Biographie

Ganj

Ganj est un groupe originaire du Nord de la France, Lille plus précisement, qui se forme en 2003 et qui officie dans un style influencé par Architects, Alexisonfire, Poison the Well, ... Une première démo voit le jour en 2006, First of All, suivi par la suite par un EP et un premier album. En 2013, le second opus, Artefact, voit le jour.

Chronique

14 / 20
1 commentaire (18/20).
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Artefact ( 2013 )

Lorsqu’on lance Artefact, on pense à beaucoup de choses : un Metal a double-chant qui rappellera parfois Memories of a Dead Man sur certains plans rythmiques, des aspects sonores plus proches d’une vague US type Norma Jean / Poison the Well sans oublier quelques cassages de nuques au détours de certains titres. L’écoute de cet album de Ganj se fera donc avec cette constante sensation d’écouter un melting pot de tout ce que l’on a déjà pu entendre, sans pour autant que cela tombe dans une suite de compos fades ou monotones. Certes, certains passages sont prévisibles dès les premières secondes (« Idyll », « (R)evolution ») mais heureusement tiennent le choc des écoutes. Qu’ils s’agisse de vocal-parts hurlées ou d’une ambiance particulière (« My Torch »), de breaks syncopés (« (R)évolution ») ou de rythmiques un peu plus énervées et hardcorisées (« Revealing Instincts »), Ganj a plusieurs atouts dans sa manche.

Toutefois, quelques passages s’avèrent trop bancals pour passer aussi facilement que le reste par le canal auditif : le chant clair à la Underoath ou From a Second Story Window du début de « The Mess », un brin incertain et manquant d’assurance.
Globalement, le reproche que l’on pourra faire à Ganj est d’être un peu partout et nulle part à la fois. En dehors de son aspect « bien composé », Artefact est au final tout ce qu’on a pu écouter (et on devine que les musiciens ont évolué avec ces styles de musique) sans finalement aller au-delà ou se créer d’identité propre. Fort dommage, mais en même temps il est délicat de sortir de l’ombre d’une multitude de groupes ayant participé à l’évolution de ces mouvances.

Finalement, Artefact rempli à 100% son contrat : un disque de Metal -mais pas que- agréable, qui même s’il ne sort pas des chemins déjà bien tracés, s’avère suffisamment efficace pour faire passer un bon moment.