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Biographie

Eyeless

Formé par des anciens de Uncut (groupe ayant partagé la scène avec Napalm Death, Obituary, Agnostic Front, ...) Eyeless voit le jour en 1999 et enregistre très vite un CD 4 titres ( Self Inflected Torture ) qui se fera vite remarquer. En 2002 le groupe récidive avec un 5 titres (When Shadows Seduce) qui ne fera qu'imposer la renommée du groupe Montpelliérain qui s'est trouvé un illustre parrain dans la personne de Reuno de Lofofora qui vient d'ailleur pousser la chansonnette sur la derniére production du groupe. 2004 voit la sortie du premier album d'Eyeless , Path to the unknown, chez Sriracha Records. S'en suit une tournée française et européenne (avec Misery Index notamment). En 2007, le groupe sort son 2ème album, produit par Tue Madsen, chez Season of Mist (Dagoba...). The Game of The Fear permet au combo de gagner en reconnaissance, tout en continuant à composer jusqu'au 3ème opus, The Diary...

11 / 20
4 commentaires (8.5/20).
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The Diary ( 2009 )

The Game Of The Fear semblait avoir mis tout le monde d'accord : Eyeless est capable du meilleur. The Diary va à son tour faire parler de lui, créer un clivage entre pro et anti, à la manière d'un Wall of Death rageur. Signé chez Season of Mist, le combo semble avoir à nouveau mis les petits plats dans les grands pour préparer The Diary, avec une vague promesse du mix parfait entre le Metal Français et la Production Américaine. Et Pourtant ...

 ... The Diary fait en grande partie fausse route. Le Hardcore Metali(s)sé s'embourbe sur des compos poussives sans grande variété (Fuck You, See You In Hell), à la manière du dernier Caliban, tout en essayant d'insuffler une léger vent d'air frais (les divers soli ou les breaks maladroits de No Way Out). Eyeless ne tombe heureusement jamais dans le pathétique, même si on frôle parfois la catastrophe (les paroles de Fuck You, le refrain de She Breathes). Il faut dire qu'Eyeless ne semble pas vouloir se lancer dans une quelconque recherche, les Français semblant se limiter à ce qu'ils savent le mieux faire : être efficace, parfois en s'inspirant largement de ses consorts (le trop Chimairaesque See You In Hell sur lequel Mark Hunter vient pousser sa voix), parfois en ne proposant qu'une redite de sa discographie... The Diary pourrait se résumer ainsi : ca tape fort, ca reste entraînant, ca oscille entre brutalité un brin avortée et mélodies, ca rappelle pas mal de choses.

 Il faut pourtant l'avouer, The Diary sait aussi faire son petit effet : l'intro Deathcore de Illusion n'a de défaut que d'être trop courte, We Live se révèle être LE morceau phare du disque tandis que la fin de I'm Feeling, plombée par une batterie trop redondante, arrive à relever la tête pour une conclusion abrupte et franche. Car c'est bien là le gros défaut de The Diary, proposer une alternance de passages épiques, secondés par divers points faibles selon les compos (parties rythmiques insipides, chant trop linéaire, quelques riffs mal inspirés) et sans jamais arriver à trouver une stabilité. Quant à l'alliance Franco-Américaine, il faut admettre que l'on n'est pas déçu : la production permet à l'ensemble de sonner "propre", chaque instrument s'identifie clairement, le chant n'est pas poussé en avant sans raison et des compos telles Pleasure in Pain (encore un lien avec Chimaira) ou Into The Darkness gagnent en ampleur.

 Il est loin le temps du Hardcore Metal de Path To The Unknown ou When Shadows Seduce : Même si la promesse d'une rencontre entre les 2 Pays est tenue, The Diary laisse un arrière goût amer après une paire d'écoutes. Un peu à la manière du dernier Dagoba, Eyeless nous pond un "Bis" très efficace, homogène mais sans véritable intérêt. Tout ça pour ça...

A écouter : We Live - I'm Feeling
17 / 20
18 commentaires (16/20).
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The game of fear ( 2007 )

Voilà un petit moment maintenant qu'Eyeless a sa place sur le site, deux maxi et un album plus tard, le groupe fait son retour avec un The game of fear qui s'annonce (du moins sur le papier) comme une sorte de reconnaissance, qui s'est pour l'instant patiemment faite attendre. Après divers changements de line-up et un premier album correct, le groupe est allé chercher ce dont il avait indéniablement besoin pour viser plus haut: une grosse prod. Direction le Danemark pour aller retrouver ce qui se fait de mieux en ce moment en Europe, c'est donc au studio The Antfarm d'Aarhus qu'Eyeless décide d'aller mixer et masteriser son nouvel album sous les services de Tue Madsen (Sick of it all, Mnemic, Born from pain, Knuckledust, The haunted...). Adepte des groupes relativement en vogue dans ce style (metal/metalcore/hardcore), le producteur s'attaque ici à sa deuxième production française de l'année (après Dagoba). Et le résultat ne décevra pas puisque c'est réellement un son massif qui déboule dans les enceintes à l'écoute du disque. Le cap de ce "gros son" qui sépare malheureusement trop souvent les groupes français à ceux d'outre-atlantique est donc franchi. Dès l'intro du premier titre (My tale), le changement avec les anciennes productions du groupe est marquant: la batterie possède dorénavant un son à la hauteur de son batteur, les guitares ont su garder leur personnalité (avec un son plus gros et des harmoniques qui envoient sec sur ce premier titre notamment), et un chant clairement mieux mixé et beaucoup plus travaillé que sur Path to the unknown, le précédent album.

Que dire de l'évolution musicale d'Eyeless? Les extraits en écoute jusqu'à présent sur le site du groupe laissaient présager un virage un peu plus "mélodique", un hardcore beaucoup plus métallisé, et des riffs plus métalcore. Le résultat sonne au final clairement plus agressif que les morceaux entendus jusqu'ici, Hate over me en tête. Les influences originelles sont toujours présentes: hardcore, death, métal, nous donnent un mix métal(core)/hardcore mélodique à tendances nordiques parfois, notamment sur Sample of yesterday ou The game of fear, deux titres qui fleurent bon la Scandinavie. Les Montpellierains ont su en tout cas se renouveller tout en garde leur touche personnelle dans la composition, les riffs sonnent bien Eyeless, et le groupe n'a pas perdu de sa pêche, bien heureusement. Même si les morceaux suivent dans l'ensemble l'évolution logique de Path to the unknown, l'évolution majeure tient ici du chant, qui a pris un sérieux coup de boost. En effet, les progrès effectués sont flagrants, particulièrement les parties mélodiques (Enemies inside of me, Serial numbers), qui ne font perdre aucunement en agressivité (on est loin des dernières productions metalcore aux refrains sur-léchés telles que Caliban ou All that remains), et font même gagner en diversité à l'ensemble du disque, ce à quoi on peut ajouter le surprenant dernier titre acoustique instrumental Forgotten (qui aurait même peut être gagné à être plus long).Le groupe ne faillit pas à ses désormais traditionniels featuring, après Reuno (Lofofora) et Le Cercle Macabre quelques années auparavant, Eyeless se paye ici le luxe d'inviter Jacob Bredahl de Hatesphere sur Cursed (mais quel titre!), et aussi Danny de Deviate/Angel crew pour un Crushing all my enemies sonnant très brutal/hardcore et qui clotûre très bien l'album (sans compter l'outro). Le reste du cd voit également l'apparition de samples/nappes très réussies, de solos de guitares bien amenés/maîtrisés, et de choeurs qui apportent une réelle cohésion au tout.

A force de travail, le groupe a sû affiner son style, diversifier ses compositions pour nous offrir un album moins long et moins inégal que son prédécesseur (ceux à qui Path to the unknown pouvait paraitre un peu linéaire oubliez cette idée ici). Eyeless ne révolutionne pas le genre certes, mais par l'efficacité, la diversité et surtout le professionalisme de cette production, offre indéniablement une grosse bouffée d'air frais à la scène française, dans un style encore en quête de crédibilité au niveau international. Bravo les gars!

Un titre écoutable sur myspace: http://www.myspace.com/eyeless

A écouter : Enemies inside of me, Cursed, Hate over me.
15 / 20
5 commentaires (15.5/20).
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Path To The Unknown ( 2004 )

A la suite de leurs Eps de qualités, les membres d’Eyeless se devaient de placer la barre haute pour leur premier cd. Le voici donc ce Path to the unknown qui après une rapide première écoute confirme la tonalité donnée dans leurs précédentes créations : un metal hardcore teinté de sonorités et chants death, des compos souvent longues pour servir une musique recherchée, travaillée et surtout diversifiée évitant du même coup toute schématisation couplet - refrain - break etc…

Et c’est sur ce point qu’Eyeless est une vraie bonne surprise. Une rythmique toujours aussi soutenue faisant place à quelques ralentissements introduisant un solo accompagné d’un chant plus adouci, rompant ainsi avec le chant hurlant, ces breaks ne ressemblant jamais au précédent, c’est de toute beauté ! Force est de constater que le chant death est moins présent que précédemment ce qui représentera pour certains une accessibilité accrue. Les sonorités quand à elles recèlent toujours d’autant de sonorités qui rendent chaque compo unique. C’est sur les deux dernières pistes qui viennent clôturer ce cd, que Eyeless nous montre qu’ils sont capables d’exceller également vers d’autres voies légèrement plus adoucies. C’est ainsi que leur musique sait alterner avec des passages métal plus aériens et mélodiques (Burning) comme avec du hardcore pur (Sworn vengeance), le tout soutenu par un chant toujours aussi brutal qui durci l’ambiance général dégagée par ces deux compos, un vrai bonheur !

Path to the unknown, comme pouvait peut être l’indiquer son nom, s’aventure sur des sentiers musicaux qui nous sont plus ou moins méconnus, par un mélange des genres efficace opéré avec un haut niveau de maîtrise.

A écouter : Master of discord, Deadly sun, Burning
14.5 / 20
4 commentaires (16.88/20).
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When Shadows Seduce ( 2002 )

Eyeless n'est pas à son coup d'essais, un maxi derrière eux et pas mal de scène avec leur ancien groupe on peut donc attendre beaucoup des 5 titres que contient ce When Shadows Seduce, et on ne va pas être déçu.
En 5 titres Eyeless va nous broyer les oreilles, dans le bon sens du terme, avec un hardcore - death - métal des plus efficace. Le groupe résolument brutal ne tombe pas dans les clichés du genre et arrive à se démarquer du brouhaha hardcore habituel.
Certes les fanatiques de Pleymo risquent une embolie cérébrale à l'écoute de ces 5 titres mais pour des oreilles quelque peu endurcies ce CD reste facilement abordable. Son lourd, guitare tranchante, basse sismique, un batteur au taquet et surtout un chanteur oscillant entre un flow hardcore et des beuglements Death, voir des passages plus planants sur King Of Serpents, font de ces 5 titres une véritable réussite.
Le groupe ne se contente pas d'aligner un riff et de le marteler pendant 3 minutes, les riffs sont triturées, la rythmique souvent proche d'un marteau piqueur saura se faire un poil plus modéré le temps d'un petit solo guitare ou d'un sample et le temps des pistes est plus proche de 5 minutes que de 3.
Amateur de hardcore comme de métal extrême pourront trouver dans ce When Shadows Seduce de quoi satisfaire leurs oreilles.
Sur Missing Sky le groupe prouvera son éclectisme musical en invitant le Cercle Macabre, groupe de hip-hop hardcore montpelliérain avec une voix qui n'a rien à envier à un chanteur hardcore métal; et sur ce morceau déjà fort en décibels c'est aussi Reuno de Lofofora qui viendra poser sa voie bien connue sur une musique bien plus violente que celle sur laquelle on a l'habitude de l'entendre.
When Shadow Seduce porte bien son nom, lourd, sombre, le CD séduit grâce à une musique ne se cantonnant pas à de la brutalité pure et simple. Le groupe vient d'intégrer un nouveau guitariste et à changé de batteur, leur album qui devrait être enregistré durant l'été 2003 s'annonce donc comme prometteur, à suivre…

A écouter : King Of Serpent - Force Fed - Missing Sky