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Biographie

Fire At Will

Quentin Rettig - Chant
Mathieu Agest - guitare/chant
Laurent Agest- batterie
Olivier Lolmède - basse/chant

Originaire de Toulouse, Fire At Will est né en février 2006 de la rencontre du batteur Laurent Agest, du guitariste Mathieu Agest et du bassiste Denis Migot. Le groupe commence à jouer plus sérieusement avec l'arrivée au chant de Quentin Rettig, par ailleurs chanteur de xUpRightsx. Une première démo 3 titres, Sacred Demo, est enregistrée dès septembre. Puis la formation effectue des concerts en compagnie de groupes tels Black My Heart, Fat Ass, Much The Same ou This Is A Standoff.
Fire At Will sort son premier ep Today Is Mine en juin 2007. Le groupe connaît alors un changement de line-up avec le départ du bassiste Denis Migot, remplacé temporairement par xJux (Backsight). Le quatuor participe également à un Tribute To 88 Fingers Louie, en reprenant le morceau "Well Done", qui sortira en fin d'année chez Eternalis Records et My First Records.
De 2007 à 2010, Fire At Will effectue de nombreux concerts et notamment deux tournées européennes. Le groupe trouve également un bassiste titulaire en la personne d'Olivier Lolmède et entre en studio à Toulouse, sous la houlette de Laurent Bringer, en mars 2010. Masterisé par Dan Precision (Bombshelter Studio, Chicago), le premier album de Fire At Will, Hoping For The Best ... Expecting The Worst, sort en novembre 2010 via I For Us Records (Belgique), Don't Trust The Hype Recordz (France), Les Disques de Geraldine (France), Useless Pride Records (France) et Shot Down Records (France). Le groupe reprend la route et effectue sa troisième tournée européenne en juillet/août 2011 en compagnie de Off The Hook (Allemagne). Après quelques temps, le combo retourne en studio pour son nouvel opus, Life Goes On, qui ramène le personne iconique du premier Ep sur l'artwork.

13.5 / 20
1 commentaire (18/20).
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Life Goes On ( 2016 )

Il aura fallu six ans pour que Fire At Will puisse sortir un successeur à Hoping For the Best. Durant cette période, le combo n’a pas chômé puisque ce sont avec dix nouveaux titres que les musiciens reviennent en force. On se souvient des premiers amours au travers de relents de Comeback Kid ou Champion, mais en sera-t-il de même sur Life Goes On ?
Le Punk Hardcore du combo a ralenti le rythme et calmé ses ardeurs : le chant se fait moins criard que sur les opus précédents, les effluves de Champion se sont dissipées et ne transparaissent plus du tout sur certains titres (« Siren Song »), tout comme le rapport avec Comeback Kid se fait moins ressentir (en dehors peut être du jeu de batterie). En effet, Fire At Will a beau produire toujours un musique définie, dans le style, comme celle des noms évoqués, il n’en reste que le combo s’oriente plus vers un Punk Hardcore un brin Mélo que ses premiers amours, même si Bane pourra toujours revenir en arrière-fond.

Mais au travers de « Nice Guys Finish Last » ou « Don’t Take It For Granted », Fire At Will met les petits plats dans les grands : des choeurs à la Bane, des passages catchy et un chant plus mélodique. C’est d’ailleurs ce qui reste LA principale évolution du combo : une voix moins revancharde, avec un timbre plus suave et chaud (attention, ce n’est pas Lionel Richie non plus), agissant moins dans l’urgence et s’offrant même le luxe d’un « Unknow Chapter » qui clôture de manière parfaite Life Goes On.
Un premier constat rassurant, mais le verdict final ne sera pas aussi promoteur : en dehors de certains titres (« Life Goes On » ou ceux évoqués en amont), cet opus souffre d’un manque de rythme pour les habitués aux rythmiques des prédécesseurs. Moins speed, avec des durées pourtant relativement courtes, il sera possible de regretter le riffing plus direct de « The Sound of Your Silence » ou « Leave the Kids Alone » mais aussi de trouver un presque-point d’équilibre entre les albums précédents. L’évolution est là, et la recette fonctionne heureusement sur la majeure partie du disque. Reste que la minorité du disque suffit toutefois à en entacher le plaisir, sur les détails évoqués plus haut.

Au final, Fire At Will livre un disque du même calibre que Hoping the Best : efficace, sincère mais il manque toujours ce petit truc pour véritablement s’élever. Dommage, on aurait espéré un opus du calibre de Today is Mine.

A écouter : Nice Guys Finish Last

Hoping For The Best ... Expecting The Worst ( 2010 )

Fire At Will, lors de la sortie de son premier ep, avait su capter favorablement l'attention, et l'artwork soigné du présent album, hommage aux comics et rappel de Today Is Mine, pouvait laisser présager du meilleur. Néanmoins, c'est une impression mitigée qui subsiste à l'écoute de Hoping The Best...Expecting The Worst.

Le groupe joue avec aisance un hardcore classique oscillant entre un old school de plus en plus new-yorkais et un hardcore mélodique dans la veine de Comeback Kid, déployant des parties assez intéressantes. Mais la production trop lisse et trop propre enlève le grain et la rugosité qui sied au old school, d'autant plus qu'un manque de puissance notoire amenuise l'ampleur et la force des titres. On retrouve le chant caractéristique de Quentin mais les back-vocals, très punk-rock dans l'esprit, sont peu convaincants sur les morceaux à tendance old school ("Stuck In The Past", "Drastic Turn"), même s'ils passent beaucoup mieux sur les phases mélodiques. Mais, au-delà de tout cela, les compos s'avèrent un peu trop systématiques et certains titres ne semblent pas vraiment utiles, ce qui rend l'ensemble assez moyen. Hoping The Best...Expecting The Worst aurait mérité d'être plus court pour être plus accrocheur, défaut que l'on peut également reprocher aux morceaux. On aurait aimé entendre plus de titres du calibre de "These Days", énergique, catchy, court et dynamique, qui aurait donné élan et spontanéité à la réalisation. Fire At Will est également capable de délivrer de belles plages mélodiques ("It's Nothing Personal", "Leave The Kids Alone") et se fend d'un superbe break sur "New Kind Of Therapy", où s'égrennent les notes d'un piano (tenu par Tristan de My Own Private Alaska) que l'on retrouve également sur un très mélancolique final ("...Expecting The Worst"). Il est fort dommage que le groupe n'ai pas su concentrer ses talents qui se diluent dans l'ordinaire.

Hoping The Best...Expecting The Worst est loin d'être désagréable, véhiculant rage et sincérité, mais n'arrive pas vraiment à décoller. Les Toulousains devront fournir un nouvel effort pour parvenir à la bonne carburation.

Les titres "Leave The Kids Alone", "It's Nothing Personal" et "Stuck In The Past" sont en écoute sur le site du groupe.

A écouter : These Days, New Kind Of Therapy, ...Expecting The Worst
14.5 / 20
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Today Is Mine ( 2007 )

Serait-ce la plus belle surprise de l'année en matière de hardcore français?
Sorti en juin 2007 grâce à l'association de trois labels européens (I For Us Records, Belgique - Nothing To Prove Records, U.K. et Heaven to Hell Records, Italie), le premier ep de Fire At Will, Today Is Mine, s'avère être d'une qualité remarquable. Le groupe a connu une évolution fulgurante depuis sa première démo (septembre 2006) et les trois titres repris ici ("Less Talk, More Rock", "Thick Models" et "Selling Out") sont méconnaissables tant ils ont été vivifiés et dynamisés, à l'égal des trois nouvelles compos proposées.

Rapide et fougueux, tel est le hardcore délivré par Fire At Will. Et détonnant également, dans le sens où il allie efficacement la rusticité d'un Champion ou d'un Chain Of Strength avec la mélodie d'un Comeback Kid, où l'énergie rappelant Gorilla Biscuits, s'accorde avec une légère fragrance émo, notament sur l'instrumental "Interlude" placé en milieu de course et qui endigue pour un temps la déferlante.
Le chant, aux intonations proches d'Aaron Bedard de Bane ("Thick Models"), bien qu'un peu plus aigü, est très accrocheur, expressif et rageur. Il est soutenu par des backvocals ciselés, oscillants entre une solidité très old school et des lignes mélodiques plus aériennes, et ce, souvent dans un même titre ("The Sound Of Your Silence"). Cette diversité se remarque également au niveau des structures des morceaux où alternent judicieusement parties rapides, mid-tempos et mosh parts ("Selling Out"). L'ensemble est empreint d'une grande maîtrise et la production est des plus honorables. L'artwork, référence ironique aux comics américains, est plutôt sympathique, représentant le super héros F.A.W. prêt à défendre les valeurs du hardcore. Le livret comprend des photos signées G. Gaessler, prises lors de concerts, exercice très prisé du groupe et dans lequel Quentin, en véritable frontman, excelle.

Sincère et passionné, Today Is Mine est réellement une belle réussite, empli d'un élan et d'une fraîcheur toute particulière. Synthétisant des influences diverses, Fire At Will parvient à jouer un hardcore inspiré, attrayant, intense et nerveux dont l'inflexion légèrement émo qui transparaît dans les mélodies lui donne un aspect très moderne et plutôt original. Le groupe toulousain frappe fort pour sa première réalisation : de bonne augure pour l'avenir.

En écoute sur Myspace : Less Talk More Rock, Crossed Words

A écouter : Selling Out, The Sound Of Your Silence