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Biographie

Followed By 37 Seconds Of Happiness

Il est certainement davantage urgent d'écouter le son de Followed By 37 Seconds Of Happiness que de connaître sa vie intime, ce, pour la double bonne raison, que d’une, on ignore pas mal les détails de sa formation - ses fondateurs étant discrets sur le sujet- , et secondement parce qu’à notre plus grand regret la formation de Söderhamn vient de se mettre en hiatus (qu’on espère provisoire). Il est donc juste essentiel d’indiquer que ce quintet, amateur de screamo étincelant, avait pris le chemin des répétitions depuis environ deux ans, débouchant en fin d’année 2007 sur un premier 7’, produit conjointement par Communication Is Not A Word (L’Homme Puma, Eina), Ape must not kill ape (Mr Willis Of Ohio, The Third Memory) et Blessed Hands. L’écoute racontera le reste.

Chronique

15.5 / 20
1 commentaire (16/20).
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Followed By 37 Seconds Of Happiness ( 2007 )

Issu d’une scène suédoise fructueuse en récentes sorties de talent, Followed By 37 Seconds Of Happiness n’aura pas attendu des lustres pour venir se greffer avec rage et passion à ce courant venu du Nord dont l'ambition affichée n'est ni plus ni moins que de rénover le screamo d’antan.

Avec ce 7', premier du nom, Followed By 37 Seconds Of Happiness se voit d’ores et déjà ouvrir les portes de la postérité. La raison ? Tout simplement parce que la formation suédoise y signe un des morceaux les plus lumineux de l’Histoire du Screamo Européen: "Death Of Oceans". Véritable coup de mâchoire inaugurale, FB37 débarque sans mords aux dents, saute sur sa proie à la première seconde, la broie et la laisse agonisante dans un concert de guitares incandescentes, prête à être happée par un soudain changement rythmique venu d'ailleurs, qui plaque en un souffle un sample du "Pont Mirabeau", avec en arrière fond, une tapisserie harmonico-mélancolique. Ahurissant. Spasmes de batterie, ver(tige)s accablés ("L'amour s'en va, Comme la vie est lente"), arpèges mâtinés de grésillements fragiles, violon plaintif, FB37 réussit un envoûtement dont l’empreinte sonore tend à devenir une obsession pour quiconque s’y aventure.

Déboussolé, noyé par l’assaut apollinairien, il demeure vain d'espérer retrouver l’oxygène la minute d’après. Impétueux et Neptunien, FB37 s’attache en effet à exulter les derniers lambeaux de son courroux dans le temps qu’il lui reste, faisant bouillir les instruments, usant (aux deux sens du terme) les cymbales dans un vaste vacarme où les guitares tirent à perte, sur un champs de bataille ravagé par une voix dépressive au possible.
"The Linedancer" rappellera aux amoureux du genre les scintillements lyriques de Suis La Lune (et ses gros effets reverb/distorsion)  tandis que "End Of Times" et "Monument" enverront valser au tapis le reste des rebelles, entre fulgurances fiévreuses et  lourdes montées post.

Une nouvelle fois la Suède subjugue, par son écriture musicale à veine ouverte, par son jeu de batterie à se clouer les paupières au sol en guise d’adoration. Fort, perçant, ce 7' donnera à coups sûrs à ses acquéreurs bien plus que 37 secondes de bonheur. Pour le reste, la voix de "Death Of Oceans" a déjà scellé son propre destin : "Les jours s’en vont, je demeure".

En écoute sur myspace ou sur Communication Is Not A Word.

A écouter : "Death of Oceans"
Followed By 37 Seconds Of Happiness

Style : Screamo
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Origine : Suède
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