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Biographie

Flub

Formé en 2013 par Michael Alvarez (Alterbeast), Eloy Montes (Vale of pnath) et Jared Klein (Rivers of Nihil), Flub sortent trois EP : Purpose (2013), Saileri (2014) et Advent (2014). Le groupe subit ensuite plusieurs changements de lien-up avant de recruter Matthew Mudd (ex-The User Lives) à la basse et de débuter l'enregistrement de leur premier album éponyme, Flub, sorti en juin 2019.

Chronique

14 / 20
1 commentaire (18.5/20).
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Flub ( 2019 )

Nouvelle sortie sur le label Américain The Artisan era, nouvel album à écouter. Après les grosses claques que furent Perfect World Creation de Dark Matter Secret et plus récemment Demiurgus d'Equipoise, les orfèvres nous présentent leurs nouveaux protégés, Flub. Derrière ce nom incongru se cache un quator de Death technique réunissant des membres ayant un CV relativement solide : du beau monde de Vale of pnathRivers of nihil et enfin Alterbeast. Alors que le dernier opus de Rivers of nihil a beaucoup fait parler de lui en bien en 2018 notamment grâce à ses envolées atmosphériques et progressives très réussies, Flub risque lui aussi d'attirer l'attention pour d'autres raisons.

La première est déjà son artwork : très éloigné des standards du genre avec ses contours flous et ses couleurs pastels, on nous promet quelque chose de nouveau. Du rêve, de la féerie. Le tout dégage malgré tout quelque chose d'inquiétant, comme un petit rictus malfaisant. Un voyage plutôt court d'à peine 28 minutes, mais au dépaysement certain.

Comme on peut s'y attendre, l'intégralité des musiciens possède un niveau technique hallucinant et même si on imagine que l'album a été lourdement nettoyé en studio, les performances sont tout à fait honorables. Mais... A côté desdites sorties précédemment citées, Flub n'impressionne pas. Idem lorsqu'il propose des parties Slam death (Last breath, Wild Smoke), puisque celles-ci ne brillent pas par leur efficacité. L'album regorge évidemment de leads supersoniques et virevoltants, empruntant allègrement à la musique classique comme il en est de coutume dans le style ; mais ceux-ci restent assez entendus.

Heureusement, Flub arrive à nous surprendre et délivre finalement son potentiel avec quelques mélodies jouées par des percussions aériennes aux arômes de cumba. Immédiatement, quelque chose se passe et une fois l'effet de surprise mis de côté, ces courts instants hors de l'univers sombre et froid du Death metal nous font l'effet d'une bouffée d'air frais. Voilà ce que nous disait Flub à demi-mot avec son artwork ! L'opposition de ce tech-death ultra-carré et de ces sonorités plus folkloriques fonctionne à merveille.

Flub use régulièrement de claviers assez variés pour souligner un riff avec des nappes légères et spectrales, soit pour développer la mélodie en reléguant aux guitares le rôle de la rythmique. En ajoutant quelques (rares) touches de chant clair, le groupe parvient à créer plusieurs ambiances et modèle ainsi un relief tout au long de ce premier opus.

Mais malgré ces efforts, Flub ne décolle pas. Le tout ne semble pas suffisamment abouti et on sent que l'album tournerait en rond avec seulement une ou deux compositions de plus. L'incorporation des éléments classiques et world-music est bienvenue en plus d'être naturelle ; ces petits instants de grâce sauvent d'ailleurs Flub et l'empêchent de se perdre dans ce marasme de tech-death générique. Le disque aurait pu partir bien plus loin, s'imprégner beaucoup plus de la musique Colombienne pour nous proposer une expérience avec plus de personnalité. Flub a une confortable marge de manœuvre pour nous impressionner lors de ses prochaines sorties, si tant est que ses membres ne soient pas trop occupés dans les projets respectifs.

A écouter : Rebirth
Flub

Style : Technical progressive death
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Origine : USA
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