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Biographie

Foxy Shazam

Loren Daniel Turner : guitare
Eric Sean Nally : chant
Schuyler Vaughn White : piano / clavier
Daisy : basse
Joseph Allen Halberstadt : batterie

Originaires de Cincinnati, Ohio, le quintet établit Foxy Shazam en '04. Ils commencent très vite à composer et enregistrent leur premier album, The Flamingo Trigger, sur une période de huit mois. Le tout est complété début '05 et le groupe sort l'album en autoproduction au mois de juin.
S'en suit une série de plus de 200 concerts sur 18 mois en Amérique du Nord. Leurs performances scéniques finissent par attirer l'attention de quelque spersonnes parmi lesquelles Jesse Korman, chanteur de The Number Twelve Looks Like You et co-fondateur de Piermont Management. C'est donc tout naturellement qu'ils deviennent l'un des premiers groupes promus par la structure en janvier '07. Choix judicieux puisque le bonhomme les présente à Nick Storch de New Weathermen Records (une récente subdivision de Ferret Music) qui leur donne leur chance.

En août ils intègrent donc les studios avec Casey Bates (Chiodos, The Number Twelve Looks Like You, This Providence) pour mettre en boîte leur second effort, Introducing Foxy. Dans la foulée, ils partent en tournée avec Eyes Set to Kill et High School Karate puis avec Heavy Heavy Low Low et Dance Gavin Dance en novembre.
Début novembre, la date de sortie de l'opus est fixée au 21 janvier 2008 et la galette se retrouve sur le net bien avant cette date.

Chronique

15.5 / 20
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Introducing Foxy ( 2008 )

D’après une cohorte de confrères à l’étranger, il serait "impossible" de ne pas évoquer les trois mots The Blood Brothers dans une chronique de ce disque. C’est chose faite donc, mais plus pour ne pas les froisser que par conviction. Car si effectivement on peut déceler de vagues similitudes entre les deux formations, Foxy Shazam se veut moins hardcore et abscons que n’importe quel effort du groupe de Seattle. Leur arbre généalogique ressemblerait plutôt à ceci à mon humble avis: 
                                                     Foxy Shazam
                                                                 |
                                            ____________|__________
                                           |                         |             |
                                           |                        ...            |
                              We Are the Fury                     Kiss Kiss
                                           |
                      My Chemical Romance
                                           |
                                    Queen
Si vous avez suivi toutes ces dégénérescences musicales, vous avez alors déjà compris que  FS ne cherche pas vraiment la sobriété et la discrétion. Non, ici le but est d’en mettre plein la vue : le quintet en fait donc des caisses et se donne en spectacle à la manière d’une comédie musicale qui mélange théâtre et musique (le disque est d’ailleurs introduit - "Introducing Foxy" - par un chauffeur de salles).

Mené de bout en bout par un piano ubiquiste qui donne les tons et livre les mélodies en première ligne, le rock énervé et déjanté de Foxy Shazam peut compter sur son frontman pour inciter les foules à taper du pied et reprendre en chœur ses vigoureuses exhortations au déhanché.
Armé de son charisme et sans jamais avoir peur du grotesque, l’emphatique et grandiloquent Eric Sean Nally entraîne son cercle de fidèles à travers des virées aux accents soul ("The Science of Love"), gospel (“A Black Man’s Breakfast?), rock n’ roll 60s (“Yes! Yes! Yes!?), arena rock (“Red Cape Diver?) ou encore un mélange pop / disco / white soul qui invoque au loin le spectre des Bee Gees ("Cool").
Chaque chanson a son cachet, une identité distincte ; et pourtant l’album 10 titres (pour 33 minutes) tient la route sans peine, lié qu’il est par cet avantageux et perpétuel jusqu’au boutisme.

Mais au-delà de la diversité musicale et du travail de composition, l’atout maître de Foxy Shazam reste certainement sa maîtrise des mélodies hyper catchy qui s’installent en tête dès la seconde (voire la première) écoute. Les lignes de chant sont marquantes (autant que Nally les vit), les chœurs inventifs, les rythmes groovy, et le piano évidemment accrocheur (doublement même lorsqu’il est accompagné de la six cordes).

Suite logique et prévisible au Flamingo Trigger autoproduit d’il y a quelques années, Introducing ne change pas la formule (on retrouve d’ailleurs une paire de titres déjà parus) mais parvient néanmoins à chatouiller l’oreille du grand public sans être foncièrement niais et prévisible.

A écouter : "Ghost Animals" ; "Red Cape Diver" ; "Its Hair Smelled Like Bonfire"