Rock aux Etats-Unis. Trois ans plus tard, en 1998, Godsmack signe chez Universal. Le premier album Godmack sort en 1999 avec le line-up d'origine composé de Sully Erna au chant, Tony Rombolla à la guitare, Robbie Merrill à la basse et Tommy Stewart à la batterie. Godsmack commence alors sa première tournée avec le "Voodoo Tour". En 1999 et 2000, ils participent à l'Ozzfest, puis une tournée exclusive en Europe avec Black Sabbath et une intervention à Woodstock en 1999.

En 2000, l'album Awake déboule dans les bacs, la chanson Vampire est nominée pour les Grammy Awards et la tournée d'Awake est une vraie explosion pour les fans puisque les concerts sont à guichets fermés et que le groupe opte pour des effets pyrotechniques. Après quatre ans de tournées, Godsmack a besoin d'un break et c'est durant ce break que Shannon Larkin, ami de Sully depuis 15 ans, remplace Tommy Stewart.

En 2003, le groupe sort un nouvel album : Faceless, aussitôt numéro un des ventes aux Etats-Unis, avec pour les 23 premiers mois, une tournée de concerts et incluant deux nominations pour les Grammy Awards et pour finir, onze mois de tournée dans toutes les arènes avec Metallica. En mars 2004, Godsmack réalise son premier album acoustique : The Other Side. En 2006, il sort un nouvel album : IV. Le groupe est alors revenu à un style plus Metal, tout en incluant également des chansons acoustiques dans la veine de The Other Side.

Se suivirent The Oracle en 2010 puis Live&Inspired en 2012 et 1000hp en 2014. Soit deux albums studio et un album live, Après ces albums, lla formation semble comme entrer en torpeur et tombe dans un mutisme total. Cette période voit uniquement Sully Erna sortir son album solo. C'est que bien plus tard en 2017 que le groupe refera surface en annonçant que beaucoup de choses ont changé pour eux et qu'il est venu le temps de leur renaissance. C'est ainsi qu'ils sortent When Legends Rise en 2018.

Chronique

When Legends Rise ( 2018 )

Aujourd'hui il fait beau, les cylindres sont huilés, le cheval d'acier fait face à l'horizon. Derniers ajustements des lunettes, du casque et du cache poussière. Contact. Le ronflement se fait ouïr, le soleil couchant danse dans les volutes au loin, il est temps de lancer une musique de circonstance et … "Putain Régis ! T'as encore joué avec mon MP3 !! Hein ? C'est … Non ? Godsmack ?"

When Legends Rise, ou comment se tirer une balle dans le casque, faire une lettre d'aveux de crimes que l'on n'a pas commis, organiser des obsèques avec tous les gens que l'on a aimé, truffer le cercueil d'explosifs, puis uriner soi-même sur sa tombe et celles de ses proches en murmurant à chaque fois: "Tu l'as bien cherché fumier". Jamais aucun album au monde n'a jamais autant insulté le reste de la discographie du groupe l'ayant composé que ce disque, et pourtant j'ai entendu The Burning Red, (Machine Head) St Anger et Lulu (Vous savez de qui) et l'éponyme de Suicide Silence. Oui. Ces derniers ont beau être très mauvais, ils ne remettent pas en cause le reste de l'existence du groupe.

Après avoir fait une promo digne de James Cameron, Coca Cola et d'un candidat à la présidentielle réunis, expliquant qu'ils sont arrivés au meilleur résultat qu'ils n'espéraient jamais approcher, fait des clips avec tous les artistes cashable et bankable du sud ouest des Etats-Unis et des clips … affligeants (Sérieusement?) Les Américains de Godsmack expliquent partout en interview que ça faisait des années et des années qu'ils étaient mal influencés par tous leurs proches. Sully Erna le chanteur explique qu'il a coupé les ponts avec des amis de plus de dix ans et des membres de sa famille parce qu'ils étaient néfastes pour lui et que Shanon Larkin, batteur a cessé de boire et a fait des cures de désintox pour se réhabiliter. Faire des changements dans leur vie, ça les regarde et s'ils sont mieux ainsi tant mieux, mais étaient-ils obligés de continuer la musique ?

Sérieusement, on est contents pour eux, mais à partir du moment où on les interviewe à propos de leur nouvel album et qu'ils mélangent leur vie privée et leur carrière, on comprend très facilement qu'ils renient le reste de leur discographie et que pour eux la seule chose qui compte c'est When Legends Rise qu'ils comparent à un phénix émergeant de ses cendres. Ayant toujours apprécié à des degrés divers tous les précédents albums, qui évoquaient une certaine vision de la liberté aux Etats-Unis, d'abnégation, de dignité, d'insoumission, de refus de certaines conventions, d'honneur et de respect, il est vraiment dur d'accepter la vision actuelle que Godsmack a de lui-même.

Décrire cet album c'est comme décrire une ancienne station d'épuration ukrainienne des années 90 laissée à l'abandon, il y a tellement de merde incrustée partout qu'il est compliqué de comprendre comment on a pu en arriver là. On reconnait les fondations, c'est marqué Godsmack dessus, certaines choses paraissent familières, mais il est impossible de se dire qu'avant, ça pouvait fonctionner tant l'état est désastreux. Parfois une pièce semble avoir été un peu plus épargnée que les autres, (Say my Name) mais c'est parce que ça pue tellement la mort ailleurs que comparativement ça parait acceptable. Bref une catastrophe est passée par là, il n'y a aucun doute la dessus.

Entre les riffs catchys à outrance, les refrains auto-tunés, les arrangements entendus dans tous les mauvais albums de rock et le manque de vie globale d'une musique vitrifiée, même l'album solo de Sully Erna semble subversif. A mi chemin entre U2 et les Evanescence, exit le groupe pour rouler tranquillement en Harley un jour de beau temps. Tous les morceaux sont comme des versions cheap et rock de leurs tubes précédents. Eye of the Storm est une version générique de I Stand Alone, Unforgettable, une version radio de Faceless, Take it to the Edge, une version maison de retraite de Awake et je ne parle pas de la boue interstellaire qu'est Bulletproof, c'est simple, il existe des meilleurs titres de Limp Bizkit.  Ils ont du se tromper à l'impression, cet album s'appelle When Legends Die.

"Les critiques ne peuvent pas nous atteindre, nous sommes Bulletproof" Tant mieux pour vous, mais si cet article peut atteindre des lecteurs qui se demandent si le dernier Godsmack vaut le coup, la réponse est non, passez votre chemin. J'espère pour eux qu'ils ont aussi pris l'option rocketproof parce que sinon leur petit cul va piquer sévère dans pas longtemps.

A écouter : Awake, Faceless, IV, 1000hp