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Biographie

Elysian Fields

Elysian Fields est un groupe New Yorkais formé en 1990 par un duo composé de la chanteuse Jennifer Charles et du multi-instrumentiste Oren Bloedow. Leur nom provient du paradis qui, dans la mythologie grecque, accueillait les héros et les poètes dans l'après vie. Aux confluents du Jazz et du Folk-Rock, ils ne tardent pas à se faire connaître d'un public initié, amateur de musique vaporeuse. Après la sortie de l'ep Star, leur premier album, Bleed Your Cedar arrive dans les bacs en 1996 et parvient à conquérir la critique. Par la suite, le duo devenu couple enregistre un deuxième album plus mélancolique, Queen Of The Meadow, et rend hommage à sa culture juive en dévoilant La Mar Enfortuna, album de musique sépharadique paru en 2001. Après quelques collaborations, notamment de Jennifer avec Dan The Automator et Mike Patton sur le projet Lovage et d'Oren avec Lou Reed, le groupe revient en 2003 avec Dreams That Breathe Your Name. On retrouve également Jennifer Charles aux côtés de Jean-Louis Murat, fan de la première heure, sur le disque très rétro Pop A Bird On A Poire qui parait en 2004. Après leur séparation, le couple redevenu duo a néanmoins enregistré Bum Raps&Love Taps en 2005.

Ghosts Of No ( 2016 )

Le printemps 2016 marquait le retour de Elysian Fields avec un nouvel opus intitulé Ghosts of No. L'occasion de fêter 20 ans de carrière. 

D'emblée une première impression s'impose. Elysian FIelds délaisse principalement les sonorités jazzy pour nous offrir une cuvée plus pop folk. La voix de Jennifer Charles est toujours aussi sensuelle et nonchalante, la guitare d'Oren Bloedow inspiré et habile. Le premier morceau, Bird in Your House, est ainsi une merveille se sensibilité acoustique et pose les bases du disque. L'atmosphère est feutrée, les thèmes abordés tournent autour de l'amour troublé et des sentiments ambivalents avec des lyrics évocateurs d'un petit monde qu'Elysian Fields maîtrise toujours à merveille. 

Avec Cost of Your Soul et Mess of Mistakes, le piano jazzy impose pour un temps l'évidence qui accompagne le groupe depuis ses débuts avec cette facilité à composer des ritournelles entêtantes, à l'image de la jolie Crossrail Drive. Le groupe s'essaie aussi aux sonorités électroniques le temps de l'enivrante Misunderstood tandis que Rosy Path impose de nouvelles textures musicales, avec un refrain puissant. La capacité du groupe à orchestrer des morceaux complexes et des mélodies recherchées, nourris par la mélancolie inhérente à Elysian Fields, demeure ainsi intacte. 

Le duo nous régale d'arrangements subtils et d'une identité musicale toujours aussi affirmée sur le morceau éponyme, Elysian Fields. On navigue en terrain connu, aussi bien par le jeu de guitare d'Oren que par les intonations  lascives de Jennifer. Une chanson qui résume en quelques minutes tout le charme du groupe depuis ses débuts, avec ses accords de guitare reconnaissables entre mille et l'apport bien senti des cordes. Par ailleurs la ballade Shadow of the Living Light offre une conclusion tout en délicatesse à un album franchement réussi. 

Elysian Fields nous séduit une fois de plus avec cet air de ne pas y toucher qui habite ce Ghosts Of No. Tout ce qu'on peut attendre du duo new-yorkais est là, pour notre plus grandc plaisir. 

A écouter : Bird In Your House, Elysian FIelds, MIsunderstood
16 / 20
1 commentaire (13.5/20).
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Last Night On Earth ( 2011 )

Seulement deux ans après The Afterlife, Elysian Fields fait son retour en 2011 avec Last Night On Earth. Ce nouvel opus perpétue l'ambiance tamisée chère au duo New Yorkais. L'ouverture, Sleepover, sonne comme une comptine macabre et nous plonge d'emblée dans l'atmosphère éthérée et toujours aussi moite d'Elysian Fields

La voix tendance Nick Cave d'Oren Bloedow ne dépareille pas sur l'électrisante Red Riding Hood, ou la rencontre du petit chaperon rouge avec le grand méchant loup. En somme, ça démarre fort. Avec Elysian Fields, l'essentiel se joue dans la séduction et ce nouveau disque ne déroge pas à la règle. On se plait ainsi à retrouver les ballades mid-tempo joliment troussées, marque de fabrique du groupe. 

Ceci étant dit, Last Night On Earth sonne nettement moins mélancolique qu'à l'accoutumée, et davantage joueur. De fait, Jennifer Charles renouvelle son répertoire sensuel avec une collection de pièces plutôt réussies. Comme toujours elle excelle entre minauderies et poses aguicheuses. De ce recueil émerge notamment Johnny, sorte de complainte amoureuse particulièrement entétante avec ses cordes élégantes et le timbre délicatement voilé de la chanteuse. L'album, sans être aventureux, ne déçoit pas, tant le groupe maîtrise son sujet, si bien qu'on ne résiste guère aux caresses lunaires que sont Chandeliers ou bien encore le morceau éponyme Last Night On Earth, lancinant et sublime. 

 En résumé, Last Night On Earth est bien un disque d'Elysian Fields. Une fois encore, le groupe n'expérimente guère, mais offre en contre-partie un album classieux qui ne dépareille pas dans une discographie de qualité.

A écouter : Sleepover, Johnny, Red Riding Hood
16 / 20
3 commentaires (16.33/20).
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The Afterlife ( 2009 )

Sorti en 2009, The Afterlife est le cinquième album de Elysian Fields. Hébergé chez Vicious Circle (Shannon Wright), le duo formé par Jennifer Charles et Oren Bloedow, appuyé notamment par Thomas Bartlett et Ed Pastorini persiste et signe dans la même veine jazzy qu'à l'accoutumée.

Dès les premières minutes de How we Die, on est dans le bain liquoreux et suave du duo New Yorkais. De sa voix nonchalante, Jennifer Charles nous guide à travers les méandres des notes de piano et des cuivres. Le terrain est familier, mais les fans ne s'en plaindront pas. On nage en plein rêve, celui d'un cabaret jazz pour mélomanes esseulés avec des titres de la veine de Where Can We Go but Nowhere ou Turns Me On.

Avec quelques effluves de harpe pour Drown those Days, Elysian Fields nous joue toujours la carte de la sensualité mélancolique. Plus que jamais, Jennifer Charles est mise en avant, à la fois lancinante et hantée, enjouée et sexy. Cela se ressent tout particulièrement sur Only For Tonight où la baby doll fait des ravages dans son registre de Betty Boop.

Sans faire dans l'esbrouffe, Elysian Fields avance à pas feutrés, laissant une impression de facilité derrière des morceaux comme Someone ou Climbing My Dark Hair, peut-être plus prévisibles que les autres. Langoureux, le cocktail n'a cependant aucun mal à faire son oeuvre, avec le violon en plus. Dépouillée et hypnotique, The Moment offre quelques instants de grâce, tandis que Night Melody of the Fall fait preuve d'un classicisme de bonne tenue. Elysian Fields nous gratifie pour finir d'un duo Jennifer Charles et Oren Bloedow sur Ashes In Winter Light.

The Afterlife ne surprend guère, mais passe l'épreuve du temps. C'est un de ces albums qui sans faire de bruit hante les soirées solitaires en leur donnant l'éclat sensuel d'une rêverie en galante compagnie.

Tracklist: 01. This is How we Die, 02. Where can we Go but Nowhere, 03. Drown those Days, 04. Turns me On, 05. Only for Tonight, 06. Someone, 07. Climbing my Dark Hair, 08. The Moment, 09. Night Melody of the Pull, 10. Ashes in Winter Light

A écouter : Affal sur le sofa
16.5 / 20
1 commentaire (17/20).
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Bum Raps & Love Taps ( 2005 )

Ce 4ème album des New Yorkais s'annonce sous des auspices plutôt assombris. D'abord parce que le couple formé par Oren Bloedow et Jennifer Charles s'est séparé peu avant l'enregistrement, ce qui bouleverse une alchimie musicale de 10 ans en amoureux et donne un nouveau souffle à leur création. Ensuite parce que ce disque qui reprend le titre de l'autobiographie inachevée de la grand-mère de Jennifer, Dee Dee, récemment décédée de la maladie d'Alzheimer, est imprégné de son aura jusque dans quelques mélodies et textes. Comme le précédent disque, Dreams That Breathe Your Name, cet album sort tout d'abord en Europe, là où le public reçoit chaleureusement le groupe depuis de nombreuses années.


Le single "Set The Grass On Fire" rappelle furieusement les oeuvres les plus rock et les plus vénéneuses du duo, dévoilant le premier visage faussement enjoué (devinez de quelle herbe parle la chanson) d'un disque habité, sans doute le plus maladif et le plus désoeuvré du groupe, comme en témoigne sa pochette enfumée, usée comme cet homme prêt à boire. On y retrouve tout ce qui fait la force du groupe, les rythmes jazzy et bluesy, la voix à la fois sensuelle et blasée de Jennifer et les arrangements piano bar de Oren, riches des riffs d'une guitare exploratrice et soulignés de quelques nappes de cordes enchanteresses. Cette alchimie qui leur est propre, on la retrouve sur le très beau et traditionnel "Lions In The Storm"  nourri des images qui émergent sans cesse de l'imagination de la chanteuse. La production est léchée mettant en valeur la musique toujours aérienne et filante, peut-être plus complexe que précédemment, mais sans réelle prétention. Elle est comme traversée de zébrures et de motifs électrisés, contrastés et régulièrement troublés. Loin d'obéir à une formule élimée, Elysian Fields semble s'échiner à injecter un ton de décrochage à ce nouvel opus, comme cette chute de notes de piano sur le languissant "Sharpening Skills". La surprise du chef, c'est "Duel With Cudgels" (titre tiré d'une toile de Goya), long morceau en deux temps, presque classique dans sa construction, avec une lancinante partie instrumentale de 4 minutes où guitare et piano se répondent dans une atmosphère noctambule , avant que tout bascule en un rock contenu dont le duo a le secret, jouant une pièce malade comme une muse. La voix de Jennifer fait encore merveille sur "Lame Lady Of The Highways" dont le grondement sourd sert d'écrin à ses envolées amères puis vaporeuses, surgies d'un au-delà fantômatique, mais aussi sur cette petite douceur qu'est "When", chanson d'amour suave et onirique, piano, guitare légère et voix, entre soupirs et damnation. Nouvelle surprise avec le son tordu et strident de "Out To Sea", en contraste avec la voix éthérée de notre sirène, de nouveau brumeuse sur le morceau titre, l'intimiste et délicieux  "Burn Raps & Love Taps". Enfin le disque s'achève avec la minimaliste "We Are In Love", dialogue funèbre et cathartique entre la voix de Jennifer et la guitare d'Oren.


Pas de grande révolution musicale dans le paysage du duo, mais une remarquable maîtrise et une atmosphère plus tourmentée qu'à l'accoutumée qui font de ce disque assez succinct (9 pistes seulement) et moins accessible que le précédent,  une nouvelle réussite, comme une rose dont chaque pétale demande qu'on s'y attarde, tandis que ses épines pourraient être ces textes cette fois enveloppés des brumes de la vie.  Elysian Fields vous enchantera, mélomanes exigeants, soyez en assurés.

Quatre titres de l'album (dont Bum Raps & Love Taps et Duels With The Cudgels) en écoute sur le site du label Naive. Et trois autres (dont Sharpening Skills et Lions In The Storm) sur le site des Inrockuptibles .

A écouter : Duel With Cudgels, When, Bum Raps & Loves Taps, Sharpening Skills, We're In Love
16.5 / 20
0 commentaire
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Dreams That Breath Your Name ( 2003 )

  Ce troisième album présente la particularité d’être sorti en Europe avant les Etats-Unis. Il faut dire que le groupe peut compter sur un public fidèle de ce côté-ci de Atlantique, en particulier en France. Cette fois-ci, on retrouve une pointure à la production en la personne de Robbie Adams (U2, Smashing Pumpkins). Le son devient  clinquant, travaillé et encore plus riche au service de compositions inégales, mais dont certaines sont parmi les meilleures du duo.

  L’atmosphère du disque est toujours aussi désabusée, quoique plus légère que sur les précédents efforts du groupe. On retrouve notamment "Timing Is Everything", au tempo rapide et aux paroles toujours aussi portées sur le sexe, dont un fameux "Wrap your legs around the radio/ Get ready for my solo". Cette tournure voluptueuse culmine avec "Scratch" (uniquement disponible sur la version européenne du disque, petits veinards) en forme d’hymne à l’orgasme totalement assumé, blindé de guitares. Autre titre marquant, "Passing On The Stairs", où, sur un air arrangé façon Nick Cave, les voix d’Oren et de Jennifer se croisent sans jamais se rencontrer comme cet homme et cet femme rêvant l’un de l’autre et dont les trajectoires se fuient ( "And down she goes into the night/ Down my stairs and out of sight" ). On retrouve une nouvelle fois une légère touche orientale sur "Drunk On Dark Sublime". Jennifer Charles fait également  merveille sur une collection de ballades narcotiques et romantiques : "Stop The Sun", "Baby Get Lost"et "Shooting Stars". Mais ce n’est rien comparé à la beauté éthérée, quasi mystique, des deux derniers titres de l’album. "Never Mind That Now" est un morceau lancinant sur lequel Jennifer pose une voix lasse en une complainte qui prend au cœur. Quant à "Narcosmicoma", il s’agit d’une chanson hypnotique comme parvenue d’une contrée immatérielle d’où nous appelle notre sirène ( "The radio was calling you/ To taste the seed of light/ Between the rain/ You freed your brain" ).

  A l’écoute de ce disque, certains diront qu’Elysian Fields ne se renouvelle pas beaucoup. Mais il serait idiot de passer à côté de tels bijoux qui rappellent la pertinence de lutter contre ce que le groupe surnomme le SHITE (Syndicate for Horrors and Inescapable Totalirian Ennui).

3 titres de Dreams That Breathe Your Name (et non des moindres) en écoute sur leur page myspace.

A écouter : Scratch, Never Mind That Now, Narcosmicoma

Queen Of The Meadow ( 2001 )

C’est avec plaisir et un peu d’appréhension qu’on découvre le deuxième album d’Elysian Fields. Plaisir de retrouver le timbre blasé et chaud de Jennifer Charles (invitée du "Mustango" de Jean-Louis Murat entre-temps), crainte d’être déçu par un disque qui a mis du temps à venir. Il faut dire qu’en 1998, le groupe a déjà enregistré un deuxième album sous la houlette de Steve Albini (PJ Harvey, Shannon Wright) qui dort dans les placards du label Radioactive Records.

  Heureusement, le violon yiddish qui ouvre "Black Acres" surprend agréablement et permet d’entrer dans un recueil de ballades brûlantes et mélancoliques, entrecoupées de quelques chansons plus pop telles que "Bend Your Mind" ou "Hearts Are Open Graves" (dans un monde parfait, deux singles au succès planétaire). Elysian Fields retrouve également une influence ancienne, en arrangeant le très beau poème d’Edgar Allan Poe "Dream Within A Dream" qui trouve là un écrin liquoreux, fait d’un piano et d’une guitare discrète, souligné de quelques cordes. L’atmosphère est plus lounge, même si l’ambiance reste lascive, mais les textes se font définitivement ambigus, sombres et désespérément romantiques, ce qui n’est pas pour déplaire. Le jeu d’Oren Bloedow gagne en précision minimaliste, guitare tantôt mourante comme sur Fright Night, parfaite BO pour un film d’épouvante, tantôt pêchue comme sur "Bend Your Mind". Mais surtout, il se décide à chanter le temps du morceau titre. "Queen Of The Meadow" est une petite merveille de rythme, d’arrangements de guitares en nappes délicates, sur laquelle se pose la voix d’Oren, qui rappelle un peu Leonard Cohen, dont on se doute qu’il donne là l’aubade à Jennifer ( "With her widow heart’s she sings her songs/ To the stars she carries on" ). Et puis l’album s’achève sur une autre perle, "Cities Will Fall", nouvelle déclaration d’amour dont je ne peux m’empêcher de reprendre ici le refrain : "You said cities will fall/ Cities will fall/ Have no regrets in spite of it all/ As the walls tumble down/ I’ll be wrapped around you".

  De fait, ce disque hanté, à l’image de sa pochette, est une superbe réussite et la confirmation d’un talent certain de la part de nos deux New Yorkais.

A écouter : Black Acres, Queen Of The Meadow, Cities Will Fall

Bleed Your Cedar ( 1996 )

  La première chose qui séduit lorsqu’on insère un disque d’Elysian Fields dans sa platine, c’est la voix délicieusement sensuelle et aguicheuse de Jennifer Charles. Croisement de Betty Boop et d’une chanteuse de cabaret sortie tout droit d’un New York bohème et sexuel, amoureuse des chansons de Billie Holliday et d’Ella Fitzgerald, elle évoque tour à tour PJ Harvey ou Hope Sandoval, la chanteuse des californiens de Mazzy Star auxquels on aura tôt fait de comparer Elysian Fields.

  Et c’est bien dommage, parce que tout au long de onze pistes sans fausse note ou si peu, le combo égrène une musique qui emprunte son atmosphère moite au jazz, ses rythmiques au rock et dont le charme ne doit rien à personne. La première piste "Lady In The Lake" immerge l’auditeur dans un rêve prenant et fugitif, mais déjà arrive "Jack In The Box" concentré de cauchemar inspiré d’un fait divers horrible (un homme retenant une femme prisonnière d’une sorte de tombe sous son lit pendant 7 ans). Il y a aussi la cithare de "Off Or Out", la mélancolie capiteuse et intemporelle de "Fountains On Fire", ou le parfum voluptueux "d’Anything You Like" ( "You can taste the spine that’s you and me" ).  On retrouve également "Star", sorte de ballade dans l’espace toujours aussi évocatrice, "Gracie Lyons" teintée de blues ensorcelant et la délicieuse "Mermaid" qu’on jurerait chantée pour le seul Oren ( "Remember how you found me/ Under a low bent half moon / I must have been singing for you" ).. Et déjà on s'amuse de découvrir les nombreuses allusions sexuelles qui émaillent les textes du groupe dont un très joli "Sugarplum Arches" ainsi que les paroles qui donnent son titre à cet album "I wanna bleed your cedar/ Until it gives me fever and I'm high" sur "Rolling". Dans cette océan de sensualité, les arrangements d'Oren passent un peu au second plan, mais on retiendra plus particulièrement la rythmique menaçante de "Jack In The Box" aussi bien que l'orchestration minimaliste, piano et contrebasse, de "Fountains On Fire" déchirée par l'électricité d'une guitare arrivant à point nommé.

  Entre spleen sublime et célébration de l’amour physique, sous les guitares dociles, un frisson est en train de naître, celui que peut procurer un piano-bar chic pour mélomanes désoeuvrés.

A écouter : Jack In The Box, Fountains On Fire, Mermaid