Biographie

Endwell

Endwell se forme en 2003 à New York et commence a tourner régulièrement dans des clubs locaux pour enregistrer un premier EP The Missing Pieces en 2005. S'en suit une tournée durant laquelle le groupe gagne un Battle Of Bands pour le Hellfest, ce qui leur permet d'être repéré par Victory Records (Earth Crisis, Hatebreed).
Malheureusement, sur la route pour un concert, le van du groupe se retourne et leur chanteur se retrouve sérieusement blessé, décalant de quelques mois la signature avec le label. Une fois remis et le contrat signé, Endwell s'occupe de son premier album Homeland Insecurity, qui voit le jour en octobre 2006, suivi par une tournée avec Comeback Kid ou It Dies Today.
Le groupe subit alors de nombreux changements de line-up (certains ne donnant qu'une poignée de concerts) tandis que Victory rompt le contrat les liant avec Endwell. Cela n'arrête pourtant pas les musiciens qui préparent un nouvel EP Revenge Is A Healthy Motive qui sort début 2008 chez Mediaskare Records / Century Media. Leur nouvelle tournée est annulée pour une sombre histoire de logo sur un de leurs t-shirts, mais le groupe persevere et enregistre Consequences, qui débarque courant 2009.

Chronique

Consequences ( 2009 )

Deuxième album pour les furieux de Endwell. Après une signature chez Mediaskare en lieu et place de Victory et un EP passé trop inapercu, les américains semblent avoir délaissé leur Punk Hardcore au profit d'un Hardcore Mélodique Metallisé bien rodé sur Consequences. Bon, la déception peut apparaitre sur ceux qui plaçaient de grands espoirs sur le groupe, pourtant, Endwell n'a pas dévoilé ses derniers atouts...

Endwell semble posséder la machine à tubes : "Mike Tyson", "Glaciers (10/21/03)" ou "As Low As Alife Can Get (Jumping the Shark)", les titres sont purement et simplement des brûlots de rage et de vivacité. Les musiciens ne cherchent pas à faire de détours, allant droit au but dès la première note, sans pour autant oublier les parties mélodiques. Ca fuse dans tous les sens, Endwell ne laisse pas une miette, s'acharnant sur l'auditeur lorsque la fin parait proche ("As Low As Alife Can Get (Jumping the Shark)" ou "Weed Out The Weak").
Il faut pourtant reconnaitre que les instruments sont joués avec maitrise et passion, mais rien d'exceptionnel ne se dégage d'eux. On n'attend certes pas le Metallica du Hardcore, mais on se retrouve face à du hardcore dans la lignée de Killing The Dream / The Carrier, avec un chant plus metallisé. En sus, Endwell incorpore pas mal d'éléments typés métal dans sa musique, que ce soit au niveau des riffs de guitare (qui feront sourire les adeptes de The Banner) ou au niveau de quelques breaks bien placés.

La meilleure façon de cerner Consequences, ou du moins de deviner le profil de l'album, peut être de se jeter sur quelques compos caractéristiques du groupe : "The Bridge (Blues Man's Cross Roads)" ou encore "Welcome Inferno (Wrathful and Sullen)". L'album n'est certes pas uniquement composé de morceaux de ce calibre, mais ceux-ci révèlent les éléments récurrents dans la musique du groupe.

Rien à redire sur Consequences. Sans fioritures, Endwell se fait clairement plaisir sur 15 titres. Malheureusement, et c'est là le gros point faible du groupe, il manque un zeste de spontanéité pour en faire un très bon album. Il est dommage qu'Endwell évite les écueils les plus ardus pour finalement s'échouer sur un détail.

A écouter : The Bridge (Blues Man's Cross Roads) - Mike Tyson - Welcome Inferno (Wrathful and Sullen)