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Biographie

Ghinzu

Ghinzu se constitue en 1999 en Belgique autour du charismatique John Stargasm(chant/claviers/piano), Fabrice (batterie), Michaël (basse), Greg (guitare) et Sanderson (contrebasse). Ce nom énigmatique fait en réalité référence à une publicité diffusée sur une chaîne de téléshopping américaine dans les 70's vantant les mérites des couteaux japonais "Ghinzu", dont le slogan est "plus on coupe, plus ils s'aiguisent !". Le groupe enregistre Electronic Jacuzzi en 2000 sous l'égide de John Stargasm lui-même, qui sortira en 2001 sur le label Dragoon, que la formation fonde à cette occasion. Le premier single Dolly Fischer reçoit un très bon acceuil auprès du public, ce qui vaudra au groupe d'être invité aux Transmusicales de Rennes 2001, où leur prestation ne laissera pas insensible. Ghinzu revient en 2004 avec un second album intitulé Blow.
Rapidement, certains titres du combo se retrouvent sur diverses BOF, tandis que le groupe enchaine les concerts. Ils entrent en studio pour enregistrer ce qui deviendra Mirror Mirror, sorti courant 2009.

Chroniques

Mirror Mirror Blow
16 / 20
4 commentaires (12.88/20).
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Mirror Mirror ( 2009 )

"Pas facile de succéder à Blow". Voilà ce qu'on du se dire les détracteurs de Ghinzu. Il faut avouer que ce dernier était poussé par quelques singles et divers morceaux présents sur des BOF. Heureusement, les Belges ne sont pas allés vers la facilité avec Mirror Mirror, privilégiant toujours rythmiques endiablées et sonorités spatiales. Histoire de donner le ton, Take It Easy, bénéficiant d'un clip presque trop sobre, démontrait en quelques minutes la capacité du combo à livrer mélodies efficaces et énergiques.
Il n'en faut finalement pas énormément pour ravir l'assemblée : quelques parties rythmiques entrainantes (dont une basse ronflante), diverses mélodies jamais trop mielleuses et un ensemble évitant la redite des précédentes sorties. Ghinzu l'a compris, avec des titres comme Take It Easy, The End Of The World ou This War Is Silent. Au delà de l'apparente décontraction avec laquelle le quintet joue, ce disque regorge de détails infimes, d'atmosphères différentes (Mother Allegra et sa dimension religieuse, le rock QOTSA Kill The Surfers). Ce qui faisait le succès de Blow fera le succès de Mirror Mirror : une alchimie entre électro et rock, sachant rester simple, avec quelques touches plus intimistes (This Light, Mother Allegra) mais toujours empreinte d'une douce mélancolie. L'ensemble final est accrocheur, sans faute de gout -pas de passages kitchs ni de détournement d'un morceau précédent- et même si les perruques 70's ont disparu, l'ambiance reste la même : Mirror Mirror reprend là où Blow avait coupé les amplis, même si ceux ayant jeté une oreille sur Electronic Jaccuzzi trouveront la formule bien rodée.

Avec Mirror Mirror, Ghinzu sort une nouvelle carte de sa manche. Époustouflant, rythmé et entraînant, Ghinzu le dit lui même : "I know you want it all".

A écouter : Sans hsitation, oui !
17 / 20
18 commentaires (17.78/20).
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Blow ( 2004 )

  Voici un album qui n’a pas volé son nom tant la musique est époustouflante. Ghinzu, formation d’origine belge adepte des perruques 70’s, après une entrée discrète mais néanmoins remarquée, revient ici avec "Blow ", un deuxième album indie rock de très grande qualité.
  La premier titre éponyme s’ouvre par de lointains et tristes sons de claviers et de guitares dans une ambiance des plus cold wave. L’inspiration 80’s du titre se confirme à l’arrivée du rythme et du chant envoûtant de John Stargasm qui nous conduisent inlassablement dans une montée dont l’issue est l’explosion saturée de la guitare. Le morceau se finit aussi paisiblement qu’il a commencé, et il est difficile de croire que le reste de l’album tienne la route tant la barre est placée haut. Mais "Do You Read Me ? " dissipe immédiatement le doute. Ce titre renoue avec le Radiohead époque The Bends en proposant un refrain rock extrêmement accrocheur, pour déboucher ensuite sur un rythme saccadé dont Queens Of The Stone Age a le secret. Ghinzu sait aussi transmettre une musique chargée en émotion, à l’image de "Jet  Sex " ou de "Sweet Love " dans lesquels John Stargasm, accompagné magnifiquement au piano et à la guitare, n’a rien à envier à la bande de Thom Yorke.
  Mais les belges savent aussi se montrer plus énervés, telle la vrombissante basse de "‘Til You Faint " qui ferait pâlir Nick Oliveri lui-même, ou encore les psychédéliques  "Cockpit Inferno " et  "21st Century Crooners " rappelant le Muse des débuts. Ghinzu fait également preuve d’une utilisation sans faille des claviers, en ne les considérant pas comme de simples accessoires de luxe. Il en résulte des morceaux tout simplement somptueux conjuguant le génie électro du groupe Air de la B.O  The Virgin Suicides  et le talent rock de Radiohead. Cette parfaite alchimie s’incarne dans les titres "The Dragster Wave " et "High-Voltage Queen ", qui sont d’une intensité imparable. "Horse " se place dans la même optique électro/rock , avec l’incorporation incongrue de hennissements de chevaux en toile de fond. Puis "Sea-side Friends " vient clôturer le voyage sur un rythme paisible auquel se greffe la mélancolie élégamment distillée par la voix et le piano.

 "Blow " est donc un album d’une incroyable richesse émotionnelle, transportant l’auditeur au grès des ambiances concoctées de main de maître par John Stargasm et ses acolytes. Ce disque s’avère tout simplement indispensable pour toute personne s’intéressant de près ou de loin au rock indé. Ghinzu : "plus on l’écoute, plus on est addict ! "

A écouter : Blow, Do You Read Me, Jet Sex, The Dragster Wave, High Voltage Queen, Sea-side Friends
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Style : Indie Rock
Tags :
Origine : Belgique
Site Officiel : ghinzu.com
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