Biographie

G.A.S. Drummers

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Chronique

Decalogy ( 2010 )

Plus ils écoulent de rondelles et plus les G.A.S. Drummers font du vieux. Telle une évolution inscrite dans le code génétique, la fougue d'une jeunesse punk rock a laissé place au rock de quadras. Et en bazardant l'immédiateté des réponses émotionnelles au profit d'influences ancrées plus profondément, c'est l'âme musicale des Espagnols qui s'est métamorphosée. Une seconde vie pas si pépère que ça pour ces pères de famille mélomanes...

Drappés des plus simples apparats du rock ou ornés de discrets atours (piano, synthés, cordes, xylo...), les musiciens nostalgiques revisitent en clins d'oeil quatre décennies de musique, des 60s ("Helpless") aux 90s ("American Bliss" grungy, "Teenage Wasteland" empruntant aux Get Up Kids, "Family Day" et ses relents Nada Surf) en passant par les 80 (le punk rock de "One Word" co-délivré par Dave Smalley-Dag Nasty/Down By Law, le spectre bien présent de Hüsker Dü).
Avec une souplesse musicale et un éclectisme rarement égalés, les G.A.S. Drummers se muent à travers les époques et les déclinaisons du Rock (de l'acoustique à la disto poussée au max) pour pondre un opus étonnamment homogène une fois qu'on l'a digéré. Digestion largement facilitée par la disposition des Ibériques à pondre des refrains tubesques.

Fruit d'un travail de composition aussi libre que possible (une cinquantaine de morceaux au départ), Decalogy écope de la magie et des défauts de ces albums dont tous les titres ne laisseront pas forcément sur le cul, mais dont les titres qui laisseront sur le cul diffèreront selon l'auditeur.

A écouter : "Teenage Wasteland" ; "Back Among the Dead" ; "Black Winds"