Albums du moment
Pochette Back In Business
Pochette Morbid Stuff Pochette Distance Over Time
Chroniques
Pochette Anesthetic
Pochette Sus
Pochette Undying Light

logo Giant Squid

Biographie

Giant Squid

Aurielle Gregory – Chant, guitare
Aaron Gregory – Chant, guitare
Bryan Beeson – Basse
Kimberley Freeman – Clavier
Scott Sutton - Batterie   

Anciens membres :
Mike Conroy - Batterie
Tim Conroy – Clavier, trompette
Andy Southard – Clavier, chant
Bill Hughes - Guitare
Jason Divencenzo - Batterie
Dave Reynolds - Batterie
Jason Sewell - Clavier

Giant Squid est un quintet basé à Sacramento qui officie dans un style proche des défunts Maudlin Of The Well, à savoir une musique progressive entre metal et post-rock basée sur l'utilisation de multiples instruments (cordes, cuivres, claviers ...). En 2004 le groupe sort un premier album produit par Billy Anderson  (Neurosis, High On Fire, Mr. Bungle, The Melvins). Dès lors le line-up du groupe a du mal à se stabiliser et Giant Squid prend une nouvelle orientation qui le pousse à complètement réenregistrer "Metridium Fields" en 2006 toujours avec l'aide de Billy Andersan, cette fois ci aidé par Robert Cheek (Deftones, RX Bandits).

16 / 20
5 commentaires (15.3/20).
logo amazon

The Ichthyologist ( 2009 )

Comment réagiriez-vous si vous étiez dans un état de désuétude totale, rongé par d'innombrables maux, et qui plus est seul face à une vaste étendue d'eau pour le moins hostile ? C'est l'étrange question que s'est posé Aaron Gregory dans son roman The Ichthyologist et qu'il choisit ici de retranscrire en musique avec ses comparses de Giant Squid. Auteur d'un très bon premier album, le groupe semble avoir trouvé pour ce nouveau chapitre de son univers aquatique une certaine stabilité qui lui faisait défaut auparavant.

Avant de parler de musique il faut savoir que la narration est un aspect très important chez Giant Squid. En digne successeur de Metrydium Fields The Ichthyologist aborde de façon poétique le thème de la mer. La mer comme une vaste étendue à la fois belle, terrifiante, mais surtout mystérieuse. En psychologie l'eau et l'homme sont intrinsèquement liés, d'abord symbole de vie l'eau reflète aussi la part d'inconnu chez les individus. Giant Squid reprend cette perspective sur The Ichthyologist en parlant de l'homme jusqu'au plus profond de ses abysses, et inutile de préciser que celles-ci sont bien sombres.

Concernant la musique à présent, il faut peu de temps pour se rendre compte que Giant Squid est un toujours un groupe au son unique, extrêmement travaillé. En effet, et à l'instar de son homonyme, Giant Squid n'hésite pas à agripper tout ce qui passe autour de lui. Les influences faisant ce son si particulier sont nombreuses : Jazz, Doom, Post-Metal, Classique, etc. L'emploi d'instruments peu usités dans le Metal y est bien sûr pour beaucoup dans cette hégémonie, notamment le violoncelle de Jackie Perez Gratz qui constitue un plus indéniable en apportant une forte touche mélancolique sur bien des titres.
Pour le reste que du bon. L'accordage très grave sert parfaitement la sombre atmosphère des textes ainsi que la musique qui peut être aussi calme que déchainée, tout comme un certain élément.
Si le travail effectué au niveau instrumental est impressionnant force est de constater que celui réalisé au chant l'est tout autant. Oscillant entre un Serj Tankian et un Steve Von Till, Aaron Gregory pourrait passer pour un schizophrène tant il varie son chant, avec le plus souvent un certain zeste de folie. Qui est plus est, et outre le fait qu'il possède une sacrée voix, il a une façon de chanter très particulière puisque appuyant souvent lentement la moindre syllabe. Ainsi chaque phrase pèse de tout son poids sur l'état d'esprit de l'auditeur, ce qui ne fait que renforcer l'impression de malaise ou d'enlisement déjà créé par la musique.
Aaron Gregory est également bien suppléé par la violoncelliste Gratz qui chante sur plusieurs morceaux. On retrouve aussi de nombreux invités, notamment Anneke van Giersbergen (The Gathering) et Lorraine Rath (Amber Asylum, The Gault) sur la superbe Sevengill. Ces voix féminines sciemment choisies se fondent parfaitement avec la musique de Giant Squid, contribuant grandement à l'éclectisme de The Ichthyologist.

Cette nouvelle production signée par l'incontournable Matt Bayles – à qui l'on doit quelques bijoux comme Panopticon d'Isis, Blood Mountain de Mastodon ou plus récemment Station de Russian Circles – fait une nouvelle fois mouche. The Ichthyologist à bénéficié d'une grande méticulosité dans sa réalisation, que ce soit au niveau des compositions, du son ou enfin de l'ambiance aquatique inquiétante digne de Lovecraft...

A écouter : Panthalassa, La Brea Tar Pits, Sutterfield, Throwing a Donner Party at Sea, Sevengill
16 / 20
1 commentaire (17/20).
logo amazon

Metridium Fields ( 2006 )

Giant Squid (calamar géant), de son nom scientifique "Architeuthis", est un animal marin énigmatique et mystérieux. Filmé et photographié une maigre poignée de fois, son existence a souvent été mise en doute, la faute à une brume épaisse nourrie par les contes de Jules Verne autant que par les mythes et légendes sur le Kraken. Pourtant, les blessures caractéristiques de ses tentacules géantes observées sur quelques cétacés et les récentes images venues des eaux nipponnes sont bien ancrées dans la réalité, comme l'est également ce quintet américain à la fois discret et imposant. Discret, car Metridium Fields est la refonte de leur album passé inaperçu quelques années plus tôt. Imposant, ca leur musique multi-instrumentale, entre metal progressif et post-rock, happe et entraine dans les abimes avec une grande force.

La présence massive et abyssale de Giant Squid est immédiatement discernable dès les premières ondes de "Megaptera In The Delta" ("Baleine Dans Le Delta"), sample introductif s'apparentant au sonar lyrique de ces immenses mammifères. Immenses certes, mais d'une grâce et d'une agilité sans pareil dans l’élément aquatique. En ce sens, Giant Squid adopte autant les vagues puissantes modelées par deux guitares plombées et des cris presque hardcore ("Neonate") que les nages en eaux calmes bercées par un clavier omniprésent, quelques cuivres bienvenus et un chant de sirène dangereusement envoutant ("Versus The Siren", "Ampullae of Lorenzini", "Summit").
De tout son long, Metridium Fileds s'apparente à une exploration sous-marine riche en couleurs, faites de rebondissements permanents survenant au grès des vents et des courants, et ce malgré l'aspect progressif indentifiable sur la quasi totalité des morceaux. Une progression prenante et vampirisante, rappelant les défunts Maudlin Of The Well (anciens Kayo Dot), qui atteint son apogée sur "Metridium Field", ultime morceau de plus de 20 minutes. De ses tentacules, Giant Squid se saisie de multiples lignes instrumentales et vocales qu'il emmêle, qu'il noue et qu'il superpose pour former une toile attirante et intrigante, véritable piège qui se referme sur les curieux sans crier gare. On retiendra également de ce premier véritable album les influences orientales soutenues par les cuivres et le chant puissant de Aaron Gregory jouxtant celui de Serj Tankian (System Of A Down).

Mené par un formidable duo mixte de guitaristes / vocalistes à l'aise dans les attaques frontales mais également doué pour les traquenards inventifs et malins, Giant Squid a su broder un épais tissu musical, véritable patchwork cousu par une atmosphère aquatique originale, qui sans nous noyer, parvient à nous faire boire la tasse un bon nombre de fois.

Regarder en live : Neonate.

A écouter : Versus The Siren - Neonate - Revolution In The Water
Giant Squid

Style : Metal Progressif / Post Rock
Tags : -
Origine : USA
Site Officiel : giantsquidmusic.com
Myspace :
Amateurs : 17 amateurs Facebook :